Journal de Bord

La description détaillé au jour le jour du voyage de 5 ans du voilier Yallah! Un voilier GibSea 34 au départ du Lac Champlain, les préparatifs, la descente du Hudson et le voyage vers la Floride par l'Intracoastal. La traversée vers les Bahamas et la descente jusqu'au Venezuela et le retour à St Paul de l'Île aux Noix.
Des anecdotes, des guides nautiques, des cartes, des trucs...quoi faire ou ne pas faire, les mouillages...des bons et moins bons endroits!

jeudi 28 décembre 2000

Nassau/Norman's Cay, Bahamas

Changement de température!  Une mini fenêtre météo s’annonce et nous décidons d’aller voir ailleurs si il y fait plus chaud.  Nous traversons le Yellow bank vers les Exumas avec l’intention d’aller coucher à Allans Cay.  Ce sera pour nous une nouvelle expérience, car il faut maintenant naviguer à vue et surveiller les têtes de corail et les bancs de sable.  Disons que comme première expérience ce n’est pas si évident que ça.  A chaque fois que nous voyons une tache sombre dans l’eau on a un pincement au cœur…¨Est-ce une tête de corail? 
Comme je n’ai pas envie de tester si mes appréhensions sont exactes on passe le banc sans vérifier de trop près.   En se fiant à la carte électronique nous savons que nous avons passé la zone dangereuse et qu’il ne reste qu’une tête isolée l’autre côté du banc.  Nous traversons donc le banc mais le vent se met déjà à tourner et à forcer, le projet d’ancrage à Allans Cay est abandonné nous filerons plutôt vers Norman’s Cay qui est mieux protégé.  Au moment ou nous approchons de la fin du banc, je décide d’aller jeter un coup d’œil sur la fameuse tête de corail isolée que ma carte électronique indique la proximité immédiate.  A peine arrivé sur la pointe du bateau, je crie à France de tourner à 90o, maintenant je sais ce qu’une tête de corail à l’air!  
Sol dans le mouillage de Norman's Cay
 Nous passerons plusieurs jours à Norman’s à ce faire ballotter par les courants contraires aux vents dominants et à attendre la fin des fronts qui se succèdent sans arrêt.  OK, OK!  Je sais!  Qu'il fait plus froid au Québec, mais nous on est en shorts, en face d’une superbe plage avec un polar sur le dos et des bas de laine!
Nous sommes ancrés avec une vingtaine de bateaux à côté d’une épave d’un avion criblé de trous de balles qui aurait manqué la piste d’atterrissage dans les années où l’endroit servait de base de transition au cartel de Medellin.  D’ailleurs l’île est jonché de carcasses de voitures, de camions et même d’un autre avion.  Plusieurs petits buildings détruits servaient de laboratoire de transformation, un ancien resto-bar et quelques maisonnettes abandonnées domine la baie, il ne reste que le quai et la piste d’atterrissage qui sert maintenant pour quelques bungalows à louer dans le nord de l’île.  Ce soir nous fêterons la (vraie) fin du millénaire en compagnie de Sol, Roupillon et Weekend tous de Québec, une soirée très agréable.  Espérons que la nouvelle année nous amènera du temps plus chaud.
28 au 31 Décembre 2000

mercredi 20 décembre 2000

Chubb Key/Nassau/Atlantis/Junkanoo, Bahamas

Une accalmie est annoncé pour la journée et dès 7 heures du matin, nous sommes 27 voiliers à quitter Chubb en direction de Nassau.  Superbe journée de voile, le vent est dans la bonne direction et nous arrivons dans le port à 13 heures.  Nous prendrons 2 heures pour nous amarrer (si on peut dire) au dock commercial parmi les paquebots et dédouaner.  Contrairement à ceux qui ont dédouané à Chubb nous avons un permis de 6 mois, ceux de Chubb n’ont que 3 mois ce qui les forcera à recommencer les procédures.  Il aurait fallu que nous allions juste un peu plus loin, dans une des marinas, et nous aurions pu faire nos douanes beaucoup plus facilement.  On aurait pu éviter la paperasse des paquebots et se contenter d'une paperasse plus à notre niveau...si ça existe!  Parce qu'il doit y avoir beaucoup de fonctionnaires à Nassau, il nous faut remplir 6 documents dont un pour signaler si nous avons eu des rats, souris ou autres qui seraient morts lors de la traversée et combien de passagers on auraient ¨perdus¨ en route, c’est ça la marine à voile aux Bahamas du 21e siècle!
Le mouillage de Nassau, au fond le port des bateaux de croisières.
Finalement après tout les salamalecs d'usage, nous sommes ancrés en plein centre de Nassau et nous voyons d’un côté les docks plein de container et en face le Club Med et dominant tout le panorama, Atlantis qu’il faut absolument visiter paraît il.
20 décembre 2000

Depuis que nous sommes ancrés, nous avons 2 ¨cold fronts¨ qui nous amènent des pluies violentes et des vents jusqu'à 35kn (aujourd’hui 40kn).  Régulièrement des voiliers se déplacent parce qu’ils chassent.  Pendant les courtes accalmies nous en profitons pour aller à terre.  La ville est un peu décevante, les trottoirs sont défoncés, les égouts fluviaux semblent tous bouchés, des détritus jonchent le sol partout (la pluie amène le tout dans la mer…)  Beaucoup de maisons sont dans un état délabrés, la seule chose qui semble être entretenue c’est la rue de boutiques au pied des paquebots (ils sont habituellement 6 à décharger leurs 2000 touristes) et évidemment Paradise Island et Atlantis.  Un peu le même phénomène qu’a Atlantic City et ses casinos, en dehors du périmètre des casinos la ville se met à dépérir.  On est loin de Nassau du "British Empire".
Vue sur le mouillage de Nassau en direction d'Atlantis, qui "écrase" tout le paysage.
Dans la nuit du 24 décembre, presque tout les équipages des voiliers québécois se réunissent dans une salle de la ¨BASRA*¨ pour fêter la Noël.  Les Albatros, Liberi, Va Sano, Avanti, Vent d’Ange, Adante, Scape II, Euphorie, Baladin II, Loiret, Quiero et j’en oublie se retrouvent dans le local pour s’amuser ferme jusqu'à 3 heures du matin.  La traversée en dinghy pour aller et revenir à la salle à été des plus sportives (mouillées) mais nous avons eu beaucoup de plaisir, même si ce n'est pas comme à la maison...
·      ·        N.B. : A la BASRA* vous pouvez faire remplir vos bouteilles de propane, achetez des cartes de téléphones plus économiques que Canada Direct (les profits servent a financer la BASRA (ils en ont besoin!)  Plusieurs magasins d’équipements marins sont à proximités ainsi qu’une grosse épicerie à l’américaine avec du stock (cher) américains.  Il est plus économique d’aller vers le centre de la ville dans une épicerie bahamienne qui offre du stock local et du Commonwealth à bien meilleur prix.  Demain la Junkanoo!
* BASRA,  Bahamian Air Sea Rescue Association
21 au 25 décembre 2000
La température est toujours stable, le vent souffle toujours du NW, souvent à 30kn, donc il fait frais, c’est nuageux et régulièrement un nuage laisse tomber un déluge.  Nous aurions voulu aller voir la ¨Junkanoo¨ qui est la plus grande fête des Bahamas et qui a lieu dans la nuit du 25 au 26 de 8 heures du soir à 11 heures du matin.  D’après certains la ¨Junkanoo¨, sans avoir l’ampleur du carnaval de Rio, en à l’intensité et la qualité des costumes.  Mais dame nature avec des vents de 30kn nous obligent à rester à bord de nos bateaux pour 2 raisons; surveillés nos mouillages (plusieurs bateaux chasseront dans la nuit) et surtout de traverser le mouillage en pleine nuit en dinghy avec les vagues n’est pas de tout repos.
Le matin du 26, le vent étant un peu plus calme nous allons voir la fin de la ¨Junkanoo¨.  Nous arrivons juste à temps pour voir les 2 ou 3 derniers groupes (épuisés) rejoindre les camions qui emporteront les costumes.
Les costumes sont superbes!
 Certains des costumes ont au moins 10/12 pieds de haut avec une circonférence de 4/6 pieds.  Malgré le poids du costume les porteurs trouvent le moyen de sourire et d’encore battre la mesure, d’ailleurs après seulement 5 minutes nous nous surprenons à commencer à suivre le rythme.
Avec la musique, il y'a de l'ambiance!
Encore des costumes et de la musique!
Encore debout!
 Je serais curieux de voir l’ambiance qu’il devait y avoir au milieu de la nuit avec les spectateurs et les participants au meilleur de leur forme.  Dommage, mais l’année prochaine nous irons dans une autre île plus au sud et surtout plus chaude pour voir une autre version de la ¨Junkanoo¨.
Nous en profitons aussi pour aller voir le fameux complexe hôtelier ¨Atlantis¨.  Nous avions vu un reportage sur TV5 à Thalassa au sujet de ce développement immobilier.
Atlantis, avec sa "salle de jeux" privé
 J’avoue que je suis toujours très sceptique quant les Américains se mettent à faire des copies de la tour Eiffel, Buckingham Palace ou un temple romain avec des hauts parleurs dans les statues grecques…Mais la, ils m’ont eu!  Peut-être que justement ils n’ont pas cherché à copier mais ils ont plutôt créés un site imaginaire avec comme thème central l’Atlantide, donc aucune comparaison possible.  Évidemment que ça ne reste toujours qu’un hôtel et un casino mais l’ampleur des bâtiments, le site, la recherche du détail font qu’on embarque et on se laisse prendre au jeu.  Le hall d’entrée est MONUMENTAL et les escaliers vous amènent vers une immense salle à dîner entourée d’un aquarium géant.
La marina d'Atlantis avec les décorations "authentiques"
Vous vous promenez donc en côtoyant les bancs de wahoos, mérous et quoi d’autres!  Les langoustes se promènent à la queue leu leu et lèvent leurs antennes pour empêcher les raies de s’approcher  de trop près, le tout sous la surveillance d’une immense raie Manta qui plane au dessus.
France pose devant le petit aquarium.
Le coût?  Une marche à travers la salle des ¨slots machines¨, donc joueurs compulsifs s’abstenir!  L’arrière du bâtiment n’est que chutes d’eau avec un lagon ou plutôt une immense barboteuse pour adulte.
N.B. : Internet pas cher sur Bay street au dessus de Tikal, 0,10¢ la minute et eau gratuite à une fontaine publique à côté de la BASRA.
26 au 27 Décembre 2000

