Journal de Bord

La description détaillé au jour le jour du voyage de 5 ans du voilier Yallah! Un voilier GibSea 34 au départ du Lac Champlain, les préparatifs, la descente du Hudson et le voyage vers la Floride par l'Intracoastal. La traversée vers les Bahamas et la descente jusqu'au Venezuela et le retour à St Paul de l'Île aux Noix.
Des anecdotes, des guides nautiques, des cartes, des trucs...quoi faire ou ne pas faire, les mouillages...des bons et moins bons endroits!

mercredi 23 février 2005

Miami Beach/Ft Lauderdale/Lake Worth/Ft Pierce, FLA

Nous sortons de la passe de Governement Cut et sur une mer d’huile nous remontons le long de la côte à moteur en compagnie de ¨Tayo¨, un voilier québécois, qui lui, est en route pour Titusville. Nous ferons donc un bout de route ensemble, toujours plus agréable, surtout lors des arrêts! 
La capitale de la démesure...un yacht avec sa "cabane" à jardin!
 Nous entrons à Ft Lauderdale et nous dirigeons vers le seul mouillage autorisé (24hrs) de la ville. Pour nous ramener à de ¨bons souvenirs¨ nous accrochons le fond à l’entrée de la passe pour le Lac Sylva et en mettant marche arrière toute, je prends le câblot de l’annexe dans l’hélice, et le moteur s'arrête. Contrairement a, il y a cinq ans, nous avons la ¨chance¨ d’être échoué, donc le bateau ne dérive pas. N’écoutant que mon courage, je plonge à l’eau et avec l’adrénaline aidant, elle n’est pas si froide, après quelques plongées avec mon couteau, je réussis à dégager l’hélice (le coupe orin à encore une fois, failli à la publicité) et une fois dégagé, on repart nous ancrer.  Les américains appellent ça, la "Murphy's law", mais je m'en passerais bien.
23 février 2005  ( 24,0m,= 179,5m) 5e arrêt

Nous partons avec un bon vent Sud, mais un peu trop dans l’axe de notre route et très vite Tayo, s’éloigne, après tout c'est un First!  Nous par contre on est trop chargé, l’annexe qu'on traîne nous coûte au moins 1 nœud et la coque est sérieusement due pour un nouvel antifouling. Après 2 heures on se mets à voile-moteur et on gagne, sans forcer, 1 1/2 kn. La vague fait 4 à 5 pieds, le bateau part souvent en surf, et menace constamment de se mettre de travers. Le génois donne souvent un coup sec, qui me sort de mes rêveries, pas vraiment une journée agréable. 
Le "parking" à annexe, à deux pas du Publix de Lake Worth
Nous arrivons à Lake Worth épuisée, Tayo que nous avons rejoint, à, a cause des manœuvres imprévues ou imbéciles) d’un sous-marin, fait un empannage et tout les coulisseaux de sa grand-voile ont sautés. Ils s’en tirent pas mal, parce qu’ils auraient pu perdre leur mât. On est vraiment en sécurité avec la ¨Homeland security¨! Ce soir, pas de réunion de cockpit, tout le monde au lit!
24 au 27 février 2005  ( +50,3m = 229,8m)  6e arrêt

Au départ de Lake Worth, les 5 ponts avoisinants nous font perdre une bonne heure et demie d’attente. En plus, comme à son habitude le ¨bridge tender¨ de Jupiter me met en ¨Jupiter¨! Quel con! L’exemple parfait du fonctionnaire qui ne fonctionne pas. Il nous ordonne, après 26 minutes d’attente, de se rapprocher du pont, sinon il n’ouvre pas, il nous fait le coup 3 fois pour finalement ouvrir son tab……. de pont en retard, et nous forçant, qui de faire marche arrière, qui de tourner sur soi-même, on est 3 bateaux pilés près des piliers à essayer de compenser le courant. Des imbéciles comme ça, sont toujours par hasard CONcentrés dans le sud de la Floride.
Le phare de Jupiter, la limite des eaux claires et brunes et aussi des comportements bizarres
Nous nous ancrons comme d’habitude devant la marina de Ft Pierce, dans le champ avoisinant la marina, il y a une cinquantaine de bateaux très amochés, par les 3 ouragans qui ont touchés terre ici. Il y aura certainement des bons ¨deals¨ à faire, pour ceux qui savent travailler le fibre de verre.
28 février 2005   ( + 50,0m = 279,8m)  7e arrêt

