Journal de Bord

La description détaillé au jour le jour du voyage de 5 ans du voilier Yallah! Un voilier GibSea 34 au départ du Lac Champlain, les préparatifs, la descente du Hudson et le voyage vers la Floride par l'Intracoastal. La traversée vers les Bahamas et la descente jusqu'au Venezuela et le retour à St Paul de l'Île aux Noix.
Des anecdotes, des guides nautiques, des cartes, des trucs...quoi faire ou ne pas faire, les mouillages...des bons et moins bons endroits!

mardi 27 avril 2004

Black Point/Allan's Cay/Nassau, Bahamas

Le village est tout petit, mais propre. Les gens sont accueillants, nous y resterons 2 jours, pour pouvoir faire le plein d’eau…gratis! France en profite aussi pour se faire couper les cheveux par une Mme Avon locale très gentille.
La rue principale de Black Point, on voit le "point d'eau" et le bâtiment ou nous avons l'internet
On peut enfin faire de l’internet, ce que nous n’avons pu faire depuis 5 semaines!  Une école, sous la gouverne d'une jeune institutrice de 25 ans de Géorgie, faut vraiment vouloir et avoir la vocation, offre l’accès de sa bibliothèque et pour 5$US l’heure on est enfin sur le web.  Le mouillage est aussi très agréable, on est protégé sur trois faces, donc aucune vague.
Le mouillage de Black Point, propice pour les petits lunchs agréable
P.S. L’eau est gratuite, mais après quelques jours dans les réservoirs, elle sent mauvais…donc se stocker avec modération!
27 et 28 avril 2004

Encore une belle navigation, les Bahamas essaient elles de racheter certains mauvais souvenirs?  Nous arrivons à Allan’s Cay au bout de 48,5nm ou nous nous ancrons dans une minuscule piscine.
La route pour le mouillage face à la plage...et les hauts fonds alentour
 Subitement à la radio VHF, j'entends mon "fameux" navigateur Français, qui m'annonce qu'il arrive...et de se lancer en direction du haut fond de corail.  J'ai beau le mettre en garde, non, non, sa passe!  A la dernière minute, il tourne et évite la catastrophe.  Un vrai cas désespéré!  Après il qu'il connaît sa et il m'annonce qu'il a déjà perdu un voilier au Bahamas...il doit avoir des bonnes assurances!
Le comité de réception, "lunch time"
Il y' a des touristes "Come on down"

Extraordinaire! La particularité de Allan’s Cay est que les îlots sont peuplés d’Iguane "rose", il y’en a partout!  Et ils sont pas nerveux, en fait si il y a quelqu’un de nerveux, c’est plutôt nous, surtout lorsqu’un de ces monstres préhistoriques se met à galoper vers nous!
29 avril 2004

Décidément la météo Bahamienne essaie de se faire pardonner…nous avons encore une très belle journée quoique le vent est un peu généreux, 20/25kn, on déboule vers notre destination Roses Island, mais son approche et surtout son mouillage à découvert, avec ce vent et les vagues qui commencent à sérieusement prendre de l’ampleur nous poussent à plutôt aller nous mouiller après 33,2nm dans le port très actif de Nassau, qu’on n’aime pas beaucoup.
Photo de 2000... le port est toujours aussi occupé en 2004
 Il y règne une activité frénétique et le fond n’est pas sain et en plus le bureau des douanes est à proximité…et je n’ai pas envie de me faire ¨escroquer¨ de 150$US pour avoir simplement respirer leur air, surtout que dans moins d'une semaine on devrait être aux États Unis...sans frais!
30 avril 2004

jeudi 22 avril 2004

Rum Cay/Georgetown/Black Point, Bahamas

Le 22, après un bon repos bien mérité nous partons en compagnie d’un voilier français, que je vais gardé à l"oeuil pour le reste du voyage... c'est le même qui nous a croisé a deux reprises dans la nuit en traversant de la République.  Nous faisons une extraordinaire journée de voile de 61,2nm sur une mer calme et ce malgré les pronostics négatifs et arrivons à l’entrée de la baie de Georgetown juste avant que le soleil nous aveugle et cache les belles têtes de coraux qui parsèment le chenal naturel. 
Georgetown avec un petit "cruiser" Québécois...incapable de nous adresser la parole
 On s’ancre devant une très belle plage et dans une eau à coupé le souffle. On avait ¨oublié¨ la beauté des eaux des îles Bahamiennes.
23 avril 2004

Le lendemain matin on se déplace et on s'ancre devant Georgetown, on est arrivé juste à temps pour assister à la plus importante course de voiliers typiques du coin.  Similaire au yole de Martinique pour le système de rappel, (un paquet de gros ¨fiers à bras¨ qui se pendent au bout d’une planche) mais avec un génois et une seule, mais très grande, grand voile.  
La course de "voiliers" à travers le mouillage de Georgetown
La course est impressionnante surtout lors des virements de bord, les équipiers doivent se déplacer à toute vitesse d’un côté à l’autre, tout en amenant leurs fameuses ¨planches¨ pour s’y agripper. Ça ressemble aux courses de yole en Martinique mais en plus ¨sportif¨, mais en Martinique c’est plus spectaculaire.
Nous en profitons pour acheter quelques denrées essentielles, avant que nous attaquions le ¨banc¨. 
Pendant notre arrêt nous en profitons pour mettre à jour notre comparatif du coût de la vie
Comparatif de prix de notre panier de 20** items:  104,10$US ou 135,33$Can.
**Comme dans les Turks, l’internet n’est pas vraiment dans les mœurs, étant donné le monopole de la compagnie de téléphone, ce qui s’explique à cause des tarifs de téléphone et internet exorbitant.
24 et 25 avril 2004

Aussitôt le soleil assez haut pour distinguer les têtes de coraux, on se met en marche à travers le mouillage de Georgetown (3,0nm) pour nous rendre compte que le fond s’est ensablé, nous touchons à 3 reprises…on était passé par la même route 3 ans plus tôt. La journée commence bien! On cherche, on tâtonne pour trouver le passage, et on finit par le trouver pratiquement sur la plage! En plus, pour couronner le tout, notre nouveau GPS super de luxe, tombe en panne! On fera la navigation avec l’ordinateur couplé à notre ¨vieux¨ Garmin à 100$ de 1999. La navigation est malgré tout facile, et on entre sur le banc par une passe d’une cinquantaine de pieds de large. L’eau devient émeraude et nous filons pendant 50,9nm, sous voile, sans aucune vague, dans une piscine jusqu'à Black Point., que nous n’avions pas visité lors de notre précédent passage il y’ a maintenant trois ans.
26 avril 2004

lundi 12 avril 2004

Sappodilla Bay, T&C/Mayaguana/Rum Cay, Bahamas

Après presque une semaine on frétille depuis 2 ou 3 jours, et le 12 avril, des bateaux partent, arrivent et pendant ce temps la, notre ¨expert¨ météo, lui, arrive pas à se décider pour finir par annoncer qu’on a une fenêtre météo ¨surprise¨ et qu’on devrait partir…en plein après midi!   Le soleil dans les yeux, on sort du haut fond des Turks. On devine, plus qu’on voit, les têtes de coraux et on fini enfin, par voir 9 milles plus loin, la mer virer du vert jade de 3 mètres de profondeur à un indigo très profond de 1000 mètres. Nous avons un bon vent et on marche à 5/6 nœuds et à on a 61,4nm à faire,  mais à cause de notre heure de départ totalement irréaliste, on est bientôt obligé de modérer les ardeurs du bateau, parce qu’on va arriver en pleine nuit à Mayaguana.
L'île de Mayaguana avec son mouillage protégé...dépendant de la direction des vents!
Nous sommes 5, et les autres bateaux décident de tirer des bords au large de Mayaguana pour tuer le temps. Nous, nous arrivons à 4 heures du matin et nous ancrons à la pointe de l'île en nous fiant à notre carte électronique qui nous avait déjà prouvé son efficacité 3 ans plus tôt.   Il faut dire que la carte de Mayaguana est la seule carte de tout les Bahamas qui est extrêmement, presque trop détaillé, parce qu'elle a été faite par la marine Américaine dans les années 1960, ceci à cause de la construction d'une base.  Le reste des Bahamas les cartes date de la fin du 19e siècle...et les cartes électroniques ne sont que des copies de ces cartes. 
Les autres bateaux arrivent plus tard, dans l’avant midi pendant notre sommeil.  Malheureusement nos petits copains sont fatigués, notre ¨weatherman¨ se mêle dans ses dates de carte météo et donc on reste 24 heures de trop, pour ainsi réussir à manquer notre fenêtre météo.  
Si jamais, il y' a une prochaine fois, au lieu de dépenser de l'argent sur un radar qui n'a pratiquement jamais servi, je m'équiperai d'un "lecteur" de météo Furuno ou autres.  Parce que ce fier sur d'autres pour la météo est parfois pas une bonne idée...
12 au 13 avril 2004

Comme le vent finit par tourner à cause d’un ¨cold front¨ on est obligé de revenir sur nos pas pour aller nous réfugier dans la sinistre baie d’ Abraham ou nous avions déjà passé 10 jours il y a 3 ans… ou nous aurons des vents jusqu'à 35kn et un $%//¢£!!! clapot de 2 à 3 pieds.  Clapot tellement présent, que le bateau de notre "weatherman" arrache son davier qui lui tient son étai... Va falloir faire une réparation de fortune, sinon il risque de perdre son mât, et il n'y a aucune pièce de disponible avant la Floride.
On aurait pu passer ce front à Rum Cay, ça aurait fait changement et au moins on aurait été à une journée de la protection de Georgetown, des épiceries et de l’internet…parce que ça fait au-dessus d’un mois qu’on est coupé du monde extérieur.
13 au 19 avril 2004

On part!  Malgré l’avis de notre ¨weather man¨, et à cause d’une conversation radio que j'ai eu avec Acienda qui passe devant notre baie et fait route de Sapodilla direct à Rum Cay et ou il m' annonce qu'il fait une de ses plus belles navigations à VOILE dans des vagues de 6 pieds, tout le contraire des craintes de notre ¨weather man¨qui lui nous parle encore de vent du nord et des vagues de 8 à 12 pieds!

Nous ouvrons la procession à travers la barrière de corail et nous filons sous voile à 6kn vers Rum Cay.  La nuit est agréable et nous arrivons à l’aube après 132,5nm et croisons Acienda qui lui quitte pour un direct vers Nassau. Non merci, on va se coucher!
20 au 21 avril 2004

jeudi 1 avril 2004

Big Sand Cay/Long Cay/French Cay/Sappodilla Bay, Turks & Caicos

Assez de repos! Le vent est toujours très faible, on décide de faire le petit passage de 23,6nm vers Long Cay, peut-être que demain nous aurons plus de vent et dans la bonne direction! Parce qu’aujourd’hui nous l’avons en plein dans le nez! Tout le monde nous disait que retourner dans le nord s’était plus facile, les vents étaient toujours dans la bonne direction. A date, on est, soit à court de vent ou comme aujourd’hui nord-ouest.  Depuis 3 ans que nous n’avons presque pas connus de vent d’ouest!
C’est toujours impressionnant d’être dans 2000 mètres d’eau et un mille plus loin, être ancré dans 2 mètres avec l’océan sur 3 faces et un caillou comme ¨protection¨, et ce n'est pas un Poisson d'Avril!
 L'eau extraordinaire des Turks & Caïcos...11e province Canadienne!
Espérons que demain nous aurons un vent ¨normal¨ du nord, ou du nord-est ou mieux un petit sud, car nous avons le ¨canal de Colomb¨ à prendre. Une brèche de 28 milles de long, 2,5 mètres de profond et 3 à 4 mètres de large dans la barrière de corail du plateau des Turks & Caïcos. 
La "protection" offerte par le caillou qu'est Long Cay
J’aimerais avoir encore une mer calme, le vent dans la bonne direction parce que malgré tout le ¨canal¨ est saupoudré de têtes de coraux qui n’attendent que le passage d’une belle coque de plastique!
1 avril 2004

Pas de vent, la mer est irréelle, nous avançons à moteur vers French Cay. On est loin des vents de 25kn et des vagues courtes qui nous avaient secoués il y a 3 ans. Après 39,7kn de route tranquille on s'ancre devant la plage de French Cay, une nouvelle épave est venue rejoindre les quatre autres déjà présentent. Les Turks sont le paradis de la plongée et pour cause, l’eau est transparente, le corail en bonne santé et au-dessus de 1000 épaves parsème les îles. D’ailleurs plusieurs galions espagnols ont été découverts dans les environs, victimes de tempêtes, erreurs de navigation, et évidemment des pirates. 
 A défaut d'une photo, la carte donne une idée des "patates" du coin
 L’îlot de French Cay, s’appèle ainsi parce qu’il servit de base pour de charmants personnages comme François L’Olonnais, Blondel, Capitaine Dulaien, Jacques Rackam (Rackam le Rouge?) Anne Bonny etc. Aujourd’hui, l’îlot est encore interdit d’accès mais pour des raisons plus pacifiques. French Cay est maintenant un sanctuaire d’oiseaux et seul les voiliers brisent la quiétude du coin en venant se mouiller ici.
2 avril 2004

Un léger vent nous poussent gentiment sur 29,4nm vers Providenciales ou nous mouillons exactement au même endroit qu’il y a trois ans. Ils semblent y avoir le double de maisons que lors de notre dernier passage. Les douanes ici, sont faciles, un seul arrêt et pour 5$ nous avons droit à 7 jours. Nous en profiterons pour faire le plein de diesel et voir un peu les changements sur l'île.
Le mouillage de Sappodilla Bay avec les nouvelles maisons...vides!
 L’île est sens dessus, dessous! Partout, des constructions, une nouvelle route. Ici, il est très facile d’avoir un ¨pouce¨, les gens vont même jusqu'à faire un détour pour vous déposez, on fait même des ¨transferts¨. En discutant avec eux, ils semblent qu’une véritable frénésie de constructions s’est emparée de l’île qui compte maintenant plus ou moins 10,000 habitants contre une centaine en 1966 lors de la construction de l’aéroport…
L’aéroport semble plus occupé que celui de Martinique! American Airlines de 3 à 4 vols par jour, US Air, 1 par jour, British Airways et Delta, 1 par semaine et 3 autres compagnies locales ont des vols au deux jours vers la Jamaïque, Bahamas et même Air Canada à 3 vols par semaines!
La pointe qui sépare le mouillage et le port commercial de Providenciales
 Juste avant notre départ pour les Bahamas, nous avons eu droit à deux ¨spectacles¨. Une énorme raie dort sur le fond dans 2 pieds d’eau près de la plage et du quai ou nous laissons notre annexe.
Mais le plus impressionnant, est, qu’après 3 ou 4 jours après la pleine lune, nous avons droit à un ¨feu d’artifice¨ extraordinaire dans l’eau. Une heure après le couché de soleil, pendant une petite demi-heure, des ¨vers de mer¨ pondent leurs œufs, ce qui provoque des auréoles lumineuses dans l’eau, suivi dans les secondes qui suivent, par la fécondation des œufs par le male. Ce qui déclenche un ¨stampede¨ de traits de lumières vers les œufs. L’océan à perte de vue est ¨éclairé¨ par ce spectacle bioluminiscent.
Notre comparaison de prix sur nos 20** items:  73,63$US ou 95,72$Can
**L’internet est introuvable, donc aurait fait monter la facture encore plus, thanks to Cable & Wireless qui comme d’habitude fait tout pour que vous soyez ¨prisonnier¨ de leurs tarifs de téléphone exorbitant.
3 au 12 avril 2004

Pour plus d’informations visitez, pour un peu de tout : www.WhereWhenHow.com et www.provo.net
Pour les vols : www.tchta.com 
Pour les plages : www.beaches.com

lundi 29 mars 2004

Boqueron, P.R./Escondido D.R./Big Sand Cay, Turks & Caicos (350,0nm)

Nous quittons finalement Boqueron pour entreprendre la dernière partie du voyage vers le nord. Après cette traversée, il ne sera absolument pas question de rebrousser chemin. La route est trop dure et vraiment trop longue. Nous sommes en compagnie de deux bateaux, nous partons tôt le matin du 29 mars à 05h00, nous avons un vent ¨confortable¨ de 15/20kn avec une longue houle du nord de 8 à 10 pieds. La navigation est agréable et nous avançons bien. Tôt le lendemain matin nous sommes déjà en vue de la pointe nord-est de la République…mais nous sommes depuis déjà 12 heures au moteur, le vent est totalement tombé!
A 10 heures nous arrivons au mouillage d’Escondido, mais la longue houle entre directement dans le mouillage, les vagues explosent dans des geysers d’écumes sur les rochers et même la plage subit l’assaut d’énorme rouleaux. Impossible de s’y ancrer!  Donc, on continue…nous qui n’aimons pas faire une nuit on en est quitte pour en faire deux avec en bonus 3 journées sans arrêt possible.
Nous sommes toujours au moteur, le vent est toujours en panne, mais la mer est devenue totalement platte. La navigation est agréable, le pilote automatique est content, nous aussi! 
C’est quand même extraordinaire de voir en pleine nuit une lumière ou deux perdues dans l’immensité de l’océan. Ce qui est encore plus extraordinaire c'est qu’une d’entre elles trouvent le moyen de me couper la route à deux reprises.  Nous sommes seulement à une cinquantaine de pieds l’un de l’autre, je rabats de 30o, sort complètement de ma route et qui je voie une demi heure plus tard me coller…le même voilier! Il doit avoir une conception assez spéciale de la priorité, ou plutôt il dort bien tranquillement et laisse son GPS couplé à son pilote automatique.   Le pire, le lendemain, au mouillage, le capitaine sera tout surpris quand je lui annoncerai que nous aurions pu nous télescoper en pleine mer. En fait le capitaine semble posséder la même technique de navigation que certains autres "cousins" qui avaient tendance à nous ¨coller¨ dans les mouillages.  Nous aurons une autre preuve plus loin dans les Bahamas, un vrai danger public.
La mer est tellement calme, que nous réussissons à manger dehors, en marche, sur notre table de cockpit avec nos verres à vin…qu’elle vie!
Le mouillage "encombré" de Big Sand Cay
Nous arrivons enfin après 41 heures de moteur, vive la voile, à Big Sand Cay. Nous avions oublié comment ici la mer est d’une couleur extraordinaire et la plage, une des plus belles que nous aillons vu. Dans les minutes qui suivent notre arrivée, 5 autres bateaux dont 3 canadiens arrivent du nord et s’ancrent à côté de nous. Toute une île déserte!
La "piscine" de Big Sand Cay, Turks & Caicos
29 au 31 mars 2004

lundi 15 mars 2004

Caya de Muertos/Ponce/Boqueron, Puerto Rico


Le lendemain il vente toujours 20/25kn, et comme nous sommes qu'à 6,8nm de Ponce on décide d’ aller nous abriter dans le port de Ponce ou nous ancrons devant le ¨Ponce Yacht Club¨.  Ce qui nous permettras, si le vent se maintient et surtout les vagues continuent à être omniprésente, d’aller nous promener à Ponce. 
Une ville très intéressante ou en 2001 nous avions déjà visités sa place centrale dotée d’une très belle cathédrale, un poste de pompier très ¨especial!¨ de 1882 et ou nous avions aussi été visité une plantation de café du 19e siècle.  Ponce offre aussi un très beau et important musée d’ Art (plus de 800 sculptures et 850 peintures et 500 esquisses), évidemment un musée sur l’industrie du rhum dans le château Serrallés.
Voir : www.ponceweb.org et www.castilloserralles.org.

Évidemment que les musées nourrissent l’esprit mais ça nourrit pas un homme!  Voici notre dernier ¨shopping¨  comparatif sur l’île de Puerto Rico.
Prix de notre "panier" de 20 items:  47,42$US ou 61,64$Can.

Un autre mystère de la vie dans les îles (surtout françaises)  le développement d’un film et impression de 24 photos coûtaient en Martinique/Guadeloupe/St Martin entre 20 et 24 Euros ou 33$ à 40$ contre 7,79$CAN!!!  Même papiers, même produits chimiques, même marques, la seule différence sont ¨les charges sociales¨!
Heureusement, qu'aujourd'hui avec le numérique le problème est réglé...dommage que j'étais encore avec un 35mm, avoir eu une caméra numérique, j'aurais pu vous offrir pas mal plus de photos!
Par contre, à Ponce, le côté négatif est qu’il n’y a pratiquement aucun transport public.  Il faut marcher ou prendre un taxi.  Ce qui n’est pas le cas dans le reste de Puerto Rico.
15 au 17 mars 2004

La météo est belle, la météo n'annonce qu’un risque de coup de vent, ¨sous grain¨ comme d’ailleurs à presque tous les jours.  Donc nous partons vers l’île de Gilligan, nommé ainsi parce qu’elle ressemble beaucoup à l’île de l’émission TV et qu’un "local" ressemble à s’ y méprendre à un acteur de la série.  Il y a aussi le fait que l’ancrage est superbe…mais une fois en vue de la barrière de corail qui en protège l’accès, le fameux ¨sous grain¨ nous tombe dessus.  Le vent monte rapidement à 30kn et la mer déferle sur les brisants.  L’entrée du mouillage disparaît dans l’écume.  ¨No way Jose¨  Je ne rentre pas la-dedans, surtout que j'ai appris que sans "local knowledge" il est parfois préférable de se garder une petite gène!
Le mouillage de Boqueron, Puerto Rico
Nous continuons donc vers le prochain mouillage qui est le petit village de villégiature de Boqueron, ou nous, nous y ancrons après avoir fait 40,5nm.  Il y a 3 ans quand nous avions traversé de la République Dominicaine, nous n’avions pas arrêté ici parce que nous étions encore en pleine nuit, et avions continué notre chemin.  Mais cette fois-ci, il faut absolument y arrêter, pour au moins le voir et aussi pour attendre LA fenêtre météo pour traverser en République.
Le centre ville de Boqueron, à 2 minutes du mouillage
Le village est tout petit, composé surtout de bars, restaurants, une multitude de kiosques qui offrent des huîtres, palourdes etc ainsi que de nombreux hôtels et posadas et enfin une très grande plage de sable fin…mais l’eau est un peu brouillé à cause de la présence toute proche d’une très grande ¨mangrove¨.  
Boqueron, est bel endroit d'observation pour voir arriver les nouveaux venus qui arrivent de la République ou certains directement des Turks & Caicos...certains en assez piteux état!
NB:  En quittant Puerto Rico, il n'est pas nécessaire, comme aux U.S.A. de dédouaner...
Pour plus d’informations sur Puerto Rico voir : www.gotopuertorico.com
Pour des photos : www.travelandsports.com
Pour des cartes : www.travelmaps.com
Aussi voir une des merveilles du monde : www.biobay.com
17  au 28 mars 2004

lundi 1 mars 2004

Culebra/Esperanza, Vieques/Salinas/Caya de Muertos, P.R.

Nous partons pour Vieques que nous avions manqué il y a trois ans, l'île est à 22,3nm et à l'époque nous l'avions évité à cause de manœuvres navales et aussi parce que l’île était presque en état de siège causé par les manifestations des pacifistes, écologistes et autonomistes Porto Ricains.  Vieques était encore à ce moment le terrain de manoeuvres ou de "jeu" de la marine américaine et des marines.  Cette fois-ci l’île est calme, et nous longeons la côte qui est entièrement couverte de superbes plages inhabitées avec de nombreux mouillages. D’ailleurs c’est une des raisons qui nous poussent ici, car un ¨Cold front¨ est annoncé…sa recommence!
Le Malecon d'Esperanza
Nous nous ancrons devant Esperanza, un petit village qui offre un bon mouillage protégé par deux îlots…nous y sommes coincés par les vents de 20/25 nœuds avec des pointes jusqu'à 35 nœuds pendant 6 jours avec un bateau brésilien (Bicho), qui monte lui aussi vers le nord.
L’avantage de notre arrêt ici, est que nous sommes aux États Unis, donc internet gratuit à la bibliothèque du village qui ne possède que 4 ou 5 encyclopédies, aucun livre, mais avec pas moins d’une vingtaine d’ordinateurs.
28 février au 6 mars 2004 

Nous partons tôt le matin du 7 mars, la météo annonce que des vents de10 à 15kn mais avec mer agitée…Pour ce qui est du vent nous avons oublié, une des caractéristiques de Puerto Rico, passez 11 heures, il y a toujours un vent qui se lève et on se ramasse rapidement avec des pointes de 25kn avec en boni la mer agitée. Des vagues de 9/11 pieds viennent des deux côtés du bateau. De temps à autres, l’annexe nous dépasse! On a de la difficulté à garder les voiles pleines, le bateau, souvent dévente à cause des vagues qui nous déportent. Quelle belle journée! Dans l’après-midi, nous arrivons devant ¨Cabo Infernos¨ (un nom plein de sous entendus!) mais nous entrons sans problème dans la passe, les vagues se brisent sur les hauts fonds qui protègent (?) ou interdisent l’entrée du lagon. Nous sommes maintenant caché derrière la barrière de corail, toujours avec le vent de 20/25kn mais aucune vagues. Extraordinaire! Yallah! file 7/7,5kn vers l’entrée de Salinas 3 ou 4 milles plus loin, ou nous nous ancrons parmi une vingtaine de bateaux.
Le mouillage tranquille de Salinas
Pleine lune sur la marina de Salinas
Le village est en plein travaux, toutes les rues sont défoncées, il y’ a de la poussière partout, mais le mouillage est tellement confortable et nous voulons absolument loué une voiture pour aller voir l'incontournable capitale, San Juan.  Salinas est le meilleur endroit pour laisser un bateau sans surveillance, le fond est bon et théoriquement l’endroit est très sécuritaire…les gens ne verrouillent même pas leurs annexes, une première dans les Caraïbes ou depuis que nous avons quitté les États Unis il y' a 4 ans!
 Dans un petit hôtel près de la marina de Salinas, nous louons une voiture et le 12 nous roulons sur une très belle autoroute vers San Juan, mais les abords de la ville sont entourés de travaux de voirie, comme au Québec présentement, mais sans les cônes oranges. La conduite est un peu spéciale, les Porto Ricains, malgré les très nombreux panneaux routiers leur enjoignant de garder la droite et de dépasser à gauche, roulent tous, sans exception à gauche avec leur cellulaire collé à l’oreille. C’est la corrida! On dépasse toujours par la droite et si par malheur, les deux voies sont prises, ont tricotent! Camions ou voitures, cela n’a aucune importance! Sur les 52 milles que nous faisons, nous croiserons 3 accidents. Olle!
Une vieille rue du vieux San Juan
San Juan PR...la surprise des Caraïbes!  Propre comme aucune des grandes villes des îles.
  San Juan est un bijoux! Toute la vieille ville, encerclée par des remparts de 6 mètres d’épaisseur à été rénovée. Les rues en briques bleus sont magnifiques, de nombreux petits parcs, fontaines, sculptures sont bordés par des maisons de deux ou trois étages avec petites galeries agrémentés de fer forgé et beaucoup, beaucoup de plantes ou fleurs.
L'entrée du port vu de la forteresse El Moro
L'intérieur immense des remparts
La forteresse ¨El Morro¨, qui est en très bon état, est très impressionnante par son ampleur, son histoire ou tout simplement pour la vue magnifique qu’elle offre sur la côte Atlantique.  A elle seule, elle vaut le déplacement.  A voir!  Tout est d’une propreté exemplaire, on n’est déjà plus dans les Caraïbes, on est déjà en Amérique.
Voir : www.fortaleza.govpr.org et www.nps.gov/saju 

Notre visite de San Juan nous redonne l’envie de bouger, en plus on en a assez de la poussière des travaux de Salinas donc le 14 mars nous faisons une belle petite navigation de 17,8nm et nous ancrons devant la Caya de Muertos…comme le nom l’indique, la Caye du Mort. Et vraiment, de loin, on dirait voir couché sur la mer un cadavre, la tête, le corps avec les mains croisés sur le ventre et au bout les pieds.  
Le débarcadère de Isla de Muerte
 Sur l’île principale un énorme phare construit à l’époque espagnole est toujours fonctionnel. Nous nous ancrons devant la minuscule plage visitée par de nombreux ¨cruisers¨ de Ponce. La nuit venue, avec des vents de 20/25kn, nous sommes tout seul, bien ancré sur un fond de sable.
7 au 14 mars 2004