lundi 18 décembre 2000

South Miami/Bimini/Chubb Key, Berrys, Bahamas

Il fait superbe aujourd’hui et le vent qui soufflait depuis plusieurs jours vient subitement de tourner et de se calmer.  La radio VHF est remplie de message de bateaux s’informant de la météo la plus récente et surtout des pronostics des gourous de la traversée.  On décide de remplir les réservoirs de fuel et d’eau juste au cas ou, et je prépare dans l’ordinateur la route électronique avec trois points de chute au Bahamas.  On a pas l’intention de passer les fêtes tout seul à Miami!  A 14 heures la météo est positive, nous avons une fenêtre de 18 @ 24 heures.  Branle bas de combat tout les bateaux se préparent.  Le temps de monter les dinghies sur le pont, attacher tout ce qui bouge et les voiliers se mettent en marche.  Certains hésitent encore, ils vont le regretter!
A 15 heures une dizaine de bateaux sont déjà partis, nous, nous partons à 16 heures avec un dernier arrêt pour permettre à Sol et Weekend de faire le plein.  Nous passons l’inlet qui nous avais donné tant de fil à retordre dans une mer d’huile.  On est enfin en route pour notre plus longue traversée du voyage.
Nous mettons le cap au 120o, mais en réalité le courant du Gulf Stream nous fait faire route au 087o ce qui nous permettras de longer Bimini 48 miles plus loin et accéder au ¨Bahamas Grand Banks¨.  Nous filons bon train sous voile et moteur et croisons Bimini à 2 heures du matin.  Effectivement le Gulf Stream à été très calme mais les longues vagues nous ont permis d’imaginer ce qu’un vent contraire pourrait produire comme résultat.  Une fois sur le banc le vent tourne comme prévu au SudEst et nous ¨déboullons¨ vers Chubb Key dans 15 pieds d’eau.  Au loin il y a une ligne très sombre de nuage avec des éclairs, espérons que ça reste loin!
Nous assistons à un très beau levé de soleil et enfin nous voyons la transparence extraordinaire de l’eau et surtout sa couleur turquoise.  A une quinzaine de miles de Chubb Key nous ralentissons et fouillons l’horizon pour trouver les 2 bouées signalant des hauts fonds et un banc de corail.  
L'eau turquoise et la "végétation" luxuriante des Bahamas
Les guides nautiques mentionnent que les 2 bouées sont probablement manquantes, mais surprises, elles sont au rendez-vous (gracieuseté de la Garde Côtière américaine) et nous entamons notre approche de Chubb.  Mais un très gros nuage noir flotte au dessus de l’île, je décide de descendre les voiles en vitesse, à peine fini un déluge et un vent violent nous tombent dessus et nous perdons de vue l’entrée du mouillage.  Une demi heure après, une brève accalmie nous permet d’entrer dans la passe et de jeter l’ancre dans 10 pieds d’eau avec aucune protection de l’ouest.  Subitement le vent tourne à l’ouest, la fenêtre vient de se fermer!  Nous allons passer une nuit d’enfer avec des vents de 30kn et les bateaux avoisinants qui chassent un après l’autre.  Seul Albatros que nous avons rattrapé et notre compagnon de route Weekend passent la nuit sans chasser.  Yallah! tient bon, malgré que le câble (snubber) servant à amortir la chaîne se sectionne d’un coup sec.  A deux heures du matin, je vais installer temporairement un câble pour amortir les chocs sur le guindeau.  Tout un sport, le bateau tape tellement qu’assis sur la pointe du bateau l’eau vient jusque sur le pont…et nous sommes ancrer!  Ceux qui ont retardés de quelques heures leurs départs doivent prendre toute une raclée sur le banc.
Lendemain matin, beau soleil.  Je mets le dinghy à l’eau pour aller dédouaner dans la marina.  La ¨gentille¨ douanière me dit de faire comme les autres et de prendre un quai (25US$) si je veux être dédouané….beau racket.  Trois autres bateaux américains refusent aussi de jouer le jeu et en discutant avec eux, je décide que nous continuerons tout simplement notre route vers Nassau et dédouaner là.  Le seul inconvénient, c’est qu’évidemment on a pas le droit de débarquer sur l’île, mais de toute façon à part la plage il n’y a rien d’autres.
18 au 19 Décembre 2000  

mardi 12 décembre 2000

Ft Lauderdale/Miami Beach, Belle Isle, FLA

Le 12 Décembre, nous arrivons par la mer après une courte traversée d’une quinzaine de milles qui nous aura fait éviter l’ouverture de 7 ponts.  La mer est calme avec un léger vent, mais l’entrée de l’inlet nous réserve une surprise nous suivons un 45 pieds qui littéralement disparaît dans les énormes vagues et les rouleaux de mer qui se dirigent vers l’entrée du port.  Nous allons passer un mauvais quart d’heure!  France tient la barre comme un vieux loup de mer et tient le bateau dans l’axe du chenal malgré les tendances de Yallah! à vouloir partir au surf.  Après une demi heure de brassage on entre dans les eaux calmes du port ou nous croisons par hasard ¨L’Albatros¨ qui vient s’ancrer juste à l’entrée de l’inlet pour pouvoir prendre la mer dans la nuit.  Il y a une mini fenêtre météo et nous sommes d’accord pour profiter de l’occasion pour traverser ensemble, mais nous n’avons pas pu ravitailler à Ft Lauderdale et nous allons nous ancrer dans 10 pieds d’eau devant le dock de la police à Miami Beach à côté de Belle Isle. (A l’ouest des bouées rouges)  Un immense Publix et un liquor store sont à distance de marche.  Nous faisons nos achats en quatrième vitesse et rembarquons pour aller rejoindre l’Albatros pour le grand départ.  A peine 2 minutes plus tard les alarmes moteur se mettent en marche.  Le moteur chauffe, le liquide refroidisseur (l’équivalent de l’antigel!) est disparu dans la cale.  Nous resterons donc à Miami Beach!
Miami vu de notre mouillage de Miami Beach
Le lendemain matin, je trouve le coupable, le tuyau est sectionné à l’endroit ou il est appuyé sur un pied du moteur.  La réparation est simple, mais nous avons été chanceux parce qu’il n’aurait pas fallu que ça se produise quelques heures plus tard dans le Gulf Stream ou pire dans l’inlet de Miami lors de notre arrivée.  Nous sommes entrés lors de la marée descendante et cela à été tout un rodéo pour entrer dans le port.
Nous avons donc perdu notre fenêtre météo et restons à l’ancre.  On a vu pire…il fait 80o, la ville de Miami Beach (ne pas confondre avec Miami) est très vivante et accueillante.  Les restos, boutiques sont très colorés, très latino.  Nous sommes entourés de bateaux connus qui attendent aussi la prochaine fenêtre, il y a beaucoup de social à faire.
N.B. :  La fameuse fenêtre météo,  pour les terriens (et peut être certains marins) je vais essayer d’expliquer son importance.  En prenant l’exemple d’une journée typique de météo que j’ai noté voici ce que ça donne, au même moment:
            Dans la baie de Miami, vent nord, 5 à 10 miles à l’heure.  Aucune vague
            Sur la côte de Miami, vent nord/ouest 10 à 15 nœuds.  Vagues 2 à 4 pieds
            Le Gulf Stream, vent nord/ouest 15 à 20 nœuds.  Vagues 12 à 14 pieds…non merci!
En plus, il faut savoir que le courant du Gulf Stream nous éloigne de notre destination et qu’une traversée par beau temps qui se ferait en 10 heures en prendra plutôt 15 heures, alors avec un vent Nord cela devient impossible.  D’ailleurs les américains disent, ¨Any wind from the N, NW, NE means No Go.  En plus, par beau temps les locaux disent d’aller voir en bord de mer et de regarder l’horizon et si nous voyons des ¨Eléphants¨ on ne part toujours pas!
12 au 18 Décembre 2000

samedi 9 décembre 2000

Lake Worth/Peanut Island/ Ft Lauderdale, FLA.