mardi 1 février 2005

Key West/Marathon/Rodriguez/Coconut Grove/Miami Beach, FLA

C'est le début de la fin… Nous allons maintenant remonter vers Montréal, on a accumulé 8763 miles nautiques et ils nous restent, à peu près 2500 miles à faire. La journée commence bien, on a un bon vent et la vague est juste agréable. Mais le vent tourne, ou plutôt la côte prend une courbe qui nous amène à perdre notre vent. Mais le pire est à venir et brusquement toute l’électronique, incluant le pilote et le GPS extérieur tombe en panne… plus de courant! Heureusement, l’ordinateur est sur un circuit différent et est en communication avec notre petit Garmin GPS12 portable et toujours aussi fiable, donc on se fie à la profondeur indiqué sur la carte électronique. 
Non!  Ce n'est pas notre pèche miraculeuse,  souvenir de Key West
 On arrive à Marathon et on s’ancre à l’extérieur, c’est le calme plat et on pourra partir au petit matin. Je vérifie les contacts électrique, sans résultat. Il nous faudra faire le voyage au complet sans sondeur, pourvu que l’ordinateur qui fonctionne grâce à un ¨inverter¨ sur un circuit différent et que j’allume que pour les approches des côtes ne nous laisse pas tomber en route. Parce que pour la balance du voyage on a que lui pour nous indiquer les profondeurs et on a encore une centaine de milles à faire dans des eaux de 8 à 15 pieds avec évidemment des endroits à moins de 6/7 pieds, ce qui pour nous est l'échouage garanti.
1 févier 2005  (0 @ 48,0m)  1er arrêt

Heureusement que nous avons une belle météo et on rejoint Rodriguez, sans problème à part du fait que maintenant ¨l’inverter¨ donne de sérieux signe de nous laisser tomber. Le ventilateur qui le refroidit laisse échapper un bruit sinistre et l’ordinateur se met en veille, comme si nous étions en mode batterie…mais la batterie de l'ordi est morte depuis longtemps!
2 février 2005  (50,0m,= 98,0m)  2ième arrêt

La journée est superbe, nous avons un vent du Sud Est et le bateau file le train d’enfer. L’ordinateur est de plus en plus souvent arrêté et à deux occasions on se retrouve près de haut fonds. Heureusement, qu’il fait beau et que l’eau est très claire, on arrive vers 14h00 et on prend la passe de Cape Florida, parsemée de haut fonds, sans problème. On s’ancre devant Coconut Grove, ¨home sweet home¨, ou presque.
La "passe" pour Biscayne Bay, avec un bungalow au première loge....

L'entrée du chenal pour le  mouillage de Coconut Grove
L’inverter ne donne plus que 100 volts, c’est pour cela que l’ordinateur donne des signes de ¨fatigue¨. En plus, on est arrivé à temps, le tuyau d’arriver du liquide refroidisseur du moteur est percé, et le moteur commence à chauffer. Exactement, comme il y a 5 ans, quand nous avons essayé de quitter la Floride pour les Bahamas. 
Vive les vacances!
3 février 2005   (50,0m,= 148,0m)  3e arrêt

Je passe 3 jours à retracer le filage dans les plafonds, ensuite dans les fonds pour trouver le fil d’amené du courant, on se met à deux pour retracer les fils pour finalement trouver tout bêtement un fil coupé, caché derrière le moteur, connecté en double après un petit fil de 2 pouces de longueur, tendu au maximum, qui fournit le courant pour une lampe dans la chambre arrière. Toute une installation! Je passe une journée, à faire un filage plus sécuritaire, le pilote est maintenant totalement indépendant de l’électronique, et l’électronique à son propre circuit indépendant. Plus de risque de panne totale.
Une des raisons, que les "boaters" sont parfois chassé de certaines villes... oui! Il est habité!
Une autre journée est passée aussi pour changer le fameux tuyau de refroidissement, qui lui aussi avait une installation bizarre… le tuyau appuyait sur un pied de moteur, ce qui l’usait et en plus pour être certain d’avoir une catastrophe, il était appuyé sur le rebord en acier coupant du renifleur.
Après ces travaux, le bateau est prêt à repartir, mais avant on en profite pour faire du magasinage et aussi passer le weekend pour voir le Carnaval multiethnique de Miami…qui s’avère être une déception.
Un SDF dort confortablement, au loin l'Intracoastal
4 au 14 février 2005  Millage cumulé: (8800nm)

Un petit saut de puce, pour vérifier nos réparations, et nous rapprocher du site du ¨boat show¨ de Miami. Tant qu’à être ici, autant en profité et ensuite ce seras le grrrrrrrand départ! Le ¨Boat Show¨ de Miami qui comme d’habitude est ¨the biggest in the world¨ est plus grand que celui d’Annapolis, mais, dans un sens il est, pour les amateurs de voiliers, décevants. Beaucoup moins de bateaux, à part de Bénéteau, Catalina et Hunter, aucun manufacturier n’y présentent sa gamme complète, contrairement à Annapolis. Ce qui fait la réputation de Miami, c’est que les bateaux moteurs y sont exposés en même temps et ils sont très nombreux.   
Mais c’est surtout les kiosques innombrables de ¨peddler¨ de ¨gugus¨ qui sont légions offrant toutes sortes de produits ¨miraculeux¨.
TAYO prêt à partir, dans le mouillage de Miami Beach
La visite d’amis, nous amène à faire une dernière fois un tour dans la baie de Biscayne par une très belle journée ensoleillée et chaude avec un vent de 15kn. Une façon pour Miami de nous laisser un bon souvenir. Mais la réalité nous rattrape rapidement, il nous faut partir pour le nord, mais avant de partir nous faisons une tentative pour renouveler ou allonger notre ¨cruising permit¨, ce qui devait ce faire facilement, selon quatre téléphones que j’avais fait.   Mais qu’évidemment ça aurait été trop simple.  Après une heure d’autobus, on se trimballe d’un building à l’autres, chacun des services donnant des informations contradictoires, mais en gros, nous devrions quittés le pays et revenir pour pouvoir renouveler notre ¨cruising permit¨. Même sur le site internet du gouvernement, les informations sont contradictoires. Je m’y commande un ¨decal¨ qui peut-être, dépendant du paragraphe lu, est disponible par la poste ou non, nous permettrais de naviguer sans problèmes jusqu’au Canada.  Évidemment, la confusion est comme d’habitude causer par le syndrome ¨9/11¨.
Après une dernière journée de préparatifs et épiceries ont ce déplace à l’entrée du port de Miami, on en profite pour passer directement par ¨Government Cut¨ exceptionnellement ouvert au trafic, parce qu’aucun paquebot ne s’y trouve.
15 au 22 février 2005   ( 7,7m = 155,5m)  4e arrêt

mardi 11 janvier 2005

Marathon/Key West ou le début de la fin...

Nous y sommes! Key West ou le ¨Mile 0¨, ou dépendant vers quel côté on regarde, 1243 miles du début de l’Intracoastal à Norfolk, Virginie. La ville la plus au sud des États-Unis… le bout du monde pour les Américains, une ville fétiche...et tout près de Cuba!
Une pointe de 20/25kn nous accueille à l’entrée du port ou deux paquebots appareillent… le chenal semble bien petit avec ces monstres qu’ils faut côtoyer.  Bizarre, c'est pas grave et à Miami, c’est interdit, terrorisme oblige! On s’ancre devant l’île de Wisteria, on y passe la nuit, mouillage totalement infernal, on se déplace et on s’ancre devant la base de la Garde Côtière, le mouillage est beaucoup plus calme, à part de très tôt le matin et en fin de journée quand tout les bateaux de pèches sportives vont et viennent, évidemment, comme à leur habitude, le plus rapidement possible, au cas qu’ils ¨manqueraient¨ le dernier poisson ou la dernière bière au bar.
Un "pétard" de Key West
Key West est très jolie, totalement tournée vers le tourisme mais sans la démesure de Miami ou Ft Lauderdale, ici ils ont réussi à préserver pratiquement toute la ville dans son état original des années 1890. Les ouragans et la pire menace, les promoteurs immobiliers, n’ont pas encore réussi à ¨moderniser¨ la ville. Tant mieux!
Une autre différence, bienvenue, est que la ville contrairement au reste de la Floride n’est pas encore anti-voileux. D’ailleurs, pendant notre séjour la course Ft Lauderdale-Key West s’y termine suivie de la semaine Key West Race week. 
Le port de Key West
 Il y a de très beaux bateaux dans le coin, il y’en a une centaine, de 14 pays et pour les mordus de la course, des Melges, J105, C&C, F28, Jod etc, etc, mais pour des ¨liveaboards¨ ces bateaux n’ont aucun intérêt.
On nous avait avertis que le coût de la vie était beaucoup plus cher à Key West, et c’est probablement vrai à cause des tentations très nombreuses qui nous assaillent de partout, boutiques souvenirs, bars, restaurants, bars, musées, bars et encore des bars. Mais même dans les bars il y a de bon ¨deals¨, par exemple, à une centaine de mètres du port, un bar offre tous les jours, une douzaine d’huîtres à 1,99$, moins cher qu’à l’épicerie! Les items d’épicerie de bases sont à quelques sous près, égal à ceux de Miami, mais la encore, les tentations sont grandes, nous y avons vu des choses offertes, qu’a Miami, qui ont croyaient, étaient inexistantes. Par exemple, sur le bord de mer, dans le port, au quai public où nous laissons notre annexe, nous avons même eu la surprise de trouver du fromage Saint André @ 4,35US$ contre 8,79US$ à Miami! De nombreuses autres petites délicatesses du genre font qu’on dépense plus, tout en économisant plus, gros problèmes existentiels!
Un ¨cold front¨ nous apporte des vents froids, avec des pointes de 20/25kn pendant 4 jours. Nous réussissons à sortir une journée malgré les vagues de presque 2 pieds qui déferlent dans le mouillage. Ça rend le voyage en annexe, du bateau au quai un peu problématique, parce qu'on est toujours debout et il ne faut pas perdre l’équilibre,  et se ramasser à la flotte, surtout avec le 16oC ambiant et en plus, une petite surprise, en montant dans l’annexe, je ¨dérange¨ un requin qui somnolait en dessous! Depuis notre retour en Floride, j’ai vu d’un peu trop près, plus de requins qu’en 4 ans de navigation dans les Antilles.
Le beau temps revenu, nos nouveaux amis de Tayo, nous invitent à faire une sortie en mer pour aller pêcher. Je suis un peu, beaucoup, sceptique mais il fait très beau, donc on se lance. En quatre ans dans les îles, j’ai du pêcher un total de 6 poissons, trois non comestibles et les trois autres, tout petit,  je les avais attrapés à la "puise", tellement ils étaient nombreux, toute une pêche! 
Ma technique de pêche donne toujours le même genre de résultat!
France à la main plus heureuse... 2,6lbs
Beau dentier!
Le record de la journée, 6,2lbs, mon moral de pêcheur est à la hausse!
Vérification du poids...les sceptiques seront confondus!
On fête en mangeant notre pêche miraculeuse avec l'équipage de TAYO
Cette fois-ci, j’ai les conseils d’un expert… Mon premier poisson fait un gros 4 pouces et pèse tellement peu que le ¨bidule¨ pour le peser ne réagit pas. C’est pas grave, dans les minutes qui on suivit j’en ai sortie une dizaine et en fin de journée, France attrape un ¨grouper¨ ou mérou de 2 1/2lbs, j’en sort un de 3,4lbs et en finale j’en sors un de 6 1/2lbs. Ça c’est du poisson!
11 janvier au 1 février 2005   (48,0m)

mercredi 5 janvier 2005

Key Biscayne/Rodriguez Key/Boot Key ou Marathon

On part tôt, et une fois sorti du chenal étroit (Cape Florida) on navigue sous voile dans le Hawk Channel, on a un vent ESE de 15 à 20kn. 
L'île de Rodriguez
 Nous sommes, bientôt 4 voiliers à filer vers Rodriguez, comme tout le monde veut arriver tôt pour s’ancrer à la clarté, tout le monde triche et marche voile/moteur… Et vive la voile!
5 janvier 2005  (49,7m)

Même condition de navigation et même technique… Donc, on arrive tôt et on s’ancre dans 10 pieds d’eau. Il doit y’avoir prêt de 200 bateaux. On était un peu inquiet, que ce soit des bateaux-poubelles comme à Dinner Key, mais il semble que la place est été ¨nettoyé¨. On a moins de chance de se faire rentrer dedans dans la nuit par une ¨épave¨ qui a brisé ses amarres. 
Quand on "colle" trop la bouée de mi-chenal... dans Marathon
L’endroit est sympathique, très orienté ¨boaters¨, très différent de la Floride que l’on connaît depuis Ft Pierce. Les services sont la plupart à distance de marche, pour 4$US on peu laisser notre annexe a un quai et être à proximité d’un Publix, KMart, Winn-Dixie et West Marine ainsi que Boater’s World… que demander de plus! Certains bateaux y passent l’hiver, mais nous on veut aller voir Key West! 
 Donc, on part après seulement 5 jours, mais on a eu le temps de rencontrer un voilier qu’on voyait régulièrement au lac Champlain, Tayo ainsi qu’Equinoxe.
PS. Marathon est/était un endroit très "boater" mais la ville fait de gros effort pour "écoeurer" les boaters qui auraient tendance à rester un peu trop longtemps…
6 au 10 janvier 2005  (49,8m)


samedi 1 janvier 2005

Miami Beach/Hurricane Hole/Key Biscayne

Le petit voyage de Coconut Grove nous a permis de vérifier une dernière fois le moteur.  On est enfin satisfait, le moteur après bien des craintes, après l’avoir bichonné, tourne enfin comme un neuf. 
Lendemain de veille...
 Enfin! On fait les derniers préparatifs, on va finalement pouvoir partir vers Key West qui sera pour nous la dernière destination de cette partie de notre voyage.  Après, notre visite de Key West, on pourra se mettre en marche vers le nord pour vendre le bateau et ensuite entreprendre des nouveaux projets. En attendant, il faut profiter de la vie... et respecter les traditions!
C'est le Jour de l'An.  Il faut respecter les traditions
1 au 3 janvier 2005

Le grand départ…ou presque! Le moteur ronronne, le guindeau remonte la chaîne et le bateau s’enfonce dans l’eau! Impossible de nous dégager, et pour moi, impossible de plonger dans 12 pieds d’eau. Heureusement qu’un appel à l’aide par radio, et "Avanti", un bateau Québécois vient me dépêtrer. L’ancre était prise dans un très gros câble électrique? Aprés vérification il y'a bien un câble d'indiqué sur les cartes… On part enfin, et on s’ancre à l’opposé de Coconut Grove, devant la plage à l’entrée de Hurricane Hole qui est maintenant payant!  
Mouillage avec Miami en toile de fond
 Mais enfin on est dans un nouveau mouillage, il était temps depuis juillet qu’on était bloqué ici. Le fond est en sable et l’eau est claire. C’est étrange, la nuit est oppressante, trop silencieuse! On n’avait pas réalisé, mais de toujours s’ancrer près d'une grande ville comme Miami, on ne se rend pas compte du bruit qui est omniprésent.
4 janvier 2005


jeudi 9 décembre 2004

Coconut Groves/Miami Beach (5,4nm)

On fait un ¨test drive¨ et on découvre que le moteur ne tourne pas vraiment rond, on retourne donc à Coconut Grove pour faire vérifier le tout. Ce qui implique cette fois-ci qu’on fera tester les pompes à haute pression et à la demande du spécialiste de Bosch on refait vérifier les injecteurs, ce qui après vérification, chez Volvo, totalement inutile! Toute cette perte de temps, nous force finalement à rester dans le coin. 
Lincoln Ave, Miami Beach
 Nous décidons donc de rester à Miami Beach pour la durée des fêtes, ce qui nous permettras de voir arriver du nord, au moins, deux douzaines de voiliers québécois. Il y a de l’ambiance dans l’air! Surtout quant une fenêtre météo s’annonce, la radio se met à vibrer d’appel, part, part pas, qu’est ce que tu en penses, oui, non, peut-être. Que de souvenirs de notre départ d’il y a 4 ans remontent à la surface. Étions nous énervé comme ça? Jusqu'à un certain point, on les envie. En attendant, nous nous lançons à l’épicerie pour nous stocker pour notre réveillon de Noël. Huîtres natures et Rockefeller, gigantesques crevettes, et artichauts pour l’entrée, agneau pour le plat principal, Saint André, pâtisseries variées, toutes, des petites choses que nous n’avions pas connu dans les îles.
Un petit 24 décembre bien tranquille
 Après avoir bien mangé, nous retournons vers Coconut Grove pour refaire vérifier les injecteurs, qui s’avèrent parfait… juste qu’un deux, avait été mal installé. @£$X »&!!! Je les réinstallent moi-même, le moteur ronronne enfin comme avant et donne pleine puissance. On va enfin pouvoir partir vers Key West…
Brrrrrr!  Fait pas chaud!
 Pour bien tester le moteur on retourne vers Miami Beach passer le Jour de l’An. En attendant de partir pour Key West on fait une rétrospective de l’année, ça fait drôle de penser que l’an dernier nous étions en Martinique et on se préparait à remonter vers le nord.
NB.:  Mécanicien diesel ou essence, quand vous êtes dans les environs de Coconut Grove, appeler sur VHF 16 de 17h à 21h le bateau Random Wake.
Pour faire tester les injecteurs et pompes haute pression; 1 800 237 0992 et pour des pièces Yanmar, Volvo, le 305 436 1860, www.mavex.com, ces deux fournisseurs sont faciles d’accès en autobus à partir de Coconut Grove. Vous pouvez aussi faire venir des pièces, en les faisant livrer à la Chambre de commerce de Miami Beach, si elle est encore en poste a/s de Monique Beaudet ou au soin de Coconut Grove Marina. (Mais vérifier avant, les règlements peuvent avoir changé!!!)

9 au 31 décembre 2004

lundi 27 septembre 2004

Coral Gables/Coconut Grove, FLA (1,9m)

Nous nous ancrons dans 10 pieds d’eau. Nous sommes entourés de nombreux bateaux ¨ventouses¨ et une douzaine d’épaves. Je me remets en chasse pour trouver un mécano. Nous en avions déniché un à Miami Beach, il proposait ses services à 42$US l’heure et pensait faire le travail en 18 heures, mais le "liveaboard" Turc, m'avait fait une mise en garde contre les "white shirts mechanics" qui donne un estimé, sorte le moteur et après traîne le travail pendant des mois... parce qu'il ne salisse pas les mains, d'où le nom.
C’est déjà beaucoup mieux que les marinas à 75/85US$ qui ne pensait pas nous prendre avant 3 semaines et n’excluait pas la possibilité de nous sortir de l’eau, pour pouvoir enlever le moteur???  Étrange, et tous, pensaient changer les injecteurs!!! 
L'entrée de la marina de Coconut Grove et son dinghy dock
 Dans le mouillage de Coconut Grove on rencontre un Jamaïcain, sans expérience, qui nous offre le travail en un temps indéterminé à 1300US$!!! Mais heureusement qu’a chaque fois qu’on s’informe, les gens nous parlent d’un Franco-Ontarien, Gerry qui habite sur son voilier Random Wake et qui est, à l’unanimité, un excellent mécanicien. Il faut juste le trouver, parce que certains nous disent qu’il est au Canada, d’autres, qu’il est caché dans une marina pour la durée des ouragans.
Une semaine après le passage de ¨Jeanne¨, on apprend enfin qu’il arrive avec son bateau! Notre dernière chance! Ils nous proposent de sortir le moteur sur place, de faire le travail à l’ancre à la condition que je l’aide, après tout il n' a que 76 ans!  En plus d’un cours de mécanique, il me donne le numéro de téléphone pour que je puisse commander les pièces, sans intermédiaires. Le travail se fait dans la bonne humeur en 9 heures à 35US$!!! Les pièces n’ont coûté que 200US$ incluant le nettoyage des injecteurs par Bosch et la découverte que mon problème date...de Montréal!  Le mécanicien avait mal remonté les injecteurs...une job de m.... pour 5000$ que j'avais réussis à négocier, sous la menace de poursuite à 3000$  Québec sait faire!
Au moins on est très loin du scénario catastrophe imaginé par les "professionnels" des marinas.
Maintenant que tout est à l’ordre, il ne reste qu’à attendre la fin de la période des ouragans et se remettre en marche vers les Keys. 
Le dinghy dock et les annexes des "liveaboards"
 En attendant, on visite Miami. La première chose qu’on remarque, est que, contrairement au centre-ville et le reste des USA, la banlieue ou nous sommes, n’est pas propre, il y a beaucoup de SDF qui jettent leurs déchets partout, quand ce n’est pas eux-mêmes qui traînent…
En plus, ici, le syndrome 9/11 est très visible, surtout que nous sommes en période électorale. Il y a des uniformes partout, des mises en garde apocalyptique, des hélicoptères qui font du rase-mottes, interdiction pendant 12 heures, sans explication, de venir en annexe au ponton de la marina, une première! 
Interdiction de sortir en mer par ¨Government Cut¨ qui est le port des paquebots de croisières. Interdiction, moyennant la saisie du voilier ET 200,00US$ d’amende ET 10 ans de prison, d’approcher des paquebots à moins de 200 pieds. Ce qui est comique, parce que dans les USVI, à St Thomas on était ancré à moins de 100 pieds des mêmes bateaux que nous voyons ici. Mais là-bas, on était loin de la ¨Bushfolie¨. En plus, dans toutes les marinas, les quais publiques, même les magasins nautiques, des ¨posters¨ invitent les gens à signaler aux autorités toutes personnes étrangères, quand même bizarre, quant on pense qu’après tout, on est dans un port et une ville de villégiature, donc des gens qui semblent ce promener sans but, qui prennent des photos, qui ont l’air louche… un touriste quoi!
Malgré ces travers agaçants, on s’habitue à la vie ici. Nous sommes à 5 minutes de marche de l’internet, qui est toujours une des priorités, il y a un service d’autobus gratuit qui nous amène soit à l’épicerie, les magasins nautiques et le métro aérien. A partir du métro aérien 1,25US$ nous avons accès au centre-ville, qui lui est desservie par un ¨people mover¨ gratuit!
Une des 3 lignes de "people mover" gratuit
Ce service, est vraiment impressionnant, trois lignes surélevées partent de l’arrêt du métro aérien et sillonnent les rues du centre-ville et couvrent un assez grand territoire. Le wagon TRÈS vitré, sans conducteur pour bloqué la vue avant du wagon, roule silencieusement sur des pneus sur une ¨route¨ situé à, a peu près, le deuxième ou troisième étages des édifices. Le circuit, entrecroise souvent les autres lignes, ce qui permet de changer souvent de trajet et de voir presque tout le centre-ville. On peut aussi, tout simplement, rester à bord et revenir sans arrêt à son point de départ. Tout les arrêts, sont coordonnés pour faciliter un transfert avec une ligne d’autobus, le métro et même le train de banlieue. Tout les arrêts importants, ont un stationnement à étage (3US$) attenant au circuit. Tout est fait pour encourager l’automobiliste à laisser sa voiture à l’extérieur du centre. 
Une fois au centre-ville, vous pouvez facilement, changer d’endroit, soit pour travailler, par exemple pour mieux vous situer, dans le Vieux Montréal, aller sur la rue Ste Catherine pour magasiner, et dîner sur la rue St Denis et retourner sur la rue St Jacques travailler et ce, sans débourser un sous! 
Montréal, qui rêve qu’un jour les automobilistes changent leurs habitudes, devrait prendre des notes.
Pendant notre arrêt ici, on en profite pour ¨rafraîchir¨ la jupe du bateau qui avait quelques éclats de gelcoat et le nom du bateau en mauvais état. Un ¨liveaboard¨ français nous fait un sablage et une peinture polyuréthane au mouillage pour un prix d’ami. Yallah! a fier allure.
On fête en gang...dans un petit catamaran de 50', "homemade"
 Un weekend nous allons 3 ou 4 bateaux ensemble vers Elliott Key, à part que l’eau y est plus claire, il n’y a rien à y faire, surtout que l’île est infestée de ¨nosseeums¨!
27 septembre au 9 décembre 2004  (1,9m)