Journal de Bord

La description détaillé au jour le jour du voyage de 5 ans du voilier Yallah! Un voilier GibSea 34 au départ du Lac Champlain, les préparatifs, la descente du Hudson et le voyage vers la Floride par l'Intracoastal. La traversée vers les Bahamas et la descente jusqu'au Venezuela et le retour à St Paul de l'Île aux Noix.
Des anecdotes, des guides nautiques, des cartes, des trucs...quoi faire ou ne pas faire, les mouillages...des bons et moins bons endroits!

lundi 29 mars 2004

Boqueron, P.R./Escondido D.R./Big Sand Cay, Turks & Caicos (350,0nm)

Nous quittons finalement Boqueron pour entreprendre la dernière partie du voyage vers le nord. Après cette traversée, il ne sera absolument pas question de rebrousser chemin. La route est trop dure et vraiment trop longue. Nous sommes en compagnie de deux bateaux, nous partons tôt le matin du 29 mars à 05h00, nous avons un vent ¨confortable¨ de 15/20kn avec une longue houle du nord de 8 à 10 pieds. La navigation est agréable et nous avançons bien. Tôt le lendemain matin nous sommes déjà en vue de la pointe nord-est de la République…mais nous sommes depuis déjà 12 heures au moteur, le vent est totalement tombé!
A 10 heures nous arrivons au mouillage d’Escondido, mais la longue houle entre directement dans le mouillage, les vagues explosent dans des geysers d’écumes sur les rochers et même la plage subit l’assaut d’énorme rouleaux. Impossible de s’y ancrer!  Donc, on continue…nous qui n’aimons pas faire une nuit on en est quitte pour en faire deux avec en bonus 3 journées sans arrêt possible.
Nous sommes toujours au moteur, le vent est toujours en panne, mais la mer est devenue totalement platte. La navigation est agréable, le pilote automatique est content, nous aussi! 
C’est quand même extraordinaire de voir en pleine nuit une lumière ou deux perdues dans l’immensité de l’océan. Ce qui est encore plus extraordinaire c'est qu’une d’entre elles trouvent le moyen de me couper la route à deux reprises.  Nous sommes seulement à une cinquantaine de pieds l’un de l’autre, je rabats de 30o, sort complètement de ma route et qui je voie une demi heure plus tard me coller…le même voilier! Il doit avoir une conception assez spéciale de la priorité, ou plutôt il dort bien tranquillement et laisse son GPS couplé à son pilote automatique.   Le pire, le lendemain, au mouillage, le capitaine sera tout surpris quand je lui annoncerai que nous aurions pu nous télescoper en pleine mer. En fait le capitaine semble posséder la même technique de navigation que certains autres "cousins" qui avaient tendance à nous ¨coller¨ dans les mouillages.  Nous aurons une autre preuve plus loin dans les Bahamas, un vrai danger public.
La mer est tellement calme, que nous réussissons à manger dehors, en marche, sur notre table de cockpit avec nos verres à vin…qu’elle vie!
Le mouillage "encombré" de Big Sand Cay
Nous arrivons enfin après 41 heures de moteur, vive la voile, à Big Sand Cay. Nous avions oublié comment ici la mer est d’une couleur extraordinaire et la plage, une des plus belles que nous aillons vu. Dans les minutes qui suivent notre arrivée, 5 autres bateaux dont 3 canadiens arrivent du nord et s’ancrent à côté de nous. Toute une île déserte!
La "piscine" de Big Sand Cay, Turks & Caicos
29 au 31 mars 2004

lundi 15 mars 2004

Caya de Muertos/Ponce/Boqueron, Puerto Rico


Le lendemain il vente toujours 20/25kn, et comme nous sommes qu'à 6,8nm de Ponce on décide d’ aller nous abriter dans le port de Ponce ou nous ancrons devant le ¨Ponce Yacht Club¨.  Ce qui nous permettras, si le vent se maintient et surtout les vagues continuent à être omniprésente, d’aller nous promener à Ponce. 
Une ville très intéressante ou en 2001 nous avions déjà visités sa place centrale dotée d’une très belle cathédrale, un poste de pompier très ¨especial!¨ de 1882 et ou nous avions aussi été visité une plantation de café du 19e siècle.  Ponce offre aussi un très beau et important musée d’ Art (plus de 800 sculptures et 850 peintures et 500 esquisses), évidemment un musée sur l’industrie du rhum dans le château Serrallés.
Voir : www.ponceweb.org et www.castilloserralles.org.