Nous avons recus notre PocketMail** et nos autres commandes*, donc nous n’avons plus rien à faire dans cette ville très peu accueillante mais pratique.  Nous décidons donc de nous déplacer vers Peanut Island pour que nous soyons tout près de la sortie pour la mer où nous pourrons ainsi rallier Ft Lauderdale et éviter les 21 (vingt et un) ponts ouvrants et leurs règlements fantaisistes et souvent contradictoires.
A peine passé devant l’inlet nous avons enfin de l’eau turquoise et transparente.  Nous nous ancrons dans 10 pieds d’eau et nous voyons la chaîne.  Un miracle, après 3 mois!  Dans la soirée, nous sommes invités à bord d’un bateau américain pour l’happy hour.  Nous nous retrouvons 6 équipages à bord et passons une belle soirée à parler de la fameuse ¨fenêtre météo¨ que tout le monde attend depuis des semaines.  Très intéressant de discuter avec des gens qui ont fait le voyage à plusieurs reprises et qui ont un point de vue différent et très comique des ¨affaires¨ du monde (incluant leurs systèmes électorals).
On apprend aussi que nous aurions pu écourter notre arrêt à Lake Worth et plutôt venir ici s’ancrer, l’eau est plus belle, pas de police, plusieurs services à distance de marche du ¨dinghy dock¨.
                        N.B. : *Pour recevoir un paquet dans un endroit sans bureau de poste, il est possible de faire livrer dans un ¨MailBox¨ ou un ¨PostNet¨ moyennant 2$ de frais par paquet.  Nous avons été obligé de nous servir de ce système parce que certaines compagnies refusent d’envoyer des pièces directement à une adresse West Marine ou Boat US.  Ils semblent que les paquets disparaissent…
09 Décembre 2000
Le 10 décembre, nous quittons notre ancrage et filons sous voile vers Ft Lauderdale, la journée est superbe mais notre arrêt prolongé nous a fait perdre nos ¨sea legs¨ et Caramel est malade comme un ¨chien¨ et moi ce n’est pas "jojo".  Seul France fonctionne à 100% et barre toute la journée.  Nous arrivons en vue de Ft Lauderdale mais un gros nuage noir surplombe la ville et nous finissons notre traversée dans une pluie diluvienne et avons de la difficulté à repérer les amers menant dans le port.  On est fatigué et nous n’avons pas remarqué que le câble antivol en acier du dinghy est tombé à l’eau.  A l’approche du pont, le moteur du bateau s’étouffe, le câble vient de s’enrouler autour de l’hélice.  Nous jetons l’ancre dans le chenal, mais elle tient pas bien, le courant est violent et le fond est propre, propre.  J’entends l’ancre traîner sur le roc et accrocher par à coup.  Nous appelons TowBoatUS, qui vient nous tirer de ce pétrin.  Une demi heure (une éternité) plus tard nous somme à quai au "Fuel dock" et nous attendons un plongeur qui viendra retirer le fameux câble.  Nous sommes trempés jusqu’aux os et exténués, nous restons au dock moyennant $$ pour la nuit.
Le canal amenant de Lake Silva jusqu'a l'épicerie et West Marine
Le lendemain matin, après une nuit à se faire ¨brasser¨ nous allons vers Lake Silva nous ancrer et nous reposer.  Nous allons en dinghy dans les canaux bordés de maisons les unes plus grosses que les autres, et souvent cachés par un ¨cruiser¨ plus imposant que la maison. 
Un canal typique de Ft Lauderdale
Mais nous en avons tellement vu que nous ne sommes plus impressionnés mais plutôt tannés.  La ville qui se targue d’être la capitale mondiale du nautisme n’offre même pas de dinghy dock pour que nous puissions débarqué.  De retour au bateau, un policier viendra aboyer que ¨This is a 24 hour anchor zone, tomorrow you must be gone from here¨.  Charmant!  On est loin de l’accueil d’Annapolis.  Ici, vous êtes ¨bienvenue¨ si vous dépensez de l’argent dans une marina, sinon ils ne veulent pas vous voir.  Vous pensez peut-être que j’exagère, mais j’ai rencontré un américain sur son bateau à l’ancre, en train de poser un panneau solaire parce qu’il n’a pas le droit de le faire à sa marina à quelques minutes de distance.
9 au 11 Décembre 2000 

mercredi 29 novembre 2000

Stuart/North Lake Worth, FLA (1012,2m)

Nous partons de nouveau en fonction des marées et surtout du courant pour pouvoir passer le fameux ¨crossroads¨.  On ne devrait pas avoir de problème on est passé seulement hier.  Effectivement, après avoir passé haut la main nos fameux hauts fonds d’hier et fait un grand S vers notre bouée rouge indiquant l’entrée de l’intracoastal, nous tournons à 90o vers le sud.  Avec le 1 pied 2 pouces de marée on passe dans 9 à 11 pieds d’eau.  Immédiatement après la R2, il y a une pancarte ¨Danger hauts fonds¨, je dit à mon barreur favori, France barre plus vers bâbord…France, plus a BÂBORD…FRANCE!  BÂBORD!!! Et donne du moteur au fond!  C’est incroyable le bateau avançait en diagonale mais toujours vers la fameuse pancarte ¨Danger¨.  Une fois le moteur à plein régime le bateau c’est redressé et nous avons enfin entré dans les eaux plus calme de l’intracoastal.  La table des marées indiquait un courant de 2,1kn, mais un Britannique rencontré à Stuart nous avait mentionné que l’inlet de St Lucie pouvait avoir des courants supérieurs pendant 1 à 2 heures passés celles indiqués sur la table.  Je crois que je viens de découvrir la signification de ¨Local knowledge required¨ que je vois souvent mentionné sur les cartes et les guides.  Le même "Brit" incidemment garde son voilier en permanence au Bahamas parce qu’il en avait marre des règlements bizarres de la Floride!
Nous faisons le reste du trajet sans histoires, à part la ¨gentillesse¨ des bateaux moteurs et des préposés aux ponts, le voyage serait parfait.  Une autre petite anecdote…on s’identifie toujours à la radio à l’approche d’un pont; voilier, son nom en direction du sud ou du nord.  Nous arrivons à un pont, après 5 minutes d’attente j’entends une ¨charmante¨ voix me dire que si j’étais le voilier du côté Est et que je voulais vraiment aller en direction Ouest et non Sud de le confirmer et elle m’ouvrirait le pont.   AAARGHHH!!    J’avais oublié que la rivière tournait sur 2000 pieds et que je n’étais plus en direction Sud mais bien Ouest.
Le mouillage de North Lake Worth
Nous nous ancrons dans un lac intérieur avec une cinquantaine de voiliers, au moins la moitié provient du Canada.  On y retrouve même Sol de Québec et Baladin II. que nous avions perdu de vue depuis Annapolis.  Ici la plupart des voiliers attendent une fenêtre météo pour traverser vers les Bahamas.  Dans notre cas nous y resterons quelques jours pour attendre des pièces de St Paul et de Californie.  Nous en profitons aussi pour commander un ¨Pocketmail**¨ un petit gadget qui nous permettra de correspondre sans passer par les bibliothèques qui ce font de plus en plus en rares ou lointaine. 
**(Aujourd'hui, le Pocketmail est dépassé, parce que les téléphones publiques ont presque tous disparus et aussi grâce au WIFI!)
D’ailleurs ici rien n’est simple, nous sommes peut-être dans le pays le plus puissant du monde et le plus ¨up to date¨ mais nous sommes en FLORIDE!  Le monde entier connaît le système électoral très particulier de la Floride mais personne ne connaît les joies d’être piétons ici.  Avant de vous donner quelques exemples de l’efficacité Floridienne sachez que la seule chose qui peut amener quelqu’un ici c’est tout simplement la chaleur, pour le reste allez n’importe ou ailleurs, c’est mieux.  Parce qu’ici tout les malcommodes de New York, Boston, Montréal (?), se sont donnés rendez vous ici.  L’état qui à les lois les plus bizarres, le syndrome du ¨Pas dans ma cours¨ le plus développé se retrouve ici.  Alors allons-y pour quelques anecdotes…
La première chose qui surprend, c’est que pour la première fois nous arrivons dans un ancrage ou il y a beaucoup de bateaux mais aucun ¨dinghy dock¨ pour nous accueillir.  Nous trouvons une petite plage (minuscule) ou les dinghies s’attachent a qui mieux mieux après une clôture ou un tuyau d’égout.  Ce qui est un peu étrange ou alarmant c’est qu’il y a une pancarte indiquant que si nous nous faisons harceler par le shérif pour ancrage illégal ou pour des frais d’ancrage d’appeler un numéro de téléphone et un avocat se chargera de défendre nos droits…
Un avantage de l’endroit est que ¨Publix¨ nous offre ses poubelles gratuitement, et c’est a distance de marche.  Nous y trouvons aussi un West Marine et un Kinkoss (internet).  Dans notre cas un ¨Post Net¨ nous permettra d’avoir une adresse de réception où nous pourrons recevoir nos commandes.  Mais après, c’est FINI!  Ici si vous n’avez pas de voiture vous êtes moins que rien et l’autobus ajouté a la gentillesse Floridienne est tout simplement un désastre.  Nous décidons d’aller chez Costco et Office Max pour acheter notre fameux bidule ¨PocketMail**¨  Nous sommes à l’arrêt d’autobus à 10 :00 et une heure après un autobus arrive enfin et nous informe que nous aurions dû attendre l’autre côté de la rue…pas de problème, on est pas pressé.
Une heure après l’autobus arrive et la très (enfin) gentille chauffeur de nous dire que c’était l’autre côté de la rue…Disons qu’il n’en était pas question!  Nous avons donc fait le parcours complet et la toujours très gentille chauffeur de nous débarquer en plein désert pour un transfert qui lui est arrivé 45 minutes après.   Pas de problème!  Ceux qui me connaisse, savent que je suis très patient.   Nous arrivons donc à destination, 5 miles plus loin seulement 4 heures plus tard.  Mais le chauffeur à quand même trouvé le moyen de nous déposer un demi mile avant notre destination, ici les chauffeurs ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître leur route.   Pas grave on arrive chez Office Max…
Nous y allions pour acheter le fameux PocketMail**, après avoir posé la question à 6 employés différent nous finissons par tomber sur le gérant.  Nous lui remettons le ¨bin ticket¨ entre les mains et ils se met aussitôt à chercher dans les jeux électroniques à 19,99 notre bidule de 119,99$.  Surprise!  Il n’en trouve pas.   (Le lendemain, un autre bateau retournera au même magasin et il y en avait)  Donc c’est réglé, on le commandera par téléphone directement de la compagnie pour moins cher.  Et il y a du monde qui pense que le service dans les magasins au Canada fait pitié, il devrait venir ici c’est le nec plus ultra!
Nous retournons au bateau après avoir fait nos achats chez Costco, cela n’auras pris que 8 heures incluant le 30 minutes chez Costco.  Le dernier chauffeur, de bus, m'informe que le service est franchement meilleur les jours de semaine et d'être à l'arrêt avant 9h00 lundi matin et il n'y aura pas de problème....
Lundi matin à 8h15 nous sommes à notre arrêt et une heure plus tard un piéton (ça existe) nous informe qu’il n’y a pas d’autobus qui passe à cet endroit…Nous marchons donc 1 mille vers une autre ligne et nous rendons ¨rapidement¨ à notre destination…2 heures plus tard.  Parce qu’encore une fois il y avait un transfert.   Parlant de transfert, si jamais vous avez le "plaisir" de voyager par ici, sachez que les billets d’autobus sont de 1,25$ le passage, mais que si vous voulez transférez il vous faut une passe pour la journée de 3$.  Pensez surtout pas que vous aurez le temps de faire deux trajets dans la même journée, ici c’est carrément impossible.
Toujours au sujet de la "gentillesse" des Floridiens, au cours d’une de nos marches ou nous cherchions le West Marine, nous rencontrons un camion ¨Fed Express¨, je l’approche et après surmonté son choc de voir un piéton, je m’informe si par hasard le (la) chauffeur connaissait l’endroit ou était le West Marine…¨Nope¨.  Nous continuons donc notre marche et 15 minutes plus tard nous trouvons le fameux West Marine et devinez qui est stationnez devant le magasin…Le /%?&!!! de ¨Fed up Express¨.  J’arrête ici, parce que nous serons ici au moins 10 jours et je ne voudrais pas écrire que des choses négatives…surtout qu’on me dit que plus nous irons vers le sud de la Floride, c’est pire!   Mais je suppose qu’on doit s’y faire, un Québécois habitué à la Floride ma dit que c’était normal…que c’était sa le Sud!!!  Pauvre c.. il n’a certainement jamais été en République, à Cuba, en Martinique, au Vénézuela, anywhere but Florida!  La Floride peux être très différente selon la hauteur qu'on si trouve, disons que passé Titusville sa se corse, surtout le long de la côte.
29 novembre au 9 décembre 2000

