Journal de Bord

La description détaillé au jour le jour du voyage de 5 ans du voilier Yallah! Un voilier GibSea 34 au départ du Lac Champlain, les préparatifs, la descente du Hudson et le voyage vers la Floride par l'Intracoastal. La traversée vers les Bahamas et la descente jusqu'au Venezuela et le retour à St Paul de l'Île aux Noix.
Des anecdotes, des guides nautiques, des cartes, des trucs...quoi faire ou ne pas faire, les mouillages...des bons et moins bons endroits!

mardi 8 octobre 2002

Porlamar/Medina/Cabo San Francisco, Venezuela

Le 8 octobre nous quittons Porlamar à 05h00 quelques minutes avant la levée du jour et traversons à moteur vers Medina qui est un petit port de pêche à 50,8nm et qui à pour le moment, la réputation d’être sécuritaire. Vers midi, nous sommes obligés d’arrêter le moteur qui surchauffe. Nous montons les voiles, mais le courant nous pousse vers la côte et nous n’avançons pratiquement pas, en fait on recule! L’arrêt prolongé de Porlamar a dû favoriser l’installation de bien des familles de kryll et de petits crabes dans le système de refroidissement, après une demi-heure, le moteur repart, probablement que mes passagers clandestins ont dû cuire dans les canalisations surchauffées et maintenant tout marche normalement. Nous nous ancrons dans une jolie baie à 17h30 avec un bateau américain qui monte aussi vers Trinidad.
La baie de Medina sur le continent.
Le village de pêcheurs n’est pas loin, il paraît que c’est mieux pour la sécurité d’être près d’eux. D’autres disent que c’est le contraire, c’est mieux d’être près d’un hôtel...mais en fait, personne n’en sait rien! Comme nous à dit un vieux routier français, nous allons à la rencontre de notre destin, très encourageant!
8 Octobre 2002

Départ à 04h00 car nous avons 65,4 milles à faire. Étant le bateau le plus lent nous partons une heure avant les autres, en sortant de la baie en pleine nuit, nous rencontrons une longue procession d’une centaine de bateaux de pêche qui avancent 3 par 3, éclairés par des petites lampes à l’huile. C’est féerique! Plus loin, on a presque un arrêt du coeur! Un bateau solitaire change subitement de direction et vient à pleine vitesse vers nous, à une centaine de mètres il tourne et fonce droit sur nous et arrête vraiment près de nous, et retourne d’ou il vient. Ouf! On a eu vraiment la trouille! Avec toute les histoires de piratages qu’on a entendu...on devient vraiment parano!
Le Cabo de San Francisco toujours sur la côte du Venezuela
La côte Vénézuelienne est extraordinaire et très sauvage, avec beaucoup de mouillage désert, des formations rocheuses extraordinaires (nous avons vu au moins 2 ou 3 Rocher Percé!) c’est vraiment dommage qu’il n’est pas possible de visiter en sécurité ce pays, cela aurait pu être le paradis de la voile, nous collons la côte et un courant nous pousse vers notre destination que nous atteignions à 15h30, un record!
9 Octobre 2002 

