Journal de Bord

La description détaillé au jour le jour du voyage de 5 ans du voilier Yallah! Un voilier GibSea 34 au départ du Lac Champlain, les préparatifs, la descente du Hudson et le voyage vers la Floride par l'Intracoastal. La traversée vers les Bahamas et la descente jusqu'au Venezuela et le retour à St Paul de l'Île aux Noix.
Des anecdotes, des guides nautiques, des cartes, des trucs...quoi faire ou ne pas faire, les mouillages...des bons et moins bons endroits!

vendredi 27 avril 2001

Leverick Bay BVI/Marigot, St Martin FWI

Nos amis Mexicains d’ Errante sont arrivés hier et devaient nous accompagner mais à la dernière minute ils nous annoncent qu’ils préfèrent rester un peu étant donné qu’ils sont fatigués et comme à leur habitude ils sont incertains de la météo, nous retournons donc en bateau vers Spanish Town pour dédouaner et profiter de l’occasion pour faire un dernier ¨Pocketmail¨, mais comme souvent dans les îles ou le service est donné par Cable & Wireless le téléphone est défectueux et vide ma carte à puce, il faudra attendre Saint Martin pour avoir des nouvelles de la vente de notre condo. Nous quittons donc le 27 avril à 14h00 les îles Vierges et sous voiles nous nous dirigeons vers Saint Martin, mais le vent prévu tourne bientôt et devons faire 21 heures de moteur le vent et les vagues de faces, nous rencontrons 7 grains, certains avec des vents de 35kn. On arrive trempé et fatigué sous un soleil radieux.
PS:  Des amis nous suivront plus tard et pour le même chemin, prendront 32 heures pour faire le passage, une bonne "lecture" de la météo est un must!
Notre nouveau terrain de jeux débute à partir de Anguilla/St Martin.  Les Caraïbes
Le mouillage de Marigot est très grand et nous nous ancrons dans 10 pieds d’eau transparente. Les douanes françaises contrairement à toutes celles rencontrées dans les îles britanniques sont rapides, gratuites et surtout ils sont très gentils et que c'est donc agréable d'entendre et de parler Français! 
Dans l’après-midi nous allons en dinghy sur le côté hollandais avec nos 2 couples d'Américains de Foggy Mountain et Side by Side rencontrés dans les Vierges Américaines ¨fêter¨ notre anniversaire de mariage, bière à 1$ et brochettes de crevettes à 5$ dans un resto constitué de 2 conteneurs et tables de pique nique. Les traces de l’ouragan Lenny n’ont pas encore fini d’être effacé. Beaucoup de bâtiments sont encore en réparation. Beaucoup de carcasses de bateaux jonchent le littoral de l’île et du lagon. Le lendemain après avoir été invité à fêter le départ d’un pasteur,  le responsable du ¨marine net¨ à la radio, nous nous retrouvons tous sur une île dans le lagon à jouer au volley ball ou à la pétanque. 
Le mouillage de Marigot, avec au fond le mouillage du "lagon" et Sint Maarten à l'extrèmité
 Dans la journée la plupart des bateaux Américains ancrés sur le côté Hollandais (à cause des services disponibles et l‘anglais) déménage sur le côté Français qui de l’avis de tous est plus intéressant… the baguettes and "croissansses" comme ils disent!   D’ailleurs c’est difficile à battre, les baguettes se vendent 0,75.  Du vin français est disponible à 1,47 le 75cl, en plus la ville est plus propre et beaucoup plus conviviale, les gens plus aimables et souriant et tout est à distance de marche.  J’en profiterai pour acheter quelques babioles dont une batterie marine (moins chère) et faire faire une nouvelle filière pour le bateau.  Je réussis enfin à faire réparer notre pilote automatique, depuis 8 mois que nous essayons de trouver un dépositaire Raytheon qui daignerait y jeter un coup d’œil!
Que ce soit à Annapolis, Miami ou Road Town, tous étaient débordés ou n’avaient pas l’outil nécessaire.  D’ailleurs c’est de la fiction de dire que sortis des USA ou surtout de la Floride qu’il n’y a pas moyen de faire réparer un voilier.   Notre expérience en Caroline où nous avons dû dépenser 90$ de téléphone et 50$ de frais de transport pour notre ¨cutlass bearing¨ qui est INTROUVABLE aux USA, ici il est sur la tablette dans tous les magasins d’accastillage...et il y’ en a 4!   Pour la première fois depuis les USA, nous trouvons des kiosques à journaux avec TOUT les magasines français (et il y en a BEAUCOUP) et les journaux internationaux. Les boutiques offrent autres choses que les sempiternels T-Shirts, mais offrent de la lingerie fine, des robes, des souliers, du parfum et tous de qualité. Sur l’esplanade des marchands d’artisanats offrent des tissus, des paréos, beaucoup de sculptures, de peintures et de bijouteries très créatives, on est loin des zillions de T-Shirts de plus ou moins bon goûts offerts depuis les USA. Les téléphones ici sont fonctionnels et nous réussissons enfin à avoir des nouvelles par Pocketmail de la vente de notre condo…Vendu!
Si on compare en dollar US et qu’on prenne Montréal comme point de repère, et qu’on prenne les denrées les plus élémentaires comme le poulet, porc, pain, fromage, légumes et fruits, bières, vin de table, et diesel. Voici nos constatations (pas très scientifique) : Montréa : 100, USA: 150, Bahamas: 165, Turks: 155, République: 90, Puerto Rico: 145, U.S.V.I.: 150, B.V.I. à Road Town seulement: 145 et 160 ailleurs, Saint Martin: 135, St Barths: 145, Guadeloupe: 150.
27 Avril au 5 Mai 2001