mardi 28 novembre 2000

Ft Pierce/Stuart FLA (986,9m + 7,2m)

Nous partons à 9h40 et arrivons à l’étal au fameux ¨crossroads¨ de l’inlet St Lucie.  Effectivement, ici, avec du vent et du courant sa doit être assez ¨rock and roll¨  Malgré le fait que les cartes et les bouées aient été corrigées (il n’y a maintenant qu’une bouée numéro 2) la montée de la rivière est très stressante à cause des bancs de sable et que le guide, pour nous mêler un peu plus, indique de passer à l’extérieur de la bouée verte!  Je décide de suivre les normes habituelles et surtout mon interprétation de la carte qui me fait penser que l’emplacement d’un banc de sable ne peut être à l’extérieur d’une courbe mais bien à l’intérieur, donc justement à l’endroit suggéré par le guide.  On passe dans 18 pieds d’eau, ouf! j’avais raison cette fois ci.
Le mouillage municipal de Stuart.
Nous arrivons devant l’ancrage municipal, il y a un champ de mouillage et après vérification nous nous y attachons.  C’est gratuit jusqu’en Février 2001, la marina est en rénovation et temps que les services ne seront pas prêt, nous avons droit au mouillage gratuit.  Mais ça promet, le panneau des règlements lui, est déjà installé.  J’ai compté 16 ¨Do not…¨
Nous ferons choux blanc.  On aura pas le choix de commander nos pièces de Saint Paul et de les faire livrer en cours de route.  Comme la ville n’est pas vraiment intéressante, nous décidons de repartir demain matin pour Lake Worth ou nous pourrons attendre nos fameuses pièces.
28 Novembre 2000

lundi 27 novembre 2000

Vero Beach/Fort Pierce, FLA

Étant donné que nous voulons aller à Stuart, pour avoir des pièces pour le bateau et que l’inlet selon nos informations est très ensablé et difficile à cause des courants nous avons décidé de nous rapprocher de la rivière St Lucie et de coucher à Fort Pierce. 
La marina de Ft Pierce avec son dinghy dock
Nous y arrivons sans histoire et retrouvons à notre grande surprise des bateaux que nous avions perdus de vue depuis Annapolis,  Vent d’ Ange, Douce Folie et Le Jordan.  Nous nous ancrons immédiatement après le pont dans 8 pieds d’eau à côté de la bouée verte.  Les gens de la marina me confirme qu’a Stuart on devrait trouver les pièces nécessaires au bateau.
27 Novembre 2000 

samedi 25 novembre 2000

Titusville/Cocoa Beach (897,8m)/Vero Beach FLA (951,7m)

Nous partons vers la chaleur, parce qu’un autre ¨cold front¨ est annoncé.  Il pleut et maintenant le brouillard s’en mêle et avec le genre de navigation qu’on fait ici il est préférable d’arrêter plus tôt.  Donc nous ne faisons que 20 milles et nous nous ancrons sous de gros nuages noirs.  Notre ancrage est sur le côté Nord Est du pont et il faut vraiment vérifier la tenue de l’ancre parce que le fond n’est pas fameux et je m’attend à un sérieux coup de vent.  Nous débarquons au ¨dinghy dock¨ de la marina Indian Cove et sommes à distance de marche d’un Home Depot ou je pourrai enfin trouver un câble en acier pour le dinghy.  Toujours la gentillesse des Floridiens…je demande à la marina s'il y aurait un téléphone disponible pour faire un appel local, appuyé sur son téléphone, il nous envoie 2 rues plus loin ou nous trouvons 4 téléphones…défectueux. 
Demain Vero Beach!
25 Novembre 2000  

Nous descendons par une superbe journée ensoleillée mais assez fraîche, les ¨cold fronts¨ n’ont pas que des défauts.  Les guides nous informent que Vero Beach est habituellement très occupé et de s’attendre à être 3 voiliers à l’épaule sur la même boule, et il faut payer pour ce privilège!  Le guide de l’Intracoastal indique en plus que le fond est de seulement 6 pieds, Yallah! tire 5’9¨.  Donc je préfère essayer un autre mouillage, ¨Skipper Bob¨ nous en recommande un, à peine 5 milles avant dans 6,5 pieds d’eau, l’endroit est très beau et nous sortons lentement du chenal à peine 10 pieds plus loin nous passons de 15 pieds d’eau à 5 pieds.  Heureusement que nous allions lentement et qu’il n’y avait pas de courant, nous réussissons à reculer dans le chenal.  Direction Vero Beach et ses mouillages.
Le mouillage municipal de Vero Beach
J’appelle à la radio la marina pour me faire assigner un mouillage et m’informer de la profondeur, on nous dirige à l’avant dernière bouée au fond de la marina et on ne semble pas avoir compris ma question au sujet du tirant d’eau et m’informe de faire attention à la bouée verte à l’entrée de la marina.
Nous entrons dans une baie pleine de bateaux, et nous naviguons lentement dans minimum 9 pieds d’eau, souvent 15 pieds et nous trouvons notre mouillage, seul.  Mais effectivement plusieurs sont à trois sur la même boule, donc les deux guides sont dans les patates et moi aussi.  Les employés de la marina sont très gentils, ils nous remettent avec humour un questionnaire à remplir, une carte de la ville et nous mentionnent que le service d’autobus est gratuit et s’informent des endroits que nous aimerions aller.
N.B. :  Techniques marchandes un peu spéciale…(en Floride).  Ici quand vous voulez comparez les prix de fuel, faites attention parce que d’une marina à l’autre la façon de vous informer diffère.  Nous avons rempli nos réservoirs à 1,52$ à un endroit parce que l’autre était à 1,55$…mais ce qu’il faut savoir c’est que nous c’était 1,52$ + taxes, l’autre marina c’était avec taxes!   Même la marina de Vero Beach joue ce petit jeu un peu croche.  Habituellement, quant vous payez un mouillage ceci inclus les services comme les douches.  Ici, les mouillages sont 8$ + taxes, ensuite vous découvrez que pour avoir la clef des douches c’est 1$ + taxes donc en réalité le prix c’est vraiment 10$!  Un détail, mais cette façon de faire s’applique aussi à un mouillage au mois.  Par exemple le mouillage (si disponible et à la discrétion du ¨harbormaster¨…) est de 180$, si vous vivez à bord c’est 35$ de plus…mais vous n’avez pas le droit d’avoir un bateau sur mouillage plus de 72 heures sans être à bord!  Donc au cas vous n’auriez pas réellement saisis, le prix est de 215$ plus les taxes et SI le ¨harbormaster¨ accepte votre couleur, langue, religion, et l’allure générale de votre bateau.  D’ailleurs dans les clauses il y a une petite mention qui stipule que le contrat est renouvelable à la discrétion de vous savez qui.  Ceci dit, Vero Beach est très jolie et très pratique et la plage est à 5 minutes en autobus qui lui est tel qu’annoncé, réellement gratuit et efficace.  (Voir Palm Beach)
25 et 26 Novembre 2000

jeudi 23 novembre 2000

New Smyrna/Titusville, FLA (878,0m)