Évidemment que les musées nourrissent l’esprit mais ça nourrit pas un homme!  Voici notre dernier ¨shopping¨  comparatif sur l’île de Puerto Rico.
Prix de notre "panier" de 20 items:  47,42$US ou 61,64$Can.

Un autre mystère de la vie dans les îles (surtout françaises)  le développement d’un film et impression de 24 photos coûtaient en Martinique/Guadeloupe/St Martin entre 20 et 24 Euros ou 33$ à 40$ contre 7,79$CAN!!!  Même papiers, même produits chimiques, même marques, la seule différence sont ¨les charges sociales¨!
Heureusement, qu'aujourd'hui avec le numérique le problème est réglé...dommage que j'étais encore avec un 35mm, avoir eu une caméra numérique, j'aurais pu vous offrir pas mal plus de photos!
Par contre, à Ponce, le côté négatif est qu’il n’y a pratiquement aucun transport public.  Il faut marcher ou prendre un taxi.  Ce qui n’est pas le cas dans le reste de Puerto Rico.
15 au 17 mars 2004

La météo est belle, la météo n'annonce qu’un risque de coup de vent, ¨sous grain¨ comme d’ailleurs à presque tous les jours.  Donc nous partons vers l’île de Gilligan, nommé ainsi parce qu’elle ressemble beaucoup à l’île de l’émission TV et qu’un "local" ressemble à s’ y méprendre à un acteur de la série.  Il y a aussi le fait que l’ancrage est superbe…mais une fois en vue de la barrière de corail qui en protège l’accès, le fameux ¨sous grain¨ nous tombe dessus.  Le vent monte rapidement à 30kn et la mer déferle sur les brisants.  L’entrée du mouillage disparaît dans l’écume.  ¨No way Jose¨  Je ne rentre pas la-dedans, surtout que j'ai appris que sans "local knowledge" il est parfois préférable de se garder une petite gène!
Le mouillage de Boqueron, Puerto Rico
Nous continuons donc vers le prochain mouillage qui est le petit village de villégiature de Boqueron, ou nous, nous y ancrons après avoir fait 40,5nm.  Il y a 3 ans quand nous avions traversé de la République Dominicaine, nous n’avions pas arrêté ici parce que nous étions encore en pleine nuit, et avions continué notre chemin.  Mais cette fois-ci, il faut absolument y arrêter, pour au moins le voir et aussi pour attendre LA fenêtre météo pour traverser en République.
Le centre ville de Boqueron, à 2 minutes du mouillage
Le village est tout petit, composé surtout de bars, restaurants, une multitude de kiosques qui offrent des huîtres, palourdes etc ainsi que de nombreux hôtels et posadas et enfin une très grande plage de sable fin…mais l’eau est un peu brouillé à cause de la présence toute proche d’une très grande ¨mangrove¨.  
Boqueron, est bel endroit d'observation pour voir arriver les nouveaux venus qui arrivent de la République ou certains directement des Turks & Caicos...certains en assez piteux état!
NB:  En quittant Puerto Rico, il n'est pas nécessaire, comme aux U.S.A. de dédouaner...
Pour plus d’informations sur Puerto Rico voir : www.gotopuertorico.com
Pour des photos : www.travelandsports.com
Pour des cartes : www.travelmaps.com
Aussi voir une des merveilles du monde : www.biobay.com
17  au 28 mars 2004

lundi 1 mars 2004

Culebra/Esperanza, Vieques/Salinas/Caya de Muertos, P.R.

