Journal de Bord

La description détaillé au jour le jour du voyage de 5 ans du voilier Yallah! Un voilier GibSea 34 au départ du Lac Champlain, les préparatifs, la descente du Hudson et le voyage vers la Floride par l'Intracoastal. La traversée vers les Bahamas et la descente jusqu'au Venezuela et le retour à St Paul de l'Île aux Noix.
Des anecdotes, des guides nautiques, des cartes, des trucs...quoi faire ou ne pas faire, les mouillages...des bons et moins bons endroits!

lundi 1 juillet 2002

Ste Anne/Rodney Bay/Vieux Fort/Bequia/Tobago Cays, St Vincent

Le grand départ!  On est le 1er juillet et la saison des ouragans approche à grand pas!  Cette année nous avons comme programme d'aller vers le Venezuela avec arrêt technique à Tobago et Trinidad.  Nous quittons Ste Anne et filons sous voile avec un bon vent, journée très agréable.  Dans notre sillage ¨Sol¨ et ¨Katak¨ deux voiliers du Québec nous rattrapent lentement mais sûrement.  
Rodney Bay et ses couchers de soleil garantie en Technicolor!
 Nous nous ancrons après 22,2nm dans Rodney Bay à Sainte Lucie à 2 heures de l’ après midi et ne faisons pas nos douanes, demain, sans attendre nous continuerons vers l’extrémité sud de l’île.
1 juillet 2002

Accompagné par nos deux Québécois, nous filons sous la protection de l’île à un ancrage situé à 28,1nm, complètement a l'autre extrémité de l’île.  Depuis plusieurs fois, je voulais aller l’essayer parce qu’il nous positionne plus prêt de notre prochaine étape, Bequia, ce qui nous évite d’arrêter à St Vincent… Un autre avantage, c'est que si jamais il fallait prendre l'avion ou allez chercher quelqu'un à l'aéroport, c'est juste à côté.
   
Le mouillage "ouvert" de Vieux Fort, Sainte Lucie.
Le voyage se fait bien, mais la remontée vers Vieux Fort est plus ardue avec le vent et les vagues en plein dans le nez.  Je ne ferais jamais le même voyage dans des conditions moins bonnes, surtout qu’en réalité la distance est finalement la même que si nous avions arrêté à Marigot.  Le mouillage n’est pas terrible, des coups de vent très fort déferlent du fond de la baie, le courant fait tourner le bateau dans tous les sens.  Vivement demain!
02 Juillet 2002

On avait l'intention de passer l'île de St Vincent par la côte "Au vent", mais après une demi heure à se faire brasser inutilement on vire de bord et on se lance par la côte "Sous le Vent".  La traversée de Sainte Lucie à Saint Vincent se fait très bien, nous descendons très vite et une fois sous la protection de Saint Vincent nous longeons la côte jusqu’à mi-chemin de l’île.  Le vent tombe complètement et arrivons à l’autre extrémité de l’île ou un gros, mais un très GROS nuage blanc/noir nous attend pour la traversée vers Bequia.
Yallah! en fuite...
Sa manque pas, à peine éloigné de la côte, le vent monte à 35kn, heureusement que j’avais laissé mes 2 prises de ris.
Yallah!  La fuite vers le port de Bequia
On déboule à un train d’enfer vers l’entrée d’Admiral Bay, les vagues deviennent assez impressionnantes mais juste avant d’arriver le vent se calme un peu et nous sommes reçus par un photographe, debout, attaché à son annexe, d’une main il positionne son annexe et de l’autre prend des photos (superbes) de Yallah! Nous avons pour la première fois des photos de Yallah! en plein action dans l’écume des vagues…
On entre dans Admiralty Bay au grand galop.
Le soir même, le photographe fait la tournée des bateaux avec des feuilles contacts et un agrandissement 8X10 (on est avant l'ère numérique!) et prend les commandes.  A la première heure, le lendemain matin, la marchandise est livrée avec ou sans cadres. Ce qui prouve que certains locaux sont très débrouillards.  D’ailleurs, ce photographe est le même que nous avions vu à St Martin pendant la course Heineken et qui prenait des photos de chacun des 250 participants.
03 au 6 Juillet 2002