Nous quittons notre mouillage le 10 octobre à 06h30, nous avons un petit 21,4nm à faire et à peine sortie de la baie nous voyons la côte de Trinidad, le voir sur une carte c’est une chose, mais de le voir in visu c’est surprenant!  Nous sommes littéralement collés à l’île.
On quitte le Venezuela, la dernière image du continent
La navigation est très agréable, la mer malgré sa mauvaise réputation à cet endroit est très calme et nous passons la passe de Monos de sinistre mémoire et nous ancrons dans la ¨merveilleuse¨ baie de Chaguaramas parmi les détritus à 12h15 seulement.
On a pas l’intention de rester ici longtemps. On fait les douanes en vitesse, porter notre nouvel ordinateur pour faire changer le disque dur défectueux (Ça va prendre 1 semaine, malgré le fait qu’il savait que nous arrivions avec ce problème) Comme d’habitude ici, on en profite pour faire des réparations au bateau, (Chaguaramas est vraiment la capitale technique des Antilles) et nous avons le plaisir de revoir nos amis de Jonathan IV et de Ma Blonde.
Notre séjour ne se passe pas sans petit problème...un bizarre de voilier, en fait une épave, est ancré sur câblot et se promène partout dans le mouillage. Après avoir pratiquement entré en collision avec deux voiliers voisins, j’ai la surprise de le voir à, a peine, 2 pieds du nôtre!  En fait, on découvrira qu’il n’ a même pas d’ancre, il se tient après un bloc de ciment. Étant donné que le mouillage est exécrable, j’avais exceptionnellement pris une ¨boule¨ payante, donc j’étais en droit de porter plainte auprès de la capitainerie et le lendemain, le voilier est remorqué et temporairement attaché à un corps mort. Quelques heures après l’ épave revient, avec son propriétaire, ¨s’ancrée¨ à coté de moi!  Une discussion assez virile s’en suit, mes deux voisins sans mêle aussi et tout rentre dans l’ordre, ou presque! Le lendemain, mes deux voisins viennent m’avertir qu’ils quittent le mouillage parce que le proprio de l’épave leur à promis de leur faire la peau, ainsi qu’a moi! Pour me rassurer, il me mentionne que notre bonhomme est en probation, en attendant son jugement...pour attaque à main armé contre un autre bateau! Évidemment, que la police ne peut rien faire, aussi longtemps que nous en sommes qu’au verbal!  Dans l’après-midi, pendant que nous sommes à l’intérieur du bateau, on entend un ¨bang¨, comme si quelque chose avait cogné contre la coque...il n’y a rien... à part mon annexe qui est en train de couler! L’annexe à littéralement explosée et l’étrave est fendue de bord en bord. Nous avons juste le temps de récupérer le moteur avant que le tout se ramasse au fond de l’eau. On se doute un peu du coupable...
Le hasard fait bien les choses, WindMaster s’était acheté une annexe au Vénézuela (Caribe et AB, y sont fabriqués) et il n’avait pas réussi à vendre leur ancienne...On est preneur! Nous la faisons réparer et le lendemain, notre ordinateur est prêt, nous dédouanons en vitesse et allons nous ancrer dans Scotland Bay...nous y seront plus tranquille! De toute façon, la météo est superbe et nous avons l’intention de partir l’après-midi même.
10 au 18 Octobre 2002

jeudi 8 août 2002

Los Testigos/Porlamar, Margarita, Venezuela (47,2nm)

On décolle le 8 août avec un beau 20kn vent arrière en direction de Margarita, la mer une fois éloignés des Testigos devient d’un calme assez extraordinaire, mais malheureusement le vent aussi et on est obligé de finir notre navigation à moteur sur les 22 derniers miles.
Le petit Miami du Venezuela, le mouillage de Porlamar
Le coup d’œil à l’arrivé en vue de Margarita est totalement différent de tout ce que nous avons vu dans les Antilles…c’est un deuxième Miami, d’énormes hôtels longent toute la côte sud de l’île
8 Août 2002

France qui aime l’aventure a décidée de faire elle même ses douanes...au lieu de prendre un courtier, le requin Juan!  Donc la première journée elle part tôt le matin avec les documents du bateau et nos passeports accompagnée d' une Française avec qui nous avons liés d'amitiés au Los Testigos.  Je ne la reverrai que vers 17h, elle a courut à gauche ou a droite, les douanes avaient déménagées, le marchand de timbres fiscaux (eh oui!) n’était pas à l’endroit indiqués par les douaniers. Le Venezuela emporte haut la main le trophée pour l’entrée la plus compliquée de toutes les Caraïbes...et supposément que Chavez venait de simplifier la procédure...
 