Nous partons pour Vieques que nous avions manqué il y a trois ans, l'île est à 22,3nm et à l'époque nous l'avions évité à cause de manœuvres navales et aussi parce que l’île était presque en état de siège causé par les manifestations des pacifistes, écologistes et autonomistes Porto Ricains.  Vieques était encore à ce moment le terrain de manoeuvres ou de "jeu" de la marine américaine et des marines.  Cette fois-ci l’île est calme, et nous longeons la côte qui est entièrement couverte de superbes plages inhabitées avec de nombreux mouillages. D’ailleurs c’est une des raisons qui nous poussent ici, car un ¨Cold front¨ est annoncé…sa recommence!
Le Malecon d'Esperanza
Nous nous ancrons devant Esperanza, un petit village qui offre un bon mouillage protégé par deux îlots…nous y sommes coincés par les vents de 20/25 nœuds avec des pointes jusqu'à 35 nœuds pendant 6 jours avec un bateau brésilien (Bicho), qui monte lui aussi vers le nord.
L’avantage de notre arrêt ici, est que nous sommes aux États Unis, donc internet gratuit à la bibliothèque du village qui ne possède que 4 ou 5 encyclopédies, aucun livre, mais avec pas moins d’une vingtaine d’ordinateurs.
28 février au 6 mars 2004 

Nous partons tôt le matin du 7 mars, la météo annonce que des vents de10 à 15kn mais avec mer agitée…Pour ce qui est du vent nous avons oublié, une des caractéristiques de Puerto Rico, passez 11 heures, il y a toujours un vent qui se lève et on se ramasse rapidement avec des pointes de 25kn avec en boni la mer agitée. Des vagues de 9/11 pieds viennent des deux côtés du bateau. De temps à autres, l’annexe nous dépasse! On a de la difficulté à garder les voiles pleines, le bateau, souvent dévente à cause des vagues qui nous déportent. Quelle belle journée! Dans l’après-midi, nous arrivons devant ¨Cabo Infernos¨ (un nom plein de sous entendus!) mais nous entrons sans problème dans la passe, les vagues se brisent sur les hauts fonds qui protègent (?) ou interdisent l’entrée du lagon. Nous sommes maintenant caché derrière la barrière de corail, toujours avec le vent de 20/25kn mais aucune vagues. Extraordinaire! Yallah! file 7/7,5kn vers l’entrée de Salinas 3 ou 4 milles plus loin, ou nous nous ancrons parmi une vingtaine de bateaux.
Le mouillage tranquille de Salinas
Pleine lune sur la marina de Salinas
Le village est en plein travaux, toutes les rues sont défoncées, il y’ a de la poussière partout, mais le mouillage est tellement confortable et nous voulons absolument loué une voiture pour aller voir l'incontournable capitale, San Juan.  Salinas est le meilleur endroit pour laisser un bateau sans surveillance, le fond est bon et théoriquement l’endroit est très sécuritaire…les gens ne verrouillent même pas leurs annexes, une première dans les Caraïbes ou depuis que nous avons quitté les États Unis il y' a 4 ans!
 Dans un petit hôtel près de la marina de Salinas, nous louons une voiture et le 12 nous roulons sur une très belle autoroute vers San Juan, mais les abords de la ville sont entourés de travaux de voirie, comme au Québec présentement, mais sans les cônes oranges. La conduite est un peu spéciale, les Porto Ricains, malgré les très nombreux panneaux routiers leur enjoignant de garder la droite et de dépasser à gauche, roulent tous, sans exception à gauche avec leur cellulaire collé à l’oreille. C’est la corrida! On dépasse toujours par la droite et si par malheur, les deux voies sont prises, ont tricotent! Camions ou voitures, cela n’a aucune importance! Sur les 52 milles que nous faisons, nous croiserons 3 accidents. Olle!
Une vieille rue du vieux San Juan
San Juan PR...la surprise des Caraïbes!  Propre comme aucune des grandes villes des îles.
  San Juan est un bijoux! Toute la vieille ville, encerclée par des remparts de 6 mètres d’épaisseur à été rénovée. Les rues en briques bleus sont magnifiques, de nombreux petits parcs, fontaines, sculptures sont bordés par des maisons de deux ou trois étages avec petites galeries agrémentés de fer forgé et beaucoup, beaucoup de plantes ou fleurs.
L'entrée du port vu de la forteresse El Moro
L'intérieur immense des remparts
La forteresse ¨El Morro¨, qui est en très bon état, est très impressionnante par son ampleur, son histoire ou tout simplement pour la vue magnifique qu’elle offre sur la côte Atlantique.  A elle seule, elle vaut le déplacement.  A voir!  Tout est d’une propreté exemplaire, on n’est déjà plus dans les Caraïbes, on est déjà en Amérique.
Voir : www.fortaleza.govpr.org et www.nps.gov/saju 