lundi 23 avril 2001

Trellis Bay/The Baths/North Sound/Leverick Bay, Virgin Gorda BVI

Après une nuit un peu agité, nous nous dirigeons 8,0nm plus loin, le 23 vers ce qui est probablement l’endroit le plus connu et le plus photographié des Vierges, ¨The Baths¨ un amoncellement phénoménal de grosses pierres jeté sur une très belle plage.
The Baths, BVI
 Laurence Rockefeller ne si était pas trompé et y avait ouvert un autre hôtel ainsi qu’une marina. L’endroit s’appelle ¨The Baths¨ parce qu’a la base des immenses rochers, on croirait voir des piscines aux eaux cristallines, à l’intérieur de ce dédale de rochers nous plongeons et longeons des canyons, des passages, des grottes et croisons des bancs de poissons multicolores. 
Heureusement l'eau "crystal clear", parce qu'il y' a des gros cailloux!
Malheureusement il est impossible de rester ici pour la nuit, l’ancrage est vraiment trop rouleur. Dans l’après-midi, nous quittons la magnifique plage bordée de palmiers (encore Rockefeller!) et allons nous ancrer l’autre côté de l’île dans la baie de North Sound, plusieurs mouillages s’offrent à nous mais entre ceux qui sont rouleurs, ceux qui ne tiennent pas et celui où un orchestre rock joue, nous choisissons Leverick Bay à côté de celui de Drake’s donc si jamais l’expérience de Trellis se répète il nous sera facile de changer de place et ce, même en pleine nuit.
France devant les éboulis de The Baths
Nous sommes ancrés à côté de ¨Lighthouse Marina¨… comme celle de Rico au lac Champlain!   La marina offre un resto-bar donnant sur une piscine, lavoir, toilettes et douches, mais la s’arrête les comparaisons, le site est très très beau, les couleurs des bâtiments sont très ¨sud¨ et un petit hôtel complète le tout. 
Le mouillage de Drake, le dernier avant, soit Anegada ou St Martin
Il y a même un voilier canadien qui fait du ¨charter¨ à la journée. Nous restons ici à attendre une fenêtre météo pour notre dernière grande traversée et aussi attendre nos amis Mexicains de ¨Errante¨ qui doivent venir nous rejoindre. Nous prendrons un taxi pour aller dédouaner l’autre côté de l’île à Spanish Town et ensuite St Martin!
23 au 26 Avril 2001