Après avoir fait notre entrée officielle dans le territoire de St Vincent à Bequia on se déplace 23,5nm plus loin vers l'endroit qui vaut à lui seul le voyage dans les Caraïbes.  Toujours l’endroit le plus extraordinaire de toutes les îles (à date).  Nous y restons, le temps de faire des photos avec une caméra étanche.  
Le mouillage des Tobago Cays, St Vincent
Le seul poisson que je n’ai pas réussi à photographier est un requin de 5 pieds, qu’on rencontrait à chaque fois que nous avons plongés et l’on plongeait 2 fois par jour!  Il devait être gêné…ou pressé!  
 Comme nos amis ¨Sol¨ décident de partir après seulement 2 jours,  nous on préfère rester, et sa tombe bien!  Nos amis Suisses de ¨Born Free¨ ainsi que nos amis Américains, sur le cata ¨Side by Side¨ nous rejoignent
06 au 11 Juillet 2002

jeudi 9 mai 2002

St Pierre/Grande Anse d'Arlet/Ste Anne/Le Marin

Un petit 16,3nm plus loin on s'ancre dans de des hauts lieux de la voile.  Beaucoup de bateau dans une belle baie.  L'eau y est très claire sur un fond de sable..  Dans le fond de la baie, une belle plage bordée de cocotiers et de petits restos, mais pas réellement de village comme tel, ce qui, en bout de ligne, n'est pas vraiment notre "bag".
9 au 11 mai 2002
Un cadeau pour les yeux!  Le Belem passe majestueusement devant la baie.
Un autre 11,4nm et on pourrait dire "Home Sweet Home" on se croirais chez nous!  Notre quartier général!   La plage de St Anne bordée par les cocotiers du Club Med nous donnes pour une rare fois la possibilité de marcher sur du sable, se baigner en touchant le fond, le tout à 100 mètres du bateau.  En boni, le village de St Anne à 500 mètres du bateau offre avec son marché, quelques petites épiceries et surtout son kiosque à journaux bien fournis, une qualité de vie difficile à battre.
S’il y a une capitale du nautisme dans les Caraïbes, c’est bien Le Marin.  On y trouve de tout et aussi tout les corps de métiers, et ce n'est qu'a un petit 3 miles plus loin dans une baie profonde, Le Marin avec son ancrage très bien protégé nous attend au cas ou…Pour nous, ce n’est pas les tempêtes qui nous y poussent mais plutôt une tempête de petits problèmes sur le bateau.
Un "petit" catamaran attend son tour pour aller caréner. Si la marina est capable de prendre un monstre pareil, ils n'auront aucun problème avec votre petite chaloupe!
Nous y allons à répétition, nos voisins de mouillages doivent se poser des questions, à plusieurs reprises nous revenons du Marin nous ancré à St Anne et le lendemain on retourne au Marin avec un nouveau problème.  Au point qu’une journée nous y retournons après 3 faux départs, remorqué par ¨Born Free¨ le bateau de nos amis Suisse.
Nous y ferons réparer notre annexe par un atelier (La Survy), ce qui veut dire pas de moyen de transport pendant une semaine, heureusement que ¨Sea Escapade¨ et ¨DamLine¨ nous servent de taxis, ¨Wind Master¨ et ¨Graffiti¨ viennent aussi à la rescousse, nous ferons vérifier notre frigo qui à un comportement étrange.  Mais le nec plus ultra, seras notre panne majeure de moteur…
Nous partons du Marin et tombons en panne dans le chenal, on revient cahin caha se remettre à l’ancre.  Il y a de l’air dans le circuit de diesel, une petite rondelle de 0,25¢ en est la cause.  En croyant réparer, nous empirons le problème, on retombe en panne 40 minutes plus tard en plein dans le goulot du Club Med, nous devons donc nous rendre sous voile jusqu'à St Anne.  Le lendemain ¨Born Free¨ nous ramène à notre point de départ.  Le boulon qui retenait la fameuse petite rondelle à ¨bouffé¨ le filage et l’air s’infiltre de nouveau dans le circuit de fuel.  Avec l’aide de ¨La Marquise¨ (Encore un autre bateau Québécois!) nous taraudons et installons un nouveau boulon plus étanche…le lendemain, nouveau départ vers St Anne…repanne!!!  Il y a une autre fuite d’air dans le système, celle-ci est beaucoup, BEAUCOUP plus grave.  Il y a du diesel à profusion dans le compartiment moteur et dans le coffre à voile…nous en retirerons une quarantaine de litres!  Au moins on à un avantage, on sait ou est la fuite, dans le coffre à voile…malheureusement derrière le réservoir de retenue des eaux usées de 25 gallons en INOX!  Après 3 heures de travail, je réussis à EXTRAIRE le réservoir et découvre la fuite, et ce, grâce à ma scie à métal…j’ai été obligé de couper le réservoir à m…. en deux morceaux pour pouvoir le dégager.  En bonus, on découvre, toujours caché par le réservoir, le câble d’accélérateur qui lui ne tenait plus qu’a un fil, sans jeux de mots!  Si cette panne était survenue dans les environs de Trinidad avec son courant de 3kn on se serait retrouvé quelques part en Amérique Centrale ou plus probablement échoué sur un des îlots Vénézueliens.
Une fois la réparation faite, nous retournons enfin à St Anne…pour apprendre que ¨Jonathan IV¨ nos compagnons de voyage depuis Montréal et que nous n’avions pas vu depuis Novembre 2000 sont ancrés….au Marin!  Une heure après notre arrivé, nous retournons au Marin!  Les bateaux du mouillage nous regardent d’un drôle d’air, je me demande bien pourquoi!
Les deux frères "jumeaux"
Nous voyons ¨Jonathan IV¨ ancré à la place que nous avions tant eu de misères à quitter.  Nos copains Réal et Claudine nous font de grands signes…il y a beaucoup d’émotions dans l’air!  La seule chose qui assombrit un peu l’atmosphère des retrouvailles, est l’absence de Caramel…qui a malheureusement terminé son voyage chez un vétérinaire.
Mais ¨Yallah!¨ n’a pas terminé sa ¨saute d’humeur¨,  le lendemain de notre ¨happy hour¨ marathon, ou nous avons raconté réciproquement nos ¨exploits¨ de navigation, nous découvrons que nous avons maintenant une importante fuite d’eau causée par le moteur, le ¨%X £&**ZZ!!!
Encore une petite réparation facile, une petite plaque de métal (0,50¢) retient 2 tuyaux en cuivre qui connectent tout l’ensemble à l’échangeur de chaleur…mais évidemment, dans un bateau c’est jamais simple.  Pour y avoir accès, il faut démonter l’alternateur, enlever le filtre à eau et se trouver face à face avec un petit c…..de boulon de 10mm complètement rond et impossible à enlever.  Trois heures plus tard, (On est dans le sud, on travaille toujours en tranche de 3 heures!) j’abandonne.  Demain, ça ira mieux!  Réal de ¨Jonathan IV¨ s’offre à aider et l’on démonte l’échangeur de chaleur et tout ce qui suit…vous ai-je dit que nous avons un ¨merveilleux¨ Volvo?  Nous y passerons TOUTE la journée…c’est la façon de ¨Yallah!¨ de souhaiter la bienvenue à Réal!
Tout est revenu dans l’ordre…en fin de semaine départ vers le Sud!  La kyrielle de travaux petits et grands nous auras pas empêchés de visiter un peu plus l’île qui demeure la plus belle, la plus intéressante de toute les Caraïbes.
France avec l'équipage de Side by Side sur la plage des Salines.
Avec nos amis Américains ¨Side by Side¨ (revus après 6 mois) nous avons visités les Salines, dînés dans un resto Brésilien et avons finis la soirée a regarder un film sur leur catamaran ancré dans Anse Mitan.  Nous sommes retournés à Fort de France pour magasiner dans les boutiques de bébé pour une petite robe pour Melody, ma nouvelle petite fille.  Nouvelle expérience de grand papa!  Notre arrêt nous permets de faire connaissance avec ¨Arlequin¨ encore un bateau Suisse (notre spécialité…) un superbe Amel Super Maramu, une chaloupe de 52’ équipée de propulseur d’étrave, génois et GV électrique, lave linge, lave vaisselle etc etc etc.  Nous avons aussi été couché dans une maison appartenant à une Québécoise mariée à un Français, dans un vrai lit dans une vallée absolument merveilleuse en pleine nature…par contre les crickets et les grenouilles font BEAUCOUP de bruit!
12 Mai au 30 Juin 2002

vendredi 3 mai 2002

Gosier, Guadeloupe/Portsmouth, Dominique/St Pierre, Martinique

Nous partons à 6 heures du matin, nous avons 37,2nm à faire et la journée s’annonce très belle, la météo depuis quelques jours annoncent toujours la même chose…vent 15/20kn, ESE, possibilité de grain avec vent 30kn. Au large de Marie Galante nous croisons le ¨ferry¨ superbe catamaran qui relie la Guadeloupe et la Martinique en un temps record. Il est impressionnant avec son immense sillage qui jaillit de ses turbines. Une fois les Saintes dépassées, nous captons un avis aux petites embarcations, en fait la radio demande de ne pas naviguer inutilement???  Pourtant, il fait très beau et hier encore les pronostics pour les prochains 24 heures étaient bon.
A 15 miles de la Dominique le vent se met à souffler plus fort (20kn) et arrivons dans la baie de Portsmouth. 
L'immense Baie de Portsmouth, Dominique
 Le mouillage est superbe et bien protégé, toute la nuit le vent souffle, mais au matin à 6 heures, c’est le calme plat et je vois 4 ou 5 voiliers partir vers le sud. Ils ont du capter une bonne météo.
3 Mai 2002


La mer est comme un miroir, je décide de lever l’ancre immédiatement, on a une grosse journée à faire, 53,3nm, avec un calme comme ça, on déjeunera en route. Si plusieurs voiliers ont décidé de partir, c’est que la météo est bonne et que mieux vaut ne pas retarder, demain sera peut-être mauvais…
Nous longeons la côte, quelques fois de brusques coups de vent passent entre les montagnes et couche le bateau. Heureusement, que sa dure pas longtemps, mais c’est désagréable. Un à un les voiliers s’arrêtent et s’ancrent en cours de route et nous, nous arrivons au bout de l’île dans le passage de la Dominique. Il ne reste qu’un 2 mâts devant nous, heureusement, ça nous permet de nous préparer parce que subitement il se met à gîter, disparaître dans les creux, se met face aux vents à deux reprises. Sa doit brasser!
Nous arrivons à notre tour à l’extérieur de la protection de l’île. C’est l’enfer!  Heureusement que par paresse et parce que je croyais faire du moteur (par manque de vent) j’avais gardé mes deux prises de ris, subitement la mer se creuse dans des vagues de 2 à 4 mètres, elles viennent de toutes les directions, le vent se met à souffler 20, 30, parfois 35 nœuds!  Belle journée en perspectives.  France, ma barreuse favorite, démissionne.  Le chat est vert et nous le laisse savoir.  Après une journée ¨tonique¨ (comme disent les Français) nous arrivons enfin et ancrons à St Pierre à 16h30, fatigués mais contents.
Des yoles donnent un beau spectacle en passant devant le mouillage
La ville est en plein préparatifs pour les célébrations du centenaire de l’éruption du Mont Pelée. Comme d’habitude, ils s’y prennent un peu tard…refaire la rue principale, peinturer toutes les maisons sur le front de mer et les rues immédiatement après, je ne pense pas qu’ils réussissent dans les temps, peut-être pour le deuxième centenaire? De toute façon, le peu qu’ils font changent beaucoup l’aspect sinistre des maisons couvertes de suies. Parce que beaucoup de gens semblent l’ignorer mais l’éruption catastrophique de 1902 (29,000 morts) à été suivi par plusieurs autre jusque dans les années 30.
Le mouillage de St Pierre "à l'ancienne" avec le Pictou, navire Canadien
Les journées du 7 et 8 Mai sont les plus intéressantes. Les vieux gréements arrivent au nombre de 14 et s’amarrent comme à l’époque, proue face à la mer sur leurs ancres et poupe attachée à un corps morts vers la plage. Le décor 1902 est monté et près pour la reconstitution de l’éruption. Le magnifique 3 mâts ¨Belem¨ arrive toutes voiles dehors, très impressionnant! 

Le Belem le seul vieux gréement Français encore actif et qui était présent en 1902
 Le ¨Belem¨ est doublement intéressant parce qu’il était venu pour la première fois venu à St Pierre en mai 1902, et parce que le port était bondé, son capitaine avait décidé de s’ancrer dans une autre baie…ce qui fait de lui le seul survivant de l’éruption. Pour son deuxième voyage à St Pierre une place d’honneur lui est réservée. Dans la soirée un spectacle son et lumière est donnée avec en arrière plan le Mont Pelée toujours aussi impressionnant (il est toujours sous haute surveillance, étant officiellement actif) l’apothéose est évidemment un énorme feu d’artifice. 
 
Le Belem le seul vieux gréement Français encore actif et qui était présent en 1902
Nous sommes ancrés aux premières loges et de voir les silhouettes des vieux gréements avec en second plan les vieilles maisons de St Pierre se détachés sur le fond créés par les énormes bouquets du feux d’artifice, restera un de nos beaux souvenirs.
Le Mont Pelée, presque toujours caché par des nuages
4 au 9 Mai 2002

mardi 23 avril 2002

St Louis/Pointe à Pitre/Gosier, Guadeloupe

On lève l'ancre et 19,3nm plus loin nous sommes de retour à Pointe à Pitre ou nous avions apprécié l’ancrage… pas le plus jolie mais certainement l’un ou sinon le plus pratique. Nous sommes à faible distance de la marina avec tous les services nautiques et internet. Nous sommes aussi devant un ¨Ship¨ (pour parler comme les Français!) c’est un des magasins nautiques les plus complet ou on trouve de tout ou presque. Mais le mieux est la proximité du centre ville avec son marché, toutes les épiceries facile d’accès par autobus (pas cher) avec en boni, un EconoMax devant le ¨dinghy dock¨,  très pratique et surtout que maintenant on sait que c'est l'épicier "de base" le moins cher.
 L'équipage fête son anniversaire de mariage... France en rit au larme!
Pendant notre séjour à Pointe à Pitre, nous verrons de vieilles connaissances réapparaîtrent, ¨Born Free¨, ¨WindMaster¨, ¨DamLine¨, ¨SeaEscape¨, les premiers signes du rassemblement pour la descente vers le sud.
Nous devions rester ici jusqu’au 7 Mai pour participer au salon nautique de bateaux usagés, mais comme nous sommes dans les îles Françaises, rien ne se fait sans subventions donc c’est annulé et ce malgré les informations contraires publiés dans les journaux nautiques. Nous décidons donc de partir immédiatement pour ne pas manquer les fêtes de St Pierre, j’espère qu’ils ont reçu des subventions…sa fait seulement 5 ans qu’on en parle!
Islet de Gosier... extraordinaire!
 Nous nous sommes ancrés ici dans l’après-midi pour pouvoir partir plus tôt vers la Dominique, et surtout sortir du port de Pointe à Pitre à la lumière du jour. L’ancrage est mieux placé pour un départ aux aurores, on sauve 2,2nm et l’on veut au moins pouvoir nous baigner dans une eau très propre dans un environnement très ¨carte postale¨.

23 Avril au 2 Mai 2002

dimanche 21 avril 2002

Le François/St Louis, Marie Galante, Guadeloupe (18,7nm)

Nous partons à la suite des navettes en direction de Marie Galante. En sortant de la barrière de corail, nous comprenons ce qui à bien pu se produire au voilier qui s’y était échoué.  À mesure que nous avançons vers l’extrémité du chenal, le bateau passe de 4kn à 2kn et l’on fait face à des déferlantes d’au moins 8 à 12 pieds! Ce n’est pas le temps de faire une fausse manœuvre ou que le moteur cale, les rochers à fleur d’eau sont à moins de 10 pieds de chaque côté!  Mais au moins on avance et on maintient le contrôle du bateau. Je ne rentrerais certainement pas dans les mêmes conditions, le risque de prendre une vague de côté et de se faire déporté est trop grand. Donc l'entrée du François à conseillé par beau temps seulement et évidemment de jour!
Le reste du voyage est très agréable et nous nous ancrons dans une très grande baie devant un petit village entouré de très belles plages. Étant donné que nous sommes en élection (les présidentielles françaises) le village est mort, mais joli.
Un "poilu" monte la garde devant la rade de St Louis, Marie Galante
Le lendemain nous prenons un ¨bus¨ pour Grand Bourg, très jolie ville, beaucoup plus vivante que Saint Louis. 
Une maison abandonnée de Saint Louis, prête pour un nouveau proprio...
Le mouillage de St Louis, Marie Galante
Nous en profitons de vérifier le mouillage, qui est grand comme un mouchoir de poche. On a bien fait d’y venir en ¨bus¨. La campagne est très différente des autres îles. Assez inusité, nous croisons plusieurs chariots montés sur d’immenses roues en bois tirés par des attelages de bœufs, même à Cuba ils n’ont pas ça!
21 et 22 Avril 2002

vendredi 12 avril 2002

Île de Pigeon/Le François, Guadeloupe (50,4nm)

Très longue journée de navigation à moteur vers l’extrémité Sud-Est de l’île. Nous avons essayé de faire de la voile, mais rien y fait, après avoir passé 2 heures devant les Saintes où nous avons pratiquement fait du sur place, nous remettons notre ‘’voile d’acier’’ en marche et après 12 heures de navigation nous arrivons au mouillage de Saint François, merveilleux!
La plage du François et son mouillage
Le mouillage est très protégé des vagues mais par contre nous sommes totalement ouvert au vent. Pour souffler, ça souffle! En fait ça n’arrête jamais, mais heureusement aucune vague parvient à traverser la barrière de corail. Ni les voiliers d’ailleurs…dans la soirée de jeudi nous entendons un mayday! Un voilier à manqué la passe et est sur la barrière de corail! Il y restera jusqu'à tard dans la nuit de samedi, il n’a pas coulé!!!  C’est encourageant, si on peut dire, de voir la solidité de la fibre de verre. Le voilier, un Jeanneau de 45 pieds a constamment été sur la caille, les vagues le frappaient de côté sans arrêt, à plusieurs reprises des petites embarcations ont essayé de le ramener à l’eau…en l’endommageant un peu plus. Jusqu'à l’arrivée d’un ¨vrai¨ remorqueur, qui la littéralement arraché de sa prison et la pris en remorque jusqu'à Pointe à Pitre qui est au moins à 5 heures plus loin, donc pas d’entrée d’eau! (Nous avons revu le voilier à terre, quel horreur, c’est un miracle qu’il n’a pas coulé!)
Le mouillage du François et sa barrière de corail au loin
Après avoir visité des villas à louer que des amis marins ont construit au François, nous avons visité les environs, assez jolis, le parc écologique Les Châteaux, impressionnant…mais plein de poubelles!  Après avoir fait le tour, nous décidons de repartir vers Marie Galante.
12 au 20 avril 2002

lundi 8 avril 2002

Montserrat/Deshaies, (52,5nm) /Pigeon, (9,5nm) Guadeloupe

La mer étant calme et aussi pour avoir un meilleur angle par rapport au vent, nous décidons de passer l’île, côté Atlantique. Après une heure de moteur laborieux (3,5nm), pour contourner le cap, nous hissons enfin les voiles pour nous éloigner du haut fond qui crée une forte houle. Le bateau décolle et pointe exactement sur la route de Deshaies. On file à 5kn, 5,5kn, 6,0kn et subitement 4,0kn, 3,0kn, 2,0kn et toujours avec le même vent!!! On vient de s’empêtrer dans un filet de pêche! XY**%$X3!!!
Il faut laisser tomber les voiles, essayer de garder le bateau face au vent, malgré le courant qui fait entre 0,6 à 1,5kn à cet endroit…en fait le bateau dérive lentement mais sûrement vers la côte, déjà les vagues recommencent à grossir à mesure que nous nous ‘’dirigeons’’ vers Montserrat. Il ne reste plus qu’a plonger et décrocher le câble qui nous retient au filet…et sa tire!!! Avec le bateau qui tape dans la vague au-dessus de ma tête, le câble qui ne veut pas se dégager, j’aurais besoin de 3 mains, heureusement que les mouvements brusques du bateau ne font pas que nuire ils aident aussi et je réussis à décrocher le câble. C’est inouïe la vitesse que sa part!
En rétrospective, c'était pas brillant, brillant d'aller sous le bateau pas attaché...j'aurais pu facilement partir avec le câble, France ce serait ramasser toute seule sur le bateau, pas sûr qu'elle aurait pu venir me chercher.
On se remet en marche, une heure s’est déjà écoulée. Les voiles remontées, on file de nouveau à 5 ou 6 nœuds, le moral remonte! On passe devant le versant Est du volcan et je regarde l’ancienne coulée de lave quant subitement des nuages se mettent à dévalés le flanc de la montagne, quinze minutes plus tard tout redevient normal, pour recommencer plus tard. A mesure que nous nous éloignons de l’île on verras un immense nuage s’élever de la montagne pas tout à fait endormie. Dans l’ après midi le vent monte lentement et sûrement, les vagues aussi! On arrive finalement avec des vents de 25kn et des vagues de 6 à 8 pieds. On a connu pire, mais ici, à mesure que nous approchons de la côte, les vagues deviennent plus courtes, sa cogne et le vent semble venir de toute les directions!
Le lendemain, le ciel est couvert et il PLEUT des clous, nous en profitons pour faire les douanes et sauter dans un autobus qui nous amène vers Ste Rose, Lamentin et Bahaut. 
La plage de Sainte Rose en Guadeloupe
 L’île est très jolie, des fleurs partout, des sourires partout. Beaucoup de nouvelles constructions, en fait sa pousse comme des champignons, probablement les ‘’baby boomers’’ français qui préparent leurs retraites.
Nous avons été chanceux d’être bien ancrés parce que les vents se mettent à souffler 30, 35 et des pointes de 40 nœuds toute la nuit et la journée suivante. Heureusement que nous avions finis notre traversée à temps.
08 au 10 Avril 2002

Le vent s’est calmé (sporadiquement) et nous en profitons pour enfin visiter l’Îlet Pigeon qui est devenue, grâce à Cousteau, un parc de plongée sous-marine. Nous nous ancrons parmi les bateaux de plongée, les bateaux à fond transparent, beaucoup de touristes. Beaucoup de monde pour pas grand chose, pratiquement pas de corail, du moins pour nous qui n'avons pas de bouteille, par contre un peu plus de poisson qu’a Grande Case mais jamais comme au Tobago Cays
11 Avril 2002