Notre visite de San Juan nous redonne l’envie de bouger, en plus on en a assez de la poussière des travaux de Salinas donc le 14 mars nous faisons une belle petite navigation de 17,8nm et nous ancrons devant la Caya de Muertos…comme le nom l’indique, la Caye du Mort. Et vraiment, de loin, on dirait voir couché sur la mer un cadavre, la tête, le corps avec les mains croisés sur le ventre et au bout les pieds.  
Le débarcadère de Isla de Muerte
 Sur l’île principale un énorme phare construit à l’époque espagnole est toujours fonctionnel. Nous nous ancrons devant la minuscule plage visitée par de nombreux ¨cruisers¨ de Ponce. La nuit venue, avec des vents de 20/25kn, nous sommes tout seul, bien ancré sur un fond de sable.
7 au 14 mars 2004

lundi 23 février 2004

Marigot/St Thomas, USVI/Culebrita, Puerto Rico

Nous quittons dans l’après midi du 23 février avec un vent d’Est par mer calme…enfin plus de ¨Claude front¨! Depuis que nous avons fait nos adieux à Claude les vents se sont calmés mais nous avons toujours un ¨swell¨ qui entrent dans le mouillage de Marigot et nous avons la ¨bougeotte¨.  En route pour le nord!
Notre ¨swell¨ nous accompagne tout le long de notre traversée, de 105,8nm en 22 heures et heureusement la météo de St Martin qui annonçait une mer agitée s’est encore une fois trompée, on ne s’en plaint pas!  Surtout que nous n’avons pas de lune et on n’y voit pas grand chose, à part quelques lumières ici et la dans le lointain.  Et si j'ai une lacune en navigation, c'est la difficulté de perception, de distance dans la noirceur... j' haïs ça!
Nous arrivons dans le port de St Thomas et nous ancrons à une centaine de pieds de 3 grands bateaux de croisière. Le lendemain, ils sont disparus et remplacés par 5 autres qui eux s’évanouissent dans la nuit et remplacés par 3 autres, et c’est comme ça tous les jours!
Notre mouillage...on a de la compagnie!
L’eau est surprenante de propreté, aucun sac de plastique à la dérive ou de tache d’huile…on est déjà loin des Caraïbes!  C'est déjà un avant goût des États Unis, parait-il grand pollueur!  En ville, même constat, les rues sont assez propres malgré les milliers de ¨croisièristes¨ qui courent les aubaines dans les centaines de magasins ¨duty free¨, plus cher qu’a St Martin pour les alcools, mais moins cher pour l’électronique. Mais pour nous, le monde normal qui ne veut que de l’épicerie, les prix sont encourageants. Espérons que la tendance se maintiendra en direction de la Floride.
Comparatif de nos 20 items de bases usuel:
St Thomas USVI:  62,66$US ou 78,32$Can.
*Quant on voit le prix des œufs américains, on réalise que les poules françaises doivent avoir le c… en or!!!  
A St Martin une douzaine d'oeufs: 4,87$Can contre ici à St Thomas 1,11$US
23 au 25 février 2004

Nous partons sous voile avec un bon vent d’Est par une mer calme. Conditions idéale pour aller nous ancrer dans une petite île à 17,8nm d'ici au large de Culebra. Il y a trois ans nous avons été incapable d’y aller à cause de la météo et surtout des déferlantes qui en empêchaient l’entrée. Quel belle surprise! Après avoir passé les deux bancs de coraux qui protègent l’entrée de la baie, Culebrita nous offre une superbe plage de sable fin, avec en boni des ¨moorings¨ gratuits.
Notre "taxi" sur la magnifique plage de Isla Culebrita
Nous partageons la baie avec 2 autres voiliers et de très nombreuses tortues. C’est la première fois qu’on en voit autant. En général, on ne voit que leurs têtes sorties de l’eau comme un périscope, mais l’eau est tellement limpide que nous les voyons plongées et nous pouvons les voir nager dans le fond de l’eau.
Culebra et ou Puerto Rico n'est pas loin de Culebrita
26 février 2004

Après une nuit hyper tranquille, nous nous déplaçons vers Culebra qui n'est qu'a 5nm pour régulariser notre entrée dans les États Unis d’ Amérique! Il faut savoir qu’ayant visité les Vierges américaines, il est obligatoire de refaire une entrée en bonne et du forme, parce que les Vierges sont un territoire hors taxes, donc re-belote, visite à l’immigration et douanes. Le préposé, comme toujours aux USA est très gentil, me bombarde de 6 formulaires à remplir et me fait la conversation en ¨Spanglish¨ tout en picorant dans la baguette de pain chaude que France vient d’acheter. Nous ne restons qu’une nuit, le village est en reconstruction, rues, quaie, bâtiments gouvernementaux, donc très sale et difficile d’accès. D’ailleurs plusieurs commerces sont fermés.
Le mouillage de Culebra, un "emprunt" sur le net
Voir : www.islaculebra.com
27 février 2004

mercredi 21 janvier 2004

Deep Bay/Anse aux Coulomniers/Marigot, St Martin

On sort de Deep Bay en pleine nuit (03h00) et on s’offre une superbe nuit de voile/moteur, le vent étant très faible (10/12kn) mais la mer est plate et on fait pratiquement 7kn d’un trait vers St Barth’s. 
Gustavia
En route, on croise 2 autres paquebots de croisière en direction d’Antigua…les gens de Martinique/Guadeloupe devraient se poser des questions, pourquoi qu'ils n'en reçoivent que 2 par mois, et encore! A l’approche de St Barth, un dauphin solitaire vient s’amuser à nager à quelques pouces de l’étrave sur le ventre, sur le dos, de côté, il ne reste plus qu’a nous faire un clin d’œil! Il nous tient compagnie pendant presque une demi-heure. 
St Barth et le mouillage de l'Anse Coulommiers dans le fond
 Nous nous ancrons enfin après 73,8nm à 16h00, l’eau est super propre, une douzaine de bateaux y sont ancrés dont un tout petit yacht de 250 pieds et sa petite annexe de 40 pieds pour aller chercher sa baguette au village.
21/22 janvier 2004

On part tôt, parce que nous voulons avoir le temps d’aller à terre, pour changer le frigo et la cuisinière...le poêle, pas France!  Le frigo est tombé en panne à Sainte Anne et depuis ce temps nous marchons avec de la glace  ce qui est très mauvais pour les ¨happy hours¨.  En même temps, nous allons changer la cuisinière/poêle, un vieux projet promis à la cuisinière en chef. Saint Martin, reste avec ses Budget Marine ou Island Waterworld, hors de tout doute l’endroit dans les îles le moins cher pour l’équipement marin.
De la visite rare, sur le côté français, un bateau de croisière, en plus à voile!
 Par exemple, un panneau solaire Siemens de 75 watt, acheté d’un ¨discounter¨ de Miami, livré à Trinidad, coûte 439$US, ici il est disponible à 320 Euros. Le frigo que nous payons ici 490$US se vend, toujours d’un ¨discounter¨ de Miami 709$US plus transport, quant à la cuisinière, elle se vend 768$US, alors qu’en Martinique il nous l’offrait à 758 Euros supposément Hors Taxe ce qui est après vérification, est faux!  En plus maintenant que le dollar canadien se replace versus le US, il devient plus avantageux de payer en US au lieu du Euros.
Comme nous sommes en route vers les Vierges US et Porto Rico et éventuellement la Floride, il faut aussi penser à ré-installer une fosse sceptique, belle ¨job¨! Mais avant de pouvoir installer nos ¨cadeaux de Noël¨ à part le frigo qui lui est urgent, il me faudra trouver la cause des arrêts intempestifs du moteur, entre Antigua et St Barth, il s’est arrêté deux fois et pas moins de 5 fois sur la route de Marigot…nous avons fait une entrée spectaculaire dans le mouillage de Marigot sous voile…avec un ¨gros¨ 2 nœuds de vent!
22 janvier 2004