Voyage sans histoires, en fait la navigation est très simple, il suffit de suivre INTENSÉMENT les bouées, de les compter, de vérifier leurs numéros et d’interpréter un peu les courbes des rivages plus ou moins rapprochés et aussi les entrées de rivières ou d’inlets pour deviner les endroits et les probabilités d’envasement et le tour est joué, nous avons habituellement 14/15 pieds dans le meilleur des cas et 9/10 pieds dans le pire.  France ¨adore¨ ce genre de navigation.
Le mouillage hyper grand de Titusville
Nous arrivons dans la rade de Titusville et nous retrouvons ¨Belle Turbulence¨ qui y restera un mois et ¨L’Albatros¨ qui lui en profitera pour visiter Walt Disney.  Nous y resterons 2 nuits pour enfin remplir le propane qui est à distance de marche ce qui est très rare et faire un super marché chez ¨Save a Lot¨, ou nous trouvons de très bon prix sur des items que nous n’avons jamais vu à rabais ailleurs.  (Comparativement au Canada le prix du café, fromages, yogourts, craquelins, grignotines, huiles, olives sont très chers et rarement en spécial).
Titusville est une ville ou le centre-ville est pratiquement mort.  Il ne reste que quelques commerces, les 2 mentionnés plus haut et deux Dollar Stores, quelques restos, des antiquaires, une banque.  Les commerces avec Publix et un Super WalMart sont sur le bord de la I95 à plusieurs milles de distance.
N.B. :  Westland est une marina qui semble très pratique pour ceux qui voudraient laisser leurs voiliers en Floride.  Plusieurs voiliers du lac Champlain y sont entreposés ainsi que plusieurs voitures avec des plaques d’Ontario et du Québec.  Un avantage certain est que vous avez le droit de travailler sur votre bateau et évidemment la température plus clémente.   Mais cette info n'est peut être plus valable, en 2004, la rumeur était que des condos allaient s'y construire!
23 et 24 Novembre 2000

mercredi 22 novembre 2000

Palm Coast/New Smyrna Beach FLA (845,4)

Au bruit d’une grue qui met un ¨cruiser¨ à l’eau nous partons à 6h:30 et nous dirigeons vers New Smyrna qui semble un arrêt intéressant, nous passons Daytona Beach qui ne nous attire pas du tout et encore moins son ancrage.  Nous approchons du Ponce de Leon inlet (l’entrée nord) et encore une fois une série de petites bouées temporaires nous dirige vers la bouée rouge, un voilier vient vers nous sous voile et nous force à coller encore plus la bouée rouge.  Eh bien!  Il fallait qu’a nous aussi ça nous arrive…on passe de 9 pieds d’eau à 5 pieds en un instant, et on se plante!  Je l’avais dit que j’aimerais la Floride!  Le courant est fort et le vent aussi, donc on se déprend facilement et on continue vers notre ancrage dans New Smyrna entre la bouée verte G3 et la G1 dans 15 pieds d’eau protégé par une petite île.  Nous y passerons une nuit des plus tranquille.
Notre mouillage "habituel" à New Smyrna
Un voilier qui a préféré passer par l'extérieur, c'est plus rapide paraît il!
Nous préparons le dinghy avec le moteur parce que la marina municipale avec son dock d’accueil est l’autre côté de la rivière.  Nous nous promenons au moins 20 minutes, demandons à 4 locaux ou est le dinghy dock…un (qui travaille dans la marina à côté) ne sait pas ce qu’est un dinghy, alors le dock! ..Nous finissons par nous accrocher à un câble d’un bateau pour pouvoir grimper sur le fameux dock, un employé de la marina ne trouve rien d’autre qu’a nous demander ¨Where do you come from?¨  De répondre que nous étions ancré le désintéressait au plus au point, en fait on aurait du dire qu’on était des gitans, on est pas des client$$$  On est TRÈS TRÈS loin de l’accueil dans les marinas municipales plus au nord.  Oui vraiment, je sens que je vais me ¨plaire¨ ici.
22 Novembre 2000

mardi 21 novembre 2000

St Augustine/Palm Coast, la cimenterie (809,2)

Il fait très froid (dans les 35o) nous ne partons qu’à 10h:00, nous avons maintenant décidé de faire des routes plus courtes pour plusieurs raisons.  Depuis plusieurs jours vers les 14h:00 nous avons le soleil très bas à l’horizon ce qui rend difficile l’interprétation des bouées ce qui nous amène à une deuxième raison, le canal est de plus en plus parsemée de haut fond et il faut constamment ralentir (on tire 5'9") pour réétudier les cartes, lire les notes des 4 guides que nous utilisons.  Ainsi dans le Matanzas Inlet, 3 guides nous informent de la présence de 3 nouvelles petites bouées très difficiles à voir et de coller à 20 pieds le côté Ouest.  Le guide que nous avions reçus en cadeau en Caroline du Nord (si vous prenez le Dismal) indique que au contraire il faut passer en plein centre (c’est lui qui a raison), vous auriez du entendre la litanie d’appel pour SeaTow ou Boat US!  Il y a évidemment les ponts plus nombreux et la rareté des ancrages…et les premiers arrivés sont toujours les mieux ancrés.
Le mouillage de l'usine de SeaRay et de la cimenterie supposément abandonnée
Nous arrivons à 16h:00 dans un canal supposément désaffecté, cet ancrage est recommandé par les différents guides pour sa profondeur, la seule chose mentionnée est qu’a 6h:30 du matin l’usine de ¨cruisers¨ Sea Ray se remet en marche et il y a un va et vient de bateau les uns plus grands que les autres.  La surprise est que l’usine de ciment abandonnée est de nouveau en fonction et une barge et un remorqueur sont ancrés au fond de la baie.  Après information, nous pouvons ancrer dans 12 pieds d’eau devant la barge qui ne sortira que mardi prochain, moins d’une heure après notre arrivé le canal se rempli de bateaux.
21 Novembre 2000

samedi 18 novembre 2000

Fernandina/St Augustine FLA (778,0)

Encore une fois, nous partons aux aurores, bien décidé à rallier St Augustine ou nous espérons rattraper des voiliers que nous connaissons.  La journée débute bien mais depuis que nous sommes en Floride, les ¨cruisers¨ immatriculés FL sont des frustrés qui ont la mentalité d’un conducteur de SeaDoo mais avec le fric, ils ont un 40 pieds.  Mais ils sont "polis", ils nous envoient la main en passant à 10 pieds de nous à pleine vitesse!  En plus, probablement à cause de ces mêmes fous de la vitesse, le canal est plus ensablé qu’ailleurs.

En Floride il y a aussi plus de ponts à faire ouvrir, dans les autres états traversés nous n’avions jamais eu de problème mais nous sommes en Floride, donc nous arrivons à notre premier pont qui est en réparation, nous sommes 2 voiliers à attendre, une demi-heure plus tard nous sommes 5 bateaux et le ¨bridge tender¨ finit par nous ouvrir seulement la moitié du pont.  Ce n’est déjà pas large et il y a du courant on se met en file indienne, tout le monde passe et juste au moment ou nous débutons notre passage il ferme le c…… de pont!  J’ai juste le temps de me mettre en renverse et d’appeler ce cher ¨bridge tender¨ pour lui faire arrêter sa manœuvre et ré-ouvrir le pont.  Pensez vous qu’il y a un mot d’excuse?   Deuxième pont, nous arrivons 10 minutes avant son heure cédulée d’ouverture, nous tournons en rond après 15 minutes la ¨bridge tender¨ nous demande de nous identifier parce que si nous le faisions elle pourrait alors ouvrir le pont.  Je pense que je vais "adorer" la Floride… Malgré tout nous finissons par arriver à St Augustine et on revoit des voiliers connus comme ¨Belles Turbulences¨ et Jonathan IV et d’autres encore.
Le fort Espagnol de St Augustine
Nous visitons St Augustine, c’est intéressant, c’est vieux, c’est ¨espagnol¨ mais c’est très commercial, on ne restera pas aussi longtemps que prévu surtout qu’on nous annonce un ¨cold front¨, ce matin il faisait 75o, c’est après midi en revenant de la douche, il se met a pleuvoir et nous avons des vents de 33kn, et il fait 35o, merci Canada! 
L'arrière cour d'une auberge
 Un petit voilier de 26' allemand vient de partir à la dérive en direction du pont, il passe à travers les voiliers sans toucher personne mais il va cogner contre les piliers du pont.  Vraiment désolant de venir de si loin pour s’écraser contre un pont en pleine ville.  Peut-être que la 1/2 heures que j'ai pris pour mettre mes 2 ancres n'était pas inutile...un pressentiment?
N.B. :  Épicerie ¨pas pire¨ à 1½ mile sur la rue King…encore!  Deux quincailleries sur le chemin mais elles sont fermées le dimanche et toujours pas de propane proche.
18 au 21 Novembre 2000

vendredi 17 novembre 2000

New Teakettle Creek, GA./Fernandina Beach FLA (716,6)