Le "dispatcher" des autobus et son service à la clientèle...
En résumé, il a fallu aller à Pampatar voir les douanes, mais elles étaient déménagées, retourner à Porlamar faire les douanes, allez chercher des timbres fiscaux (s’ils ne sont pas en rupture de stock...). Retourner au douane, ensuite se faire donner un reçu par une banque (pas n’importe laquelle!) retourner au douane faire étamper (beaucoup d’étampes au Venezuela) ensuite retourner à Pampatar à la Capitainerie pour retourner à Porlamar chercher à la mauvaise adresse d’autres timbres fiscaux (heureusement le taxi était plus au courant que les douaniers, des bonnes adresses) retourner encore une fois à Pampatar pour les donner à la Capitainerie et ensuite en final faire l’immigration. (Toujours beaucoup d’étampes, ils aiment ça!) Coût de l’opération? 65,000 Bolivares (880 BS. pour 1$CAN) ou une ¨grosse¨ économie de 11$ comparée au prix d’un courtier, mais maintenant on connaît le circuit et l’on économiseras beaucoup plus à la sortie, (le courtier facture le même prix à la sortie qu’a l’entrée, ce qui est très loin d’être la réalité...) Donc pour l’entrée prenez un courtier, et gardez la sortie pour vous.
Margarita est une île superbe et très montagneuse.
Pendant notre arrêt à Porlamar, nous allions pratiquement tous les jours marcher en ville, lors de notre arrivée, on avait l’impression que nous étions devant un deuxième Miami...en apparence seulement, parce que beaucoup des bâtiments que nous voyions de la mer sont une fois vue de près, vide, abandonnée, pas terminée. Un vrai désastre!
L’économie Vénézuélienne est très malade. Les promoteurs construisent ou construisaient partout, dans les marécages, coupait une montagne en deux pour dégager de la place (même s’il y a plein de champs abandonnés) et construisaient un ¨monstre¨ de 10, 15, 20 étages et partaient avec les dépôts de la pré-vente en abandonnant une carcasse à moitié finie.  A Porlamar, il y en a des dizaines comme ça.  Même le gouvernement s’amuse à construire un énorme complexe portuaire pour accueillir 9 paquebots de touristes à la fois (je ne sais pas ou ils vont aller les chercher?) mais il n’y a pas assez d’eau, donc les passagers devront êtres transportés par des navettes à terre... Le complexe est en construction depuis dix ans, alors tous les commerces a proximités des travaux sont soit fermés ou presque, en tout cas recouvert de dix ans de poussières!  
Le port de pèche de Porlamar
 Même le marché au poisson, qui à l’origine était très actif et était installé la ou le complexe s’élève, est maintenant fermé, ils en construiront un nouveau, selon les brillants fonctionnaires de Caracas, après que les travaux sont terminés... je ne sais pas s’il restera encore un pécheur de vivant après tant d’années d’attentes. Pas étonnant que le vol soit devenu une véritable plaie ici, après tout il faut gagner sa vie!
On fête France au resto chez Juan, la place des "boaters" ancrés devant Porlamar
Parlons vols... Pour la première fois depuis notre départ, nous devons TOUT LES SOIRS, enlever notre moteur hors-bord ou monter l’annexe sur le bateau, sinon bye bye! Régulièrement, on apprend qu’un bateau qui n’avait pas pris l’avertissement au sérieux s’est fait avoir.  Au mouillage, devant Porlamar, normalement il n’y a rien d’autres a redouté... excepté dans les deux dernières semaines avant notre départ, plusieurs bateaux se sont fait visiter la nuit, une vigile s’est constitué, et durera tant que le "visiteur" ne se fera pas prendre,  Porlamar devient momentanément presque aussi ¨désagréable¨ que le continent.  
En ville, les gens sont charmants et jamais nous n’avons perçu de l’agressivité, au contraire!  Mais il est évident qu’il y a un très gros problème d’insécurité ici, toutes les maisons sont barricadées, même des buildings de 10 étages ont des barreaux (pas du fer forgé décoratif!) aux fenêtres et ce, jusqu’au dernier étage!  Partout on voit des cadenas, des volets métalliques, la ville est en état de siège!  D’ailleurs nombreuses sont les maisons abandonnées que les propriétaires ont désertés. Certains propriétaires sont en route pour le Canada!!!  Après avoir parlé avec plusieurs commerçants, nombreux sont ceux qui pensent quitter le pays... étrange quant on sait que le Venezuela est le 5e producteur au monde de pétrole, mais pas surprenant quant on sait aussi que le standard de vie de l’habitant est passé de 13e au 47e en vingt ans...le seul pays producteur de pétrole à avoir réussis ce coup de force!  Mais le plus ¨drôle¨, si on peut dire, c’est que ces mêmes commerçants ne sont pas contents du gouvernement canadien parce qu’il leur demande de dévoiler le montant de leurs actifs et évidemment le nom de leur banque, le problème, c’est qu’ils n’ont jamais payés d’impôt et ils n’ont pas l’intention de commencer même dans leur nouveau pays d’accueil!!!
La maison de l'ancien gouverneur à Pampatar.
Petites anecdotes de vol nautique. (Dans les environs de Margarita) Un voilier s’est fait voler son ANCRE pendant la nuit...oui, oui! Vous avez bien lu! Je parle bien de l ’ancre qui était dans l’eau, qui retient le bateau!!!
Un monsieur, sort prendre l’air sur son catamaran pour en même temps vérifier son moteur hors-bord qu’il a religieusement sorti de l’eau... il y a 3 vénézuéliens en train de partir avec! Ils ont eu peur, ils l’ont donc ¨échappée¨ dans 20 pieds d’eau de mer, très bon pour une mécanique.
Jacqueline, une Guadeloupéenne, n'en peut plus de marcher, grosse journée de visite!
 Évidemment que les disparitions d’annexes et de moteurs sont la norme et souvent on sourit, mais malheureusement parfois s’est beaucoup moins drôle... la semaine que nous sommes partis de Margarita, un voilier s’est fait totalement vider et lorsque le propriétaire à voulu intervenir pour empêcher le saccage totalement inutile qui a suivi, ils lui ont tirés une balle dans la jambe.
La baie de Juan Griego
Mais revenons au choses plus agréables!
Malgré tout, pour nous, avec nos dollars canadiens nous sommes riches!!! (Une fois n’est pas coutume) La ville est couverte de magasin de toutes sortes, d’immenses ¨hypermarchés¨, l’abondance quoi! Les marchandises offertes sont de qualités, provenant du monde entier avec évidemment une concentration de marques américaines ou canadiennes.
 "La Galera" près de Juan Griego
Les transports, taxis ou autobus sont à des prix imbattables. N’importe quel circuit d’autobus coûte 200BS (0,25), un taxi pour traverser la ville 2000BS (2,27$CAN) Nous avons même fait un allez retour pour chercher des grosses batteries marines (80$CAN) pour 2500BS (2,84$)! Les items de base comme 24 bières coûtent 6900BS (7,84$CAN) 1,5L de vin blanc ou rouge d’Italie coûtent 3,800BS (4,31$CAN) mais la semaine précédente le même vin coûtait 2,400BS, donc il y a une inflation galopante. France qui depuis notre départ de Montréal remet toujours au lendemain ses achats (la nuit porte conseil!), s’est transformée dans les dernières semaines en une consommatrice effrénée, robes, blouses, jupes, sculpture, on en profite!
 