Nous sommes bien ancrés devant  la ville de Marigot, qui à toujours ce petit air Côte d’Azur. 
On en profite pour réparer ou plutôt trouver notre problème de moteur.  Beaucoup de temps et d'énergie et pourtant tellement...simple, malgré tout nos efforts les deux filtres à "fuel" sont encrassés comme je ne les avais jamais vu, et pourtant on filtre tout religieusement avec notre Baja, et comme si ce n'était pas assez une petite rondelle de compression en aluminium sur la ligne de "fuel" laisse échapper du diesel et laisse entrer de l'air par un minuscule. Après remplacement des filtres et de la rondelle d'une valeur de 0,25$!  On verra, si à l’usage ce n’est pas plus grave que ça.  Premier essais, on part avec une copine à France qui est venu nous rendre visite...la première et la seule en 4 ans!  Claude…ci-après nommé ¨Claude Front¨, parce qu’elle a apportée avec elle un ¨cold front¨ et son mauvais temps!  Nous allons à l’île Tintamarre, ensuite Pinel dans la baie d’Orient, mais après 2 jours nous sommes obligés de partir parce que la houle entre de plus en plus dans la baie et la sortie de la baie d’Orient est pleine de très gros rouleaux et on ne veut pas rester coincé ici.  
Petit "en cas" avec mousseux, la grosse vie!
 Nous quittons donc, France est très craintive parce qu’il ne faudrait vraiment pas que le moteur décide de tomber en panne  juste au moment de prendre la sortie avec les vagues qui sont vraiment très grosses et une fois sorti on décide d’annuler le passage vers St Barth., on retourne plutôt vers la quiétude de Grand Case et sa grande plage de sable fin, ou nous resterons 3 jours.
La plage de Grand Case, Saint Martin
Pendant notre arrêt à Grand Case, nous assisterons à la ¨fiesta¨ du village, les enfants paradent costumés, tous plus beaux les uns que les autres
Belle "bouille"
La sérénité de la vie dans les îles...



Ils nous faut repartir à Marigot, Claude prend son avion en fin de semaine et nous devons nous préparer pour notre départ vers le nord.  Donc dernière tournée des épiceries autant du côté hollandais et du côté français pour pouvoir dénicher les meilleurs prix. D’ailleurs voici les différences rencontrées lors de nos comparaisons de nos 20 items de bases.
Prix à Saant Maarten:  59,24US$ ou 74,05$Can.
Prix à Saint Martin:      56,32 Euros ou 94,61$Can.
Prix à Saint Martin**:   28,90US$ et 17,10 Euros* ou 64,84$Can.
**Une différence à St Martin, en général dans toutes les îles ou même chez nous, les meilleurs prix sont habituellement pratiqués dans les grandes surfaces, mais ici il est TRÈS rentable d’aller voir le commerçant chinois, haïtien ou hindous qui au lieu d’importer des produits provenant de France, achète plutôt des USA, Canada ou Rép. Dominicaine avec des résultats assez surprenant, surtout que souvent ils cotent leurs prix en Euros mais prennent au pair les dollars US!
*Pour pouvoir bien comparer, les prix autres que ceux d’épiceries ont été inclus dans le calcul de la moyenne.
23 janvier au 23 février 2004

dimanche 18 janvier 2004

Deshaies/English Harbour/Deep Bay

Nous avons 42,4nm à faire pour atteindre Antigua, que nous voulons faire absolument, étant donné que c'est la meilleure façon d'y aller, en remontant de la Guadeloupe vers le nord, et non l'inverse.  La météo annonce vent d’Est de 15/20kn avec grains ¨épars¨. Eh bien! Comme d’habitude depuis quelques jours, ils se trompent, ce qui habituellement n'est pas courant avec France Météo.  Les grains ¨épars¨ sont en fait un mur solide qui couvrent la côte de la Guadeloupe jusqu'à Montserrat et jusqu'à 10 milles des côtes d’Antigua! Mais on finit par arriver sous un soleil radieux à English Harbour, le repaire de l’Amiral Nelson surnommée le ¨brûlot¨.
Les Lord Nelson Yards, tout près de notre mouillage
Les méga-yachts dans la marina d'English Harbour
Le mouillage bien protégé d'English Harbour
De la belle compagnie...
De la partait la flotte anglaise qui à fait perdre les Antilles aux Français et par le fait même la perte de la Nouvelle France, et non comme la plupart croit, la bataille des Plaines d’Abraham qui n'était qu'une bataille parmi d'autres à travers l'Europe et le reste de l'empire. Bizarre, comment même dans la défaite, au Québec, on essaie de se glorifier. La bataille navale des Saintes fut le point final de la présence française en Amérique du Nord.  Toutes les îles des Caraïbes et la Nouvelle France furent échangés pour la Guadeloupe et la Martinique...quelques arpents de neige pour la canne à sucre.
Impressionnant! L’île, pour les Antilles est très propre  les bâtiments historiques ont été ou sont en train d’être rénovés. Les deux mouillages, très bien protégés, sont plein de ¨méga-yachts¨, mais les prix sont à la hauteur du site!!!
18 et 19 janvier 2004

Nous partons vers l’extrémité nord-est de l’île pour être mieux situé pour notre traversée vers St Barth.. On longe la côte et on se rend compte que Antigua à vraiment beaucoup de magnifiques mouillages à offrir, plusieurs sont déserts avec seulement un voilier d’ancré. Mais la météo est parfaite pour notre route pour St Barth, donc on ne s’arrête pas et on se dirige vers St John’s la capitale pour y faire notre ¨sortie¨ des douanes.  En entrant dans le port, 3 énormes paquebots de croisière nous y attendent et on croise…surprise! ¨Arlequin¨ que nous avions perdu de vue dans les ¨Testigoes¨.  Ils arrivent de St Barth et sont en route pour le Venezuela, que cela ne tienne on ¨oublie¨ les douanes et ont s’ancrent dans la petite baie de Deep Bay avec nos amis et de nouveau ¨happy hour¨ et souper d’adieu. 
Deep Bay Antigua...légèrement différente que celle du Lac Champlain!
 Nos amis retournent au Venezuela, pour vérifier la possibilité d’acheter sur le canal de Puerto la Cruz, une maison de ville avec voiture et yacht moteur de 40 pieds, le tout pour 70,000$US!!!  Ce qu'il ne feront pas, comme nous allons le découvrir plus tard sur une route au Mexique!  (A suivre)
Soit dit en passant Deep Bay est une très jolie baie avec plage de sable à a peine 1 mille de St John’s. Et faut-il le rajouter...ne ressemble en rien à Deep Bay au Lac!
20 janvier 2004

dimanche 11 janvier 2004

Portsmouth, Dominique/St Louis/Gosier/Deshaies, Guadeloupe

La météo annonce un vent à 20/25kn, donc on en aura plus…32kn aussitôt dépassé la pointe de l’île, des creux de 3 mètres et parfois plus nous attendent. On les prend de travers, mais heureusement la vague est assez longue et seulement une fois, Yallah! plante carrément dans une vague. Le bateau s’est littéralement arrêté sur place, hésite et reprend son chemin.
Après 27,6kn nous nous ancrons devant la plage de St Louis, il n’y a que 4 voiliers…il faut dire qu’il ne fait pas vraiment très beau. Nous nous étions dirigés ici pour pouvoir louer un scooter pour faire le tour de l’île, mais après 3 visites à terre et s’être cogné le nez sur les portes fermées du locateur…y’en a marre!
A part des cafés, les commerces du village semble tous être fermés
Après les "locaux¨ sont tout surpris de ne pas avoir plus de touristes. Don on part pour Gosier qui est à seulement 17,3nm d'ici.
11 janvier 2004 

Enfin! Une belle journée, on descend vers Gosier avec un vent d’est de 20kn, soleil, pas de grain, le bonheur! Nous nous ancrons derrière l’îlet du Gosier et surprise! Ma Blonde et plusieurs autres bateaux Québécois y sont mouillés. ¨Happy hour¨ en perspective!
12 janvier 2004

Nous avions l’intention de rester au moins une semaine, mais la Guadeloupe de nos souvenirs et celle que nous découvrons en restant plus longtemps et en étant plus présent nous fait changer d’idée. Nous irons saluer nos amis installés au François en prenant un bus,  faire encore quelques commissions et on part!
Notre dinghy dock en plein centre ville de Pointe à Pitre
La Guadeloupe pourrait être une des plus belles îles de l’arc antillais, mais le développement anarchique, le peu d’entretien des vieux bâtiments, on laisse tomber en ruine et on construit un cube de ciment juste à côté mais malheureusement c'est surtout une des îles les plus sale des Caraïbes.  Il y a des carcasses de voitures abandonnées partout, des poubelles, les grèves à répétitions pour tout et rien, mais les taggeurs eux ne font pas la grève et barbouillent à qui mieux mieux... Heureusement que les gens sont TRÈS gentils! 
Mais maintenant on est ¨pressé¨ de remonter vers le nord.
La marina de Pointe à Pitre
Une autre chose qui est assez étrange en Guadeloupe, si on compare avec la Martinique, ce sont les prix. L’épicerie en général est plus chère, mais les fruits et légumes son évidemment plus cher aussi, mais contrairement à la Martinique sont eux,  logiquement moins cher au marché, les transports sont vraiment moins cher qu’en Martinique et en prime le chauffeur est souriant et parlable, ce qui en Martinique n’existe presque pas.
La facture de notre "panier" en Guadeloupe, Janvier 2004:  54,50 Euros ou 91,56$Can

Bizarrerie administrative le diesel et l’essence sont vendus hors taxe si vous quittez la Guadeloupe (impossible en Martinique!) donc le diesel peut être à 0,48/0,81$C et l’essence à 0,76/1,28$C mais malgré cela, plus cher qu'en Martinique qui pourtant eux vendent avec taxe!
Une autre chose très étrange quant on sait que les communications sont toutes du ressort de France Telecom le prix de l’internet passe de 6 Euros à 2,50 Euros l’heure, cherchez l’erreur!
Une dernière bizarrerie, une moitié de l’île s’appelle BasseTerre et l’autre Grande Terre…mais il faut savoir que la partie la plus grande et très montagneuse s’appelle BasseTerre et que la plus petite et pratiquement plate s’appelle Grande Terre, peux t’on appeler la Guadeloupe une terre de contraste?
13 au 16 janvier 2004

Pour faire changement et découvrir une autre facette de la Guadeloupe nous aurions aimé prendre la rivière Salée qui coupe l’île en deux et ainsi diminuer de 50 milles le passage vers Antigua, mais étant donné la ¨logique¨ des administrateurs locaux, le pont n’ouvre qu’a 04h00 du matin, (si il n’y a pas grève!) donc à l'instar de la grande majorité des gens qui ne veulent pas naviguer de nuit dans un dédale de corail et surtout passer la nuit en compagnie de millions de moustiques, on fait le tour de l’île encore une fois, ce qui fait 53,5nm à faire pour rejoindre le dernier mouillage sur la côte nord-ouest de l’île.
Le papillon de la Guadeloupe avec les îles avoisinantes
La carte, illustre bien la logique de passer par la rivière Salée qui est en plein centre du "Papillon" tout près de Pointe à Pitre...on est obligée de faire le tour de "l'aile" gauche du "Papillon" et passée par Deshaies
17 janvier 2004