On est enfin en Floride!!  Après être parti ce matin dans la pluie et le brouillard nous avons réussis à faire 70 miles en une traite.  Malgré le fait qu’il fallait se taper 22 miles d’alignements avec une visibilité d’un demi mile, grâce à France qui est devenue une experte à la barre et surtout infatigable et moi comme interprète des cartes nous avons traversé le reste de dédales des marécages de Géorgie.  En fait la Géorgie à part Savannah et quelques autres endroits c’est assez plate merci!  Même Jekyll Island avec ses anciennes maisons de milliardaires (Vanderbilt, Morgan, Crane, Rockefellers etc) pâlit en comparaison avec tout ce que nous avons vu précédemment.
Encore une fois les dauphins viennent nous donner un spectacle pour égayer la monotonie du paysage.  La traversée du St Andrew Sound avec des vents de 20kn et la houle de l’Atlantique viendra nous distraire avec des pointes de 9kn avec le courant!  Ce qui nous permettra de nous ancrer enfin en Floride.  
On arrive juste à temps pour un coucher de soleil superbe!
 Pour nous remercier de ce dur labeur la météo ici annonce des températures en moyenne 10 degrés plus chaude qu’en Géorgie le jour précédent.  Nous y retrouvons aussi des bateaux que nous avions vu à Cape May et à Annapolis, c’est encourageant on est de nouveau dans la course vers le soleil. Un plus aussi, c'est que la marina offre des douches très propre avec des tonnes d'eau chaude, évidemment ce n'est pas gratis. Mais on peut laisser le dinghy au quai gratis et en profiter pour aller à la biblio et faire de l'internet gratuitement. Donc cela fait un arrêt très rentable!
N.B. :  Nous avons des cartes et le guide accompagnateur, édition 1998 de l’Intracoastal.  Nous y avons trouvé de très nombreuses différences, ponts enlevés (tant mieux) bouées re-numérotées (sans réelles conséquences)  mais depuis que nous approchons de la Floride et, en Floride, ça devient plus grave.  Même les quantités de bouées diffèrent en plus ou en moins, ce qui si vous naviguez en comptant les amers, vous amène à prendre des mauvaises décisions.  En 2 jours nous avons vu plusieurs échouages et nous mêmes on s’est senti ¨ralentir¨ à 2 reprises.  Alors un conseil, achetez votre matériel le plus tard possible et laissez donc faire le matériel usagé d’un chum de retour après 5 ans de navigation.  Un achat OBLIGATOIRE est le ¨Skipper Bob¨ qui est lui édité et mis à date chaque année.  Pour 14$ il nous à sauvé d’un échouage garanti quant à l’entrée de St Augustine, le guide de l’Intracoastal nous indique de passer entre 2 bouées…ou il n’y avait que 3 pieds d’eau!
17 Novembre 2000 

mercredi 15 novembre 2000

Ross Marine/St Augustine Creek/New Teakettle Creek, Géorgie (646,8m.)

Assez perdu de temps!  On est le 15 novembre, sa presse!  Départ à 6h45, on est décidé à faire notre 50 miles mais il nous faut arrêter pour prendre du fuel et aussi du propane en route.  Nous arrêtons à Beaufort SC, en faisant le plein de fuel on apprend que le propane est maintenant à 6 miles de distance donc on décide de laisser tomber la visite de Beaufort et de continuer notre route.  Il fait froid mais beau et nous avons un vent de travers qui nous donnent un coup de pouce surtout à travers Port Royal, nous passons le long de Hilton Head Island, un superbe développement immobilier qui prouve que parfois le développement est moins nocif pour l’environnement que certains villages plus ¨classiques¨ ou les carcasses de voitures, les bateaux de pêches coulés en train de pourrir enlaidissent vraiment le paysage.  Je suis certain que quant un propriétaire de Hilton Head ¨flush¨ sa toilette, il ne pollue pas l’environnement autant que ceux de petit village si ¨près¨ de la nature…
A 16h30 après une bonne journée de moteur assistée de la voile ou nous avons rencontré plus de dauphins en une journée que depuis le début de notre voyage nous nous ancrons après 61 miles dans la crique de St Augustine dans 20 pieds d’eau (plus 9’ de marée) dans un courant assez fort.  Le fond tient très bien heureusement, mais ça fait quand même bizarre d’entendre l’eau ruisseler autour du bateau.  Ce soir la météo annonce 30o, c’est pas chaud!  On décide de sauter la visite de Savannah (paraît-il plus belle encore que Charleston) mais il fait ¨frette¨ et nous avons du temps à rattraper.
St Augustine Creek, très bon fond avec courant très fort 2,5kn aucune protection du vent.  Lumière de mouillage absolument nécessaire, nombreux pêcheurs qui "rodent" toute la nuit.
15 Novembre 2000  (577,5)

A la barre du jour, nous levons l’ancre parce que nous avons un pont dans 2 miles et il n’ouvre qu’aux heures et on ne veut pas perdre de temps.  Nous réussissons malgré le brouillard à nous rendre juste à temps.  Toute une différence, ceci nous permettra non seulement de gagner une heure mais d’être toute la journée sur le même tempo que les courants.  Nous longeons une banlieue de Savannah**, ce qui nous confirme que c’était une ville à voir.  Les propriétés sont superbes et les quelques miles nous séparant de Isle of Hope nous le confirme, d’ailleurs avoir eu le temps nous aurions dû nous arrêter à Isle of Hope et prendre l’autobus jusqu'à Savannah.  L’ancrage semblait bon et de toute façon il n’y a pas plus de courant là qu’ailleurs dans le coin, mais combien plus intéressant et pratique…peut être un jour.  En plus d’avoir le courant avec nous pratiquement toute la journée nous aurons un bon vent pour nous pousser à travers le St. Catherines Sound et le Sapelo River ou nous avons pu faire 20 miles sans aucun changement de voile et finir par nous ancrer 69 miles plus tard.  Très bonne journée et l’endroit où nous sommes est d’un calme absolu.
La crique est un peu mieux protégée du sud et le fond tient très bien.  Le courant semble un peu moins fort et pas de bateau de pêche!
** Nous croisons aussi une marina ou si vous prenez un quai pour une nuit, le lendemain matin le journal et des muffins vous attendent sur le pont de votre bateau.  Voici le genre de bateau qu’on y trouve….
Petite marina pour gens pauvre et célèbres

15 et 16 Novembre 2000

jeudi 9 novembre 2000

Charleston/Elliot Cut/Ross Marine (476,3)

Nous partons seulement à 8h:30 parce que nous avons un pont à passer et il n’ouvre qu’à 9h.  Nous nous dirigeons à la file indienne vers le pont et comme il est bien indiqué dans les notes d’Obsession L le courant est très très fort.  Le pont ouvre et on avance mais pas tellement vite, en fait je dis à France qu’on devrait se laisser distancer au cas où un bateau aurait la mauvaise idée de tomber en panne devant nous dans Elliot Cut ou le courant est très violent et le passage est très étroit.  Évidemment ce qui devait arriver, arriva!  Nous sommes tomber en panne, ou presque.
Le pont vers "l'enfer" Elliot Cut
 Au moment ou nous entrons dans le Cut qui fait à peu près 80’ de large, je mets toute la puissance du moteur pour combattre le courant (2,5kn) et nous nous traînons (2kn), rendu a à peu près moitié chemin un vacarme infernal se fait entendre sous le bateau.  Je coupe les gaz et immédiatement le bateau se met à tourner et redescendre le Cut deux fois plus vite.  Ça donne vraiment un drôle de ¨feeling¨ de barrer un bateau en perdition.  La première chose à faire, essayer de sortir de cette "tranchée" rocheuse et ensuite amener le bateau à l’extérieur du Cut et trouver une place et m’ancrer du premier coup sans moteur.  
Est ce que je vous avais dit que juste à l’extérieur du Cut il y a un gros 4 mats d’accoster dans l’axe du Cut et qu’il faut absolument le contourner.  Nous nous ancrons en catastrophe et on attend l’étal de la marée, pour que je puisse plonger voir ce qui a bien pu se produire. Suis je en train de perdre mon hélice ou aurait on casser le support de l’axe d’hélice ou le plus simple, un câblot de pris malgré mon coupe-orin.  J’attend que le courant baisse a en-dessous de 1kn ce qui s’avère encore trop fort.  J’attend 0,6kn et j’y vais, l’eau est froide et je n’y voit rien, au quatrième essais (pas évident avec le bateau qui bouge au-dessus) je réussis à voir/toucher et je me rend compte que l’hélice et le support sont en bon état mais je n’ai plus de ¨strut bearing¨.  Je remonte en vitesse à bord parce que nous n’avons que 30 minutes pour passer le Cut avant que le courant revienne en force.  Ici le courant passe de 1kn dans une direction à zéro, tourne et remonte à 1kn en moins d’une heure et évidemment qu’une autre heure de plus c’est l’enfer.  Nous devons traverser le Cut et faire 5 milles à voile avant que le courant ne rendent la conduite du bateau incontrôlable, heureusement que nous partons avec 12kn de vent et nous arriverons chez Ross Marine dans un détour de la rivière avec 20kn de vent et le courant revenu en force.  Un mini coup de moteur et surtout l’aide de 4 employés de la marina nous permettent d’accoster sans trop de problèmes.  Ouf! On va certainement bien dormir cette nuit.
Nous resterons presque 6 jours chez Ross Marine, et notez bien la nuance…Ross Marine pas Marina!  Ici il n’y a rien.  Pas de toilette ni de douches, pas d’épicerie, RIEN!  Par contre, c’est la place pour tomber en panne.  En fait, nous sommes dans un garage à bateau.  Les quais ne servent que d’aire d’attente avant de passer voir le docteur.  Les quais et les terrains avoisinants ne contiennent qu’une quarantaine de bateaux mais j’apprendrai qu’ils en passent 800 par année pour réparation mécanique ou cosmétique.  Pour les futurs malchanceux, sachez que si vous tombez en panne ici, il ne vous en coûtera rien tant que votre voilier n’est pas sorti de l’eau, le hic c’est qu’une fois sorti vous n’avez pas le droit de rester à bord, donc il faut payer pour le remettre à l’eau et attendre les pièces nécessaires.  Nous avons été ¨chanceux¨, parce que je savais après ma plongée quelle pièce était défectueuse et un téléphone à St Paul nous permettait d’espérer le morceau pour lundi matin.  Nous passons donc le weekend à visiter les quelques voiliers à vendre, France fait de la couture, moi de l’ordinateur, France lave le bateau, moi de l’ordinateur, France fait des biscuits, moi de l’ordinateur.  France cire le bateau, moi de l’ordinateur…enfin on s’occupe, on regarde même la télévision (les suites des élections, "pôvre" eux autres!).  Lundi matin, tel que promis la pièce arrive mais les autres mises à l’eau sont prioritaires.  Demain matin, c’est promis.  France pour se défouler, relave le bateau, moi…
Mardi à 7h30 nous sommes sur le quai et on fait le pied de grue, on assiste à la première mise à l’eau d’un gigantesque ¨cruiser¨.  Pas un bruit, pas de moteur, pas un cri, à peine un sifflement du contremaitre et en s’aidant de la marée ils mettent à l’eau un mastodonte d’au moins 150 pieds en 15 minutes…on est les prochains.  Je suis bien content que tout se fait de la même manière, totalement sous leurs contrôles, moi et le courant on a encore quelques petits problèmes existentiels!  Le voilier est amené vers une aire de travail que déjà un mécanicien passe en vélo et regarde le travail à faire, pendant que le voilier est mis sur des chevalets le mécanicien est déjà en train d’enlever l’hélice et France de finir de cirer le bateau!  Pendant ce temps la grue repart faire une autre mise à l’eau!  Ici ça roule!  Faites un petit calcul, 800 bateaux, avec une entrée et sortie de l’eau donc 1600 mouvements sur 300 jours par année et seulement pendant l’étal ou presque (le courant ici est de 2kn)  Sa garde un gars occupé.  Je trouvais qu’il avait l’air habitué!  En fait, la réparation prend une heure mais nous ne seront remis à l’eau qu’a 10h30, la grue étant occupée ailleurs.  France et moi on se promet une journée du tonnerre pour essayer de rattraper nos copains dans les jours qui viennent.  Donc fini les journées pépères de 40 miles.  On décide que dorénavant nous ferons au moins 50 miles par jour.
On part de Ross Marine le 14 novembre à 11 heures et on s’ancre à Rock Creek, 47 miles plus loin à 17h.
Rock Creek, très bon ancrage dans 12 pieds d’eau.  Mais aucune protection contre le vent et beaucoup de courant, comme partout en Géorgie.
10 au 14 Novembre 2000  