Le centre ville très jolie du "vieux" Porlamar près de la cathédrale construite par Christophe Colomb!
Les restaurants sont nombreux et très peu chers, il y a aussi dans toutes les rues des petites roulottes qui servent des super hamburgers et surtout des empenadas. Tellement qu’un jour après avoir mangé des calmars frits le midi encore des calmars frits le soir et le lendemain des empenadas (toujours frit!) je me suis tapé une crise de foie. Mon infirmière favorite, ma aussitôt offert un médicament dans un jus de fruit rouge, mais une fois dans le verre, il était devenu jaune...comme d’habitude quand je prend un médicament quelconque, j’ai fait cul sec et avalé d’un coup le verre de jus, agrémenté d’eau de Javel! France avait oublié que le verre avait servi de ¨mesure¨ pour de l’eau de Javel et il était encore à moitié plein ou vide? J’en ai été quitte pour une indigestion carabinée qui a duré 24 heures. Olé!
France se rafraîchit dans le parc devant la Cathédrale
Margarita, contrairement à la plupart des autres îles, est très intéressante...j'adore!  Nous avons dans la dernière semaine de notre séjour fait un tour de seulement une moitié de l’île et qui en une journée nous a fait comprendre que nous aurions dû prendre 2 ou 3 jours pour faire le même périple.  Plusieurs musées, maisons d’époque, églises ou cathédrale, forteresses, jolis ports de pêche le tout illustré d’un passé historique captivant et très mouvementé. Il aurait fallu rester plus longtemps, mais les caprices de mon nouvel ordinateur nous force à retourner à Trinidad (Ouach!) et la vente possible de notre bateau nous appelle en Martinique parce qu'on a un "prospect" pour le début novembre. Nous profitons du départ de deux bateaux québécois (Windmaster et Graffiti) pour faire un convoi vers Trinidad, ce sera plus sécuritaire...parait il!
9 Août au 7 Octobre 2002