jeudi 19 avril 2001

Peter Island/Nanny Cay/Road Town/Trellis Bay, Tortola BVI

Nous retournons à Road Town ou nous avons rendez-vous avec nos amis Mexicains pour continuer la route vers Saint Martin. Nous arrêtons à Nanny Cay Marina pour remplir l’eau et le diesel, (0,12 et 2,64 le gallon, un record!) nous en profitons pour visiter quelques bateaux à vendre, mais cette fois-ci, il n'y a rien de vraiment intéressant, le nôtre est encore le plus beau, dans sa catégorie.  Juste pour le plaisir de "saliver" allez voir: http://www.bviyachtsales.com
BVI Yacht Sales, semble bien équipé et a une approche sérieuse, et les prix sont "logiques".
Nous sommes ancrés devant le nouvel emplacement des bases de locations Moorings (160 bateaux) Horizon, Conch Yachts, Sunsail, Stardust… Ça en fait des voiliers et beaucoup de catamarans mais le plus impressionnant encore est une petite baie ou rangée après rangée de voiliers flambant neuf encore démâtés et emballés sont à l’ancre serrés les uns contre les autres. Ils sont tous au couleur de Moorings, Sunsail et Stardust, il ne reste que leurs heureux propriétaires à en prendre livraison. Il y en a pour des millions, j'espère qu'ils ont de bonnes assurances...parce qu'un ouragan ici, ce serait la totale!
N.B. : L’épicerie et surtout les vins sont beaucoup moins chers que dans les autres îles, par exemple un litre de vin FRANÇAIS se vend 4,19$, du californien 1,5L se vend 5,99$, du jamais vu depuis le Maryland.
19 au 21 Avril 2001

22 Avril, ¨grosse journée¨ aujourd’hui!  Nous allons complètement à l’autre extrémité de Tortola ou un des plus beaux ancrages des Vierges nous attend, et cette fois-ci, c’est vrai! Après avoir fait 9 milles le vent dans le nez, avec des pointes de 32kn on arrive dans une baie qui offre sur le côté Est de la place pour s’ancrer dans 10 pieds d’eau malgré l’omniprésence des boules de mouillages. 
L'ancrage le plus connu de toute les Vierges
 Plusieurs bateaux Canadiens et Français y sont ancrés parmi la majorité de bateaux de charter. Juste en face, à moins d’un mille de nous, un des mouillages les plus photographiés (Marina Cay) des Vierges est visible. Pas question de s’y ancrer parce que la profondeur varie de 60 à 120 pieds, donc ouverts seulement à qui veut payer pour prendre un mouillage (20US$). Nous y passerons une nuit assez agitée parce que des grains passent sans arrêt et qu’un voilier de 60’ se promène au bout de son ¨élastique de nylon¨ et vient régulièrement nous frôler. Le claquement des drisses ou le bruit de l’eau frappant sa coque m’avertit de son arrivée… c’est ce qu’on appelle dormir d’un œil!
22 Avril 2001

lundi 16 avril 2001

Road Town/Maya Cove/Key Bay, Peter Island BVI

On se déplace de 2,3nm le 16 avril et nous nous ancrons dans une baie déserte, il n’y a que nous et six mouillages vides. Nous nous ancrons parmi eux, derrière Buck Island. À part d’une marina pas très loin, il n’y a rien excepté le site lui-même qui est très beau mais très, très rouleur.  (Voir la carte du 21/22 avril, Trellis Bay)
16 Avril 2001

Key Bay sur Peter Island...sous Little Harbor
 Après à peine une heure de voile et 6,5nm, nous nous ancrons à côté d’un voilier de 65 pieds, ¨Sunshine¨ du Colorado. Quelques minutes après 2 catamarans ¨Privilèges¨ de 39’ s’ancrent près de nous. Nous sommes mieux abrités qu’hier, ici le roulis est presque absent. Le proprio du 65 pieds, nous invitent ainsi que les 2 couples des catamarans à venir prendre le ¨happy hour¨. C’est la deuxième fois que ça nous arrive de se faire inviter par de parfaits inconnus à bord de leur bateau avec d’autres voiliers aussi inconnus. La soirée est très agréable et encore une fois empreinte de beaucoup d’humour. À croire que les ¨pleins¨ Américains sont plus relax et joviales que bien d’autres "pleins et pas si pleins".
Le lendemain, on fait un peu de plongée, mais à part d'admirer la coque de Yallah!, il n'y a rien à voir.
17 et 18 Avril 2001

samedi 14 avril 2001

The Bight/Road Town Harbour, Tortola BVI (5,8nm)

Après avoir survécu à un vendredi 13 à Norman nous allons nous ancrer à l’entrée de Road Town près d’un haut fond protégé par Burt Pt.. tout près de Road Reef Marina ou sur ma vieille carte de 1975 est indiqué "The Moorings".  Road Town a vu naître les premières grandes compagnies de charter, ma vieille carte indique les endroits propice pour s'ancrer...mais aujourd'hui vous y trouverez probablement des "moorings", au moins sa donne une idée des endroits moins rouleur, et donne plus de détail, sur les hauts fonds et le "local knowledge", ce que le guide courant de N. Scott ne fait jamais.  
Road Town et les mouillages suggérés...en 1975, les noms ont changés, mais toujours d'actualité!
Toujours selon N. Scott, il y a un ancrage. En fait, il y a encore une fois des mouillages et les espaces restants sont pris par des défenses attachées à une ancre pour ainsi réserver la place à un éventuel retour d’un bateau local.  J’essaie tant bien que mal à m’ancrer entre deux bouées, à la 3e tentative, on réussit à garder une distance sécuritaire de l’éventuel bateau… qu’on ne verra jamais. Nous sommes venu à Road Town pour évidemment visiter, avec un petit effort sa pourrait être beau!  Mais nous venons aussi pour faire nos provisions, téléphoner et célébrer Pâques comme il se doit.
Nous arrivons donc à l’église avant le début de la cérémonie, soit 5 minutes avant l’heure indiqué et rencontrons le curé en train de faire ses adieux!   Je lui demande s’il n’y avait pas une messe de prévue, il me répond que oui mais à l’autre bout de l’île, et de nous offrir un ¨lift¨ dans son 4X4.  Alors on s’entasse et on file à une vitesse folle en direction de ¨East End¨, en route nous arrêtons et embarquons des enfants et leur mère, je me retrouve dans la ¨boîte¨ du 4x4 en compagnie d’un superbe noir habillé d’un caftan africain (c’est le guitariste pour la messe) qui à chaque bosse ou courbe, le long d’un précipice ou pire quant il voit ma face changer de couleur quant nous rencontrons une voiture en sens inverse (on roule à gauche ici) lance un grand sourire et dit ¨Its God’s will¨.  La route et les conducteurs sont absolument déments, et j’inclus le curé qui conduit en forcené pour arriver évidemment 10 minutes en retard à une superbe église pleine à craquer avec d’immenses ouvertures donnant sur la mer. La messe est donnée sur fond de musique caraïbafricain et d’une façon très conviviale. Le retour se fera dans à peu près les mêmes conditions mais avec cette fois-çi le joueur de tam tam comme conducteur. Nous avons certainement gagné des points pour aller au paradis!  Nous ne resterons pas plus longtemps à notre ancrage, parce que très rouleur, les traversiers passent à proximité et il semble que la clientèle de la marina est largement constituée par des ¨cigarettes boats¨ pétaradant et partant à toute heure du jour et de la nuit. Un autre petit détail oublié par notre guide Nancy Scott.
N.B. : Si vous envisagez de faire les Vierges, je vous suggère de magasiner pour un autre guide que le N. Scott qui est en fait un guide touristique et très peu nautique. Le N. Scott contrairement à d’autres, ne parle presque jamais de la tenue d’un ancrage, s’il est rouleur, sa protection mais s’attarde surtout sur les bars et restaurants et ce, avec une multitude de détails...appuyée comme par hasard de la publicité du dit bar ou resto.   A Road Town par exemple, il expédie le sujet des ancrages en à peu près 4 lignes et 10 pages pour le reste incluant des notes absolument inutiles comme celle ou il mentionne ¨la jolie et vieille maison victorienne mauve affectueusement connue sous le nom de Purple Palace…qui abrite les services de l’excellent Dr XYZ spécialiste en chirurgie plastique¨!!!
En fait, c'est un guide écrit pour les loueurs qui étant en vacances, sont plus intéressés par les baies avec "mooring" ou ils peuvent trouver un restaurant ou un bar. Pas tout à fait la même optique qu'un "liveaboard".
14 et 15 Avril 2001

vendredi 13 avril 2001

Soper's Hole/The Bight, Norman Island BVI (7,7nm)

Selon N. Scott, le meilleur ancrage de Norman est la baie de Bight et que c’est un ¨must see¨. Il mentionne de faire attention de ne pas s’ancrer trop près des mouillages installés par un resto.  La baie est grande et magnifique mais encore une fois les informations de N. Scott sont très incomplètes ou inexactes, parce qu'il y a 85 mouillages et ils restent à peine de la place pour une dizaine de voiliers à l’ancre et cela tiendrait du miracle. Au moment de notre arrivée, la baie est au 2/3 vide et il y a 2 très gros voiliers de croisières (un 3 mats et un 4 mats) en train de décharger leurs passagers par des navettes . 
Le mouillage de "The Bight", celui de Privateer Bay, n'est pas recommandé pour passer la nuit
 Nous avons à peine fini de nous ancrer dans 30 pieds d’eau que la baie se remplie à pleine capacité de voiliers de location. Il y en a partout, qui vienne, reparte avec 3 ou 4 personnes sur la proue donnant des directions toutes différentes au capitaine qui essaie de s’y comprendre dans le va et vient des bateaux qui cherchent une place de libre. À travers ce chassé-croisé des gens se baignent et d’autres bateaux encore tentent de s’ancrer. Pour finir le plat, une armada de ¨cruisers¨, petits et grands en provenance de Puerto Rico viennent faire la fête. (C’est le congé de Pâques) Belle soirée tranquille en perspective!   Avec tout ce monde, je ne crois pas que l’occasion se représente de trouver un deuxième trésor du style du ¨Nuestra Senôra¨ trouvé caché dans une grotte en 1750 avec 450,000$ d’or, d’où l'idée qui servit au roman de l’Île au Trésor de Stevenson...d'ailleurs pour vous faciliter la tâche, l'endroit est bien indiqué sur la carte, au cas ou...
A défaut de trouver un trésor, un catamaran loué par des Ontariens, s'approche et nous offres tout leur restant de nourriture, dont une belle meule de fromage intacte!
13 Avril 2001

mardi 10 avril 2001

Green Cay/Cane Garden Bay/Soper's Hole, Tortola BVI

Après avoir passé la nuit avec seulement 2 autres voiliers dont un de 110’ que déjà à 08h00 des charters arrivent, l'un d’eux malgré toute la place encore disponible s’obstine à vouloir s’ancrer près de nous. Après 2 tentatives ou il vient à 5 pieds de nous rentrer dedans, nous décidons de lever l’ancre avant sa 3e tentative et de traverser vers Tortola, un petit 3,3nm. Nous nous ancrons devant une plage bordée de cocotiers et de resto-bars. L’endroit offre une protection presque totale et est magnifique, nous sommes arrivés à l’heure idéale, les charters quittent en masse et nous nous ancrons dans 6 mètres d’eau dans la partie la mieux protégée du ¨swell¨de la baie. 
À peine une heure plus tard la baie se remplit de nouveau. Nous aurions aimé rester quelques jours, mais le guide Nancy Scott plus préoccupé à faire la promotion des bars et restaurants de la place à juste oublié de mentionner que l’endroit est carrément intenable aussitôt qu’un méchant ¨swell¨ s’installe. 
La seule place confortable, si libre est ou le "C" de Cane commence.
 Toute la nuit, on se fait soit bercer gentiment et les voiliers tournent sans arrêt sur leurs mouillages et risque de s’accrocher, tellement qu'a un moment donné un dinghy avec des Porto-Ricains vient pousser sur un voiler qui approchait dangereusement du notre, je l'attendais avec ma gaffe.  Quant ce n'est pas un voilier attaché à un élastique qui semble vouloir nous rentrer dedans, soit qu’on joue au pendule et le bateau roule de 20 à 30 degré d’un bord à l’autre.  Il faut aussi faire très attention au dinghy dock, sinon le swell pourrait vous jouer un très mauvais tour, surtout si le dinghy à réussit à passer en dessous!
Le lendemain matin, la baie se vide pour être probablement remplacé par d’autres dans la journée qui auront suivi les conseils du guide nautique de Nancy Scott.  En vérifiant dans un très vieux guide nautique datant de 1975, l’endroit est totalement déconseillé à part en plein été!
10 Avril 2001

Trop heureux de quitter cette machine à laver, nous nous dirigeons 6,5nm plus loin vers Soper’s Hole qui est une baie profonde et bien protégée avec un très joli village avec épicerie complète et ou deux marchés nous attendent. Le guide Nancy Scott mentionne que l’endroit offre des mouillages et de la place pour s’ancrer…il y a exactement de la place pour 4 voiliers à l’ancre!  Par contre on aurait dû se douter que N. Scott suggère l’endroit à cause des commerces, ce n’est pas pour rien qu’il y a une soixantaine de mouillages à 20US$. 
Notre mouillage presque à l'extérieur de la baie, mais moins rouleur que Cane Garden Bay
 Nous nous ancrons malgré tout à l’entrée de la baie, en fait presque complètement à l’extérieur, à côté d’un voilier Suisse.
N.B. : Épicerie très cher, directement sur le quai ou un peu en retrait, 2 autres minuscules épiceries locales…si vous ne les dérangez pas trop, ils vous serviront peut-être!
11 et 12 Avril 2001