lundi 6 novembre 2000

Georgetown/Whitehead Creek/Charleston, SC. (469,4m)

Comme tout semble fermé, ici le dimanche, on repart et toujours sur les conseils des habitués, nous allons arrêter 15 miles avant Charleston pour voir la nature de près.   Nous partons avec une pluie fine (première fois depuis Annapolis!) et passons à travers les anciennes rizières maintenant abandonnées.
Une partie du voyage assez monotone jusqu’au moment ou 2 dauphins décident de nous accompagner les derniers miles jusqu'à notre ancrage…au milieu de nulle part et seulement a 17,9m de Charleston.  Nous sommes carrément au milieu d’un champ dans 20’ d’eau.  Nos amis du ¨Cheshire Cat¨ nous avait proposé cet endroit pour que nous puissions voir une plage assez spéciale.  Encore un mouillage très tranquille, rien à faire, à part de sortir un livre...bientôt 3 mois qu'on est partie, et une constatation rassurante, on s'ennuie pas!
Une épave d'un grand voyageur sur la plage...
Donc avant de partir pour Charleston, nous allons voir la fameuse plage en dinghy.  Des milles et des milles de plage jonché de tronc d’arbres, des gros arbres.  Les troncs sont torturés, séchés, ils ont des formes très intéressantes, on croirait des sculptures.  C'est ce qui reste, d'un ouragan qui a dévasté la région dans les années 1950.  
Sculpture anonyme sur la plage
 France ramasse un paquet de coquillage en forme de ¨silver dollar¨ comme les locaux disent. 
Séquelles d'un ouragan
Après avoir pris notre "bol d'air frais" sur la plage on dîne et dans l’ après midi nous ancrons devant Charleston, et juste a voir les bâtiments au loin, nous savons que ce sera une de nos villes favorites.
Ancrage juste en face de la ville, devant la marina municipale.  Dinghy dock dans la marina et immédiatement derrière, nous pouvons nous débarrasser des poubelles.  
Presque un emblème de bienvenue à Charleston
 En plus la buanderie et des téléphones publiques sont disponibles sur place, le grand luxe.  Nous montons la rue Calhoun et croisons un ¨Kinkoss¨ (service de fax, internet etc) mais plus loin la bibliothèque nous attend avec une dizaine d’ordinateurs pour l’internet mais en plus nous avons aussi accès a une vingtaine d’autres ordinateurs dans un ¨computer lab¨ ou nous avons le droit d’imprimer et de ¨downloader¨ nos disquettes préparées à bord, ce qui est la plupart du temps interdit (excepté à Cape May et Norfolk).  Toujours dans la même direction (première rue à droite) nous trouvons une très belle épicerie avec comme voisin un vrai fruits et légumes comme au Québec qui offre des produits FRAIS et à prix plus raisonnable.  Ça peut paraître bizarre que je le mentionne cela mais aux USA les grandes épiceries on souvent une petite sélection de fruits et légumes, cher et pas toujours de la première fraîcheur, par contre dans les congelés ils sont imbattables mais nous sommes en bateau…
Petite maison simple avec ses fers forgés
En faisant notre marche (assez longue) nous décidons de couper à travers la ville et comme prévu nous tombons sous le charme de cette ville.  Tellement que pendant les deux prochains jours nous ferons rue après rue le quartier historique.  Mais le quartier historique en question couvre à peu près l’équivalent de la surface du centre ville de Montréal de Guy à St Laurent et de Sherbrooke au Vieux Port!  

La favorite de France...elle a des goûts simple!
Des châteaux de 25 pièces avec des jardins étonnants aux petites maisons miniatures cachés derrières (probablement l’ancienne maison du jardinier ou chauffeur).  Nous sommes en novembre et il y a encore beaucoup de fleurs, l’été doit être spectaculaire. 
En plein mois de Novembre, et il y'a encore des fleurs partout.
La plupart de ces grandes propriétés sont encore des propriétés privées ou transformées en musée ou encore en B & B.  Plusieurs sont maintenant transformées en condos, ce qui est dommage parce que les jardins sont transformés en stationnement pour les nouveaux propriétaires étant donné que les rues sont tellement étroites et qu’il n’y a aucune place pour stationner
Un jardin parmi tant d'autres
Comme mentionné, la ville possède plusieurs maisons-musée qui démontrent l’opulence de Charleston avant la guerre de Sécession.  Évidemment que les musées couvrant cette guerre sont nombreux.  Beaucoup de galeries d’art côtoient de très nombreux restaurants et si les antiquaires vous intéressent et bien ici vous serez au paradis, mais avant de venir. faites augmenter votre limite sur votre carte de crédit!  La ville possède un excellent service d’autobus pour 2$ vous faites la journée avec autant d’arrêt que vous voulez.
La ville est au complet une attraction touristique
Petit incident :  Nous étions ancrés dans la rivière le premier soir et nous soupions quant à un moment donné on trouve que ¨réellement¨ les maudits ¨cruisers¨ y exagèrent!  On sort dehors pour voir qui nous brassait comme ça…et nous étions dans la noirceur totale, complètement désorienté.  On ne voyait plus nos voisins, nous étions rendus dans la baie en face de Charleston en route pour l’Europe!  La renverse du courant nous avait fait monté sur notre orin et celui-ci à lever notre ancre, faut dire que le courant ici est assez spécial.  Nous partons notre moteur en catastrophe (ce qui aura des conséquences plus tard) et nous nous ré ancrons avec la bouée et orin en moins (coupé par notre propre coupe-orin), nous avons du dérivé au moins 1 a 2 milles.  C’est presque incroyable parce que nous étions en face d’une GROSSE bouée et entouré de plusieurs bateaux et en plus nous avons traversé le chenal menant à l’Intracoastal!  Le lendemain nos amis de Jonathan IV subissent le même sort mais avec moins de conséquences que nous.
5 au 8 Novembre 2000

samedi 4 novembre 2000

Prince Creek/Georgetown, SC (404,3m)

Nous sortons de Prince Creek lentement à 2kn pour prendre le temps de voir et écouter les bruits de la forêt.  Nous descendons ensuite vers Georgetown, des Américains nous en on dit beaucoup de bien.  Disons que c’est différent, le centre ville ne semble pas avoir bougé depuis les années ’50. 
Le quai municipale...comme dans le temps!
Georgetown possède une cinquantaine de vieilles maisons historiques et la rue principale est assez jolie.  Beaucoup d’antiquaire et de galerie d’art.  Les gens sont toujours très gentil (tellement que France est rendu à parler anglais, presque à plein temps!) mais une aciérie fonctionne à plein régime 24h sur 24h.  L’ancrage est face à l’usine donc la direction des vents décidera de votre confort.  Aussi l’ancrage est difficile, pour la première fois depuis le lac Champlain je ne réussis pas à m’ancrer.  Après une heure et au 8e essaie, un ¨local¨ me dit d’arrêter de me forcer et de tout simplement ¨domper¨ l’ancre et la chaîne et d’attendre que les 300 ans d’accumulations de ¨gooey stuff sucks in your anchor!¨.  J’ai dormi sur une oreille, mais ça tient.  Je serais curieux de voir la tenue si le vent se levait réellement.
N.B.:  Épicerie à 1 miles du centre, en chemin propane disponible (Pas le samedi ni dimanche).  Dinghy dock gratuit, poissonnerie à 1000’  (des crevettes en masse!).  Au ¨tourist center¨ dans l’édifice de la chambre de commerce en plus des infos habituelles, poste d’internet.  Le laundromat est 3 rue plus loin à côté de la bibliothèque qui aussi offre l’internet…fermé le samedi et dimanche comme beaucoup d’autres d’ailleurs.  C'est civilisé ici!.
4 Novembre 2000

vendredi 3 novembre 2000

Barefoot Landing/Waccawaw River, Prince Creek, SC (380,7)

Nous partons à 7h:00 du matin, le soleil nous promet une superbe journée.  Nous entrons dans le pays des contrastes.  Tantôt de superbe propriétés, tantôt des roulottes ou des ¨shacks¨ mais partout sa construit et ici je dirais qu’ils construisent frénétiquement.  Non seulement des maisons, mais des ponts, des marinas ils préparent les infrastructures dans des anciens marais pour d’autres maisons toujours plus grandes.  Mais graduellement le paysage change et maintenant nous sommes dans une forêt inhabitée ou presque.  Nous croisons sans arrêt des criques toutes plus invitantes les unes que les autres et nous arrivons dans Prince Creek, qui a l'aventage d'être une boucle de 2 miles de long qui nous évitent le détour d'entrée et sortir, la crique est totalement retirée, c’est absolument magnifique.  
Yallah! à l'ancre, très en sécurité dans Prince Creek
Nous sommes 3 voiliers à se cacher les uns des autres, aucune vague, aucune lumière, silence complet.  Tellement tranquille que je passe 1 heure à essayer de photographier une tortue, mais juste le bruit de l’eau contre le dinghy suffit à faire fuir mon sujet, en tout cas j’ai une belle photo d’une grosse bûche minus la tortue!
Une heure a attendre, l'apparition d'une tortue...pour rien!
3 Novembre 2000

mercredi 1 novembre 2000

Carolina Beach/N. Myrtle Beach, Barefoot Landing, SC (354,0)

On se pensait bon, mais nos Américains partent à 6h:30, nous on vient de se réveiller et nous partons à 7h:30, une petite différence mais importante à cause de l’ouverture d’un pont qui prend 45 minutes et du courant très fort qui nous ralentiras plus tard dans la journée.  En plus nous devons arrêter pour remplir de diesel, parce que je viens de réaliser qu’a Barefoot Landing il n’y en à pas, nous arriverons 2 heures après eux.  Nous marchons à moteur et nous manquons de peu l’ouverture d’un vieux pont tiré par des câbles, évidemment qu’avec un système aussi archaïque que ça, il n’ouvre qu’aux heures.
Un bateau un peu trop pressé! Boat US à la rescousse!
La journée allonge et nous passons 2 autres ponts avec toujours un décalage qui fait qu’a chaque fois on attend.  Après un accostage assez spectaculaire (2,5kn de courant au quai) dans une marina pour prendre du fuel, il nous reste qu’un pont ¨surprise¨(pas sur les cartes) et nous arrivons à la noirceur, le quai de 500’ de long est plein de bateaux.  Il reste un trou entre 2 voiliers et il faut manœuvrer toujours avec ce satané courant pour m’installer contre un voilier déjà à quai.  Heureusement que les gens accourent pour vous aidez…peut-être que ma ¨technique¨ d’approche les fait s'activer!.
Le lendemain matin, toujours sur les conseils de ¨Cheshire Cat¨ nous déjeunons au ¨Cracker Barrel¨, si vous en voyez un (il y en a 480 aux USA) essayez le vous en aurez pour votre argent.  Pour 5,99$ j'ai droit à une assiette avec 2 oeufs, bacon, jambon et patates et une deuxième assiette avec 2 crêpes avec pomme cannelle et crème fouettée.  Burp!
Mon déjeuner m’a suffit jusqu’au souper…et ce après une très longue marche sur la plage pour brûler les calories.  On nous suggère pour le lendemain un petit saut de 26 miles pour nous reposer du mercantilisme de Barefoot Landing.  On nous promet le dépaysement total.
N.B. :  Anchor Marina, 1,269 le gal., dépanneur…il n’y avait qu’un pain, plutôt une place à souvenir.
1 et 2 Novembre 2000

mardi 31 octobre 2000

Mile Hammock Bay/Carolina Beach NC (295,1)

Aujourd’hui nous décidons de forcer un peu, et de faire un peu plus de millage.  Nous partons donc à 7h:30 et nous regardons les magnifiques propriétés défilées lentement.  Nous revoyons à 3 occasions des dauphins.  La route est facile et bien indiquée, il suffit de faire un peu plus attention à l’approche des inlets ou des rivières ou il peut y avoir confusion de bouée, mais il suffit de ralentir et de vérifier les numéros…si ce n’est pas dans la suite de votre dernière bouée, oubliez la!  Nous voyons aussi de plus en plus de terrains de ¨VR¨, je suis certain qu’il doit y avoir du Québécois la dedans!  Nous arrivons à Wrightsville Beach, ça a plutôt l’air Rock N’ Roll on est content d’être partis tôt et nous poussons jusqu’à Carolina Beach et nous ancrons dans 15 pieds d’eau derrière une petite île (Bouée verte G5)  
Le mouillage de Wrightsville NC
Si ce n'était de 3 ponts qui nous ont fait attendre, dont un, pendant une heure, on serait arrivés pas mal plus tôt.  Nous allons prendre un verre de vin à bord de Cheshire Cat (en route depuis 3 ans, viennent de quitter après 3 mois une marina de New York…ils n'ont pas le même budget!)  Ils nous convainquent de faire d’une traite le trajet pour ¨Barefoot Landing", SC ou 58 miles, on a que se lever de bonne heure comme eux!
N.B. :  Diesel disponible SANS faire de DÉTOUR à un quai flottant, facile d’accès, Swan Point Marina au millage 246,8  et ce à 1,18 le gallon.
31 Octobre 2000

lundi 30 octobre 2000

Beaufort/Mile Hammock Bay, NC (244,5)

Nous partons par un froid de canard (55o) mais il fait un beau soleil, nous avons quelques bouées à prendre et nous serons de retour dans le canal, sauf qu’aucune bouée ou leurs numéros ne concordent avec la carte et même l’emplacement pour quelques unes ne concorde pas.  Heureusement qu’il fait beau!  On finit par se retrouver et on entre dans notre dernier ¨sound¨, pas de vent, nous n’avons qu’a suivre l’alignement des bouées.  La route est rectiligne et nous arrivons dans la première courbe et nous voyons nos premiers dauphins.  J’avoue que c’est impressionnant et de toute beauté.  Un peu plus loin on ne voit plus notre bouée, elle est cachée par une multitude de pêcheurs.  Il faut littéralement se frayer un chemin à travers c’est passionnés de la pêche.  Chaque chaloupes reste le plus longtemps possible dans le chenal pour ne pas perdre son ¨spot¨ préféré et ce même si immédiatement derrière nous une énorme barge d’une centaine de pieds de long s’en vient à toute vapeur.  Les gens du coin sont de véritables ¨accrocs¨ de la pêche, des jeunes, des vieux, des femmes et tous de vous envoyer la main à votre passage.  En fait saluer les étrangers ici est absolument normal et pourtant des centaines de bateaux transitent par le canal ou que ce soit à terre les gens prennent le temps de vous sourire et de vous saluer, même les ouvriers sur les chantiers de construction le font, et comme à New York, des chantiers ce n’est pas ce qui manquent.  L’intracoastal est une suite ininterrompue de maisons, d’hôtels, de ponts, de golfs en construction…excepté dans le parcours que nous entamons ici.  Nous approchons d’une guérite et derrière, nous apercevons une forêt d’arbres décimés et de la fumée, nous approchons du Camp Lejeune (pas des scouts) nous y pénétrons à la suite de notre barge qui maintenant nous à dépassée, il semble que les Marines soit en heure de dîner (sans farces!) et nous avons le droit de passer.  A 13h:00 pile, nous sommes 4 miles plus loin et sa recommence à tirer du canon, c’est bizarre mais on pourrait presque croire que l’eau vibre.  Nous arrivons dans une baie artificielle (gracieuseté des Marines) et nous ancrons dans 10 pieds d’eau, ça tient bien mais tout les bateaux ancrés du côté SUD semblent avoir de la difficulté à s’ancrer et se reprennent plusieurs fois avant de réussir.
Tôt le matin, manoeuvre dans le mouillage...les marines sortent!
Pour les anti-Américains chronique, il n'y a aucun pays qui laisserait des "civils" s'installer à l'intérieur d'une base ou transiter à l'intérieur d'une base navale comme Norfolk, ni en France, ni au Canada
30 Octobre 2000