jeudi 1 août 2002

Scotland Bay, Trinidad/Los Testigos, Venezuela (90,7nm)

En préparation de notre départ, on se déplace vers Scotland Bay, qui est beaucoup mieux placé pour prendre la sortie vers la haute mer, un deuxième avantage c'est qu'on ne verrat plus les poubelles tourner autour du bateau à chaque changement de marée…en plus qu’on commence à connaître Port of Spain, la capitale, comme notre poche. Heureusement que les restos ne sont pas chers, on a fait le plein de chinois!
Nous partons à 16h30 et nous dirigeons vers les Testigos à moteur! Pas de vent et heureusement pas de vague, la mer est calme comme sur un lac. Nous entrons le lendemain matin dans la passe des Testigos à 09h30, pratiquement tout le voyage un fort courant nous à pousser dans la direction des îles Vénézuéliennes, sinon on y serait encore!  Ici pas de douane, mais il faut absolument aller s’inscrire à la Guarda Frontera. Dans un petit bâtiment style soucoupe volante en plastique (comme celle installée sur la route 9 vers Plattsburgh…) un jeune, très jeune soldat prend notre inscription…c’est assez long parce qu’a chaque fois qu’une femme d’une trentaine d’année avec son bébé dans les bras passe devant le ¨bureau¨ il entre en transe!  Surtout si en plus une ¨chiquita¨ de 16 ans vient tourner autour du bureau, son menton manque de décrocher et les yeux lui sortent des orbites.  Il faut que je mentionne que la garnison des Guardas Frontera est abandonnée ici 3 mois avant d’être relevée (ils leur restaient 10 jours…) et que le village est tellement petit qu’il n’y a même pas d’épicerie, quant à une discothèque!  
Le mouillage presque désert des Testigos
Nous avons notre permis renouvelable pour rester 4 jours : Coût, 1 paquet de cigarettes.
Nous sommes ancrés avec une dizaine de bateau devant une île dotée d’une jolie plage, 2 cabanes abandonnées et une troisième avec la même allure mais habitée par un local qui en échange de boîte de pois ou de légumes quelconques nous préparent à nous et à trois autres couples, un repas de langouste et de barracuda. Nous n’avons qu’a apporter nos ustensiles et des salades ou légumes. Sa femme et lui sont très contents de manger avec nous de tout excepté de la langouste…y’en à marre! En fait, c’est la seule façon pour eux de varier leur menu. Mais ça n’a pas empêché notre ¨macho man¨ d’entretenir deux femmes (une sur chaque île habitée) et d’avoir 12 enfants…il semblait assez satisfait de son sort!
Les bateaux et le cheval, sont tous ancrés face au vent dominant, même l'arbre "pousse" avec une certaine tendance.
Depuis que nous sommes ici, la météo a complètement changé, il ne pleut plus (à Trinidad, tout les jours) et aucun nuage à l’horizon, le taux d’humidité est tombé de 95% à 70%..
31 Juillet 8 Août 2002

dimanche 21 juillet 2002

Prickly Bay, Grenade/Scotland Bay/Chaguaramas, Trinidad

Nous quittons Grenade le 21 juillet à 16h00, notre première navigation de nuit depuis des lunes, heureusement la pleine lune est au rendez vous et nous offre un éclairage fantomatique. La mer est calme et nous arrivons au large de Trinidad après 77,6nm mais une demi-heure après la marée.  C’est assez rock and roll, des rouleaux énormes nous attendent dans la passe de Monos et nous propulsent vers Scotland Bay. 
La passe de Monos, tantôt calme, tantôt plus rock & roll
 Impressionnant! On s’ancre dans la baie profonde, encerclée de beaucoup d’arbres qui à part quelques palmiers, ressemblent étrangement à un mouillage…du Lac Champlain! Même l’eau à la couleur de chez nous, mais elle est à 82o degrés!
Si ce n'était de la couleur de la coque, ont se croirait au Lac Champlain.
Une autre différence notoire, sont les sons. Oiseaux, criquets ou plutôt grenouilles font tout un raffut, mais comme excédé, un cri (hurlement) couvre tout les autres. Les singes hurleurs! Fantastique! Je croyais que le terme ¨singe hurleur¨ voulait tout simplement représenter les ¨hi hi hi¨ de la télévision avec les singes de Tarzan et Jane. (Cela n’a rien à voir non plus avec le cri de Tarzan quand Jane à confondue une liane d’une autre…ceux qui ne la connaissent pas, peuvent m’écrire!) Le singe hurleur porte TRÈS bien son nom. La première fois que vous l’entendez, on jurerait l’appel d’un lion ou autres bêtes féroces, à la nuit tombante ça fait de l’effet!
21/22 Juillet 2002

Scotland Bay n'est qu'a 3,9nm de Chaguaramas.  Que dire? On nous l’avait pourtant dit et redit. De toutes les Caraïbes, c’est l’endroit pour faire faire des travaux. Tout est disponible et accessible et ¨pas¨ cher. Mais c’est pas un endroit agréable et pas tellement propre…
Chaguaramas est une ancienne base militaire américaine abandonnée ainsi qu’un ancien port de l’Alcan. Graduellement, plusieurs commerces à vocation nautiques se sont installés offrant marchandises et surtout services. L’avantage est de trouver, côte à côte, tout les corps de métiers nécessaires à réparer, transformer votre voilier et ce à des prix légèrement moins cher qu’ailleurs, mais avec l’avantage de la compétition et surtout le ¨know how¨ qui fait gravement défaut dans la plupart des autres îles. Les produits nautiques eux-mêmes sont pratiquement au même prix qu’ailleurs ainsi que les sorties de l’eau et entreposage qui lui, si à moyen ou long terme peut causer un problème d’humidité et de moisissures. Très surprenant de voir des voiliers en train de ¨verdir¨. La meilleure aubaine, je crois, sont les travaux d’ébénisteries, carrément 3 fois moins cher qu’a Grenade. Le travail mécanique de Born Free, estimé à 2 jours à Grenade plus le coût des roulements à billes de son moteur, à pris ici 3 heures et seulement 1 roulement à bille…ça change une facture!
UN des parkings à bateaux, gracieuseté de: http://lelivredemowgli.blogspot.com/2008/08/trinidad-chaguaramas.html

Pour le reste, si vous ne sortez pas le bateau de l’eau, ÉVITEZ Chaguaramas, c’est très rouleur, (depuis les Bahamas, on n’avait pas vu pire) et sale, SALE! Au réveil un matin après une nuit infernale, nous avions un bon 6 pouces de graisse noire sur tout le tour de notre coque! Ça, c’est Chaguaramas. Il faut venir seulement pour des travaux à TERRE, ensuite disparaissez et allez vous ancrer à Scotland Bay.
En boni, les douanes de Trinidad battent celle de Grenade pour la montagne de papier inutile…exemples de questions insipides et ridicules : Combien avez vous de passagers…et de clandestins? Combien de cadavres avez-vous immergés en mer? Combien de charbon transportez vous? Évidemment il faut aussi déclarer votre cargaison…cigares, vins, alcools, armes etc etc. N’OUBLIEZ PAS! Il ne faut pas mettre 0 (Zéro) il faut écrire à chaque fois ¨No¨. Autrement, le douanier n’aime pas! Ceci en rentrant au pays et on répète à la sortie, peut-être cherche t’il une contradiction d’un document à l’autre…en tout cas, il doit y avoir un fournisseur de papier très prospère dans l’île!
P.S. Si vous voulez avoir une idée des services allez à: www.banik.org/mouillag/Chaguaramas.htm
23 au 31 Juillet 2002

lundi 15 juillet 2002

Petit St Vincent/Tyrell Bay/St George/Prickly Bay, Grenade

Le 15 juillet étant donné que nous venions de quitter un endroit très calme et qu'on veut rester "zen", nous avons décidé d’éviter le stress des douanes de Carriacou et d’aller directement un petit 10,6nm nous ancrer à Tyrell Bay pour n’y passer qu’une nuit.  A notre grande surprise, Sol et Katak y sont déjà ou plutôt encore…pourtant à les entendre, ils semblaient tellement pressés de se rendre à Trinidad...le complexe Montréal/Québec?
L'atelier flottant d'un Français, qui peut réparer presque n'importe quoi sur votre bateau...ou encore vous faire une belle arche en SS!
Une très belle traversée sous voile nous amène le long de la côte ouest de Grenade. On se fait un peu chahuter devant le volcan Kick’em Jenny, mais il faut bien faire honneur à son nom…
Nous nous ancrons devant St George et avons la surprise de revoir Graffiti et Wind Master en attente pour une fenêtre météo vers les Testigos. A cause d’un problème de moteur de Born Free nous décidons de faire nos douanes à l’ancien Grenada Yacht Club…le poste de douane est caché au bout d’un quai chambranlant et en état de décomposition assez avancé, le tout encerclé de vieilles épaves rouillées ou éventrées. Trônant au-dessus de ce cimetière, les ruines de ce qui devait être un très bel hôtel attendent depuis 1983 (l’invasion américaine pour ¨libérer¨Grenade des Cubains…) un investisseur avec beaucoup de $$$.   Ce qui depuis 2007/8 est fait, avec en boni une superbe "World Class Marina".  Après avoir remplis bien des papiers plus inutiles les uns que les autres nous contactons un mécanicien qui le lendemain nous annonce qu’il refuse le travail proposé.  Direction Prickly Bay ou plutôt Anse aux Épines pour la suite...
16 au 17 Juillet 2002

Nous nous ancrons le 18 juillet presque au même endroit qu’un an plus tôt. Une nouvelle marina est presque terminée de construire…Grenade ne manque pas de marina, mais les mécaniciens sont rares et celui que nous contactons est carrément un arnaqueur de première classe, il veut tout changer les roulements à billes du moteur sans même l’avoir vu…take it or leave it! Nous ferons la réparation à La Mecque de la voile, Chaguaramas, Trinidad.
L'église de Grenville et sa végétation en "folie"
En attendant une fenêtre météo, on en profite pour visiter de nouveau Grenade qu’on avait bien aimée, et qui rencontre-t’on à St George? Claudine et Réal de Jonathan IV! Belle soirée en perspective! On a encore beaucoup de choses à dire. Avant de se quitter on se donne rendez-vous en novembre prochain dans les Togago Cays…à suivre.
18 au 20 Juillet 2002

samedi 13 juillet 2002

Union Isld, St Vincent/Mopion/Petit St Vincent

Mopion, non, il n’y a pas de faute de frappe, Mopion est un minuscule ¨tas¨ de sable situé a une centaine de mètres de Petit St Vincent.  Nous y passons une journée à récolté des poissons, je dit récolté parce qu’on en pêche 28…
On a la chance d'avoir a côté de nous Born Free qui a, à son bord un pêcheur émérite et qui connaît les poissons, le souper du 14 juillet s'annonce intéressant!
Mopion, mais c'était avant le passage d'Hugo...
Sur Petit St Vincent, il n’y a qu’un hôtel à 500US$ par nuit, par personne.  Ici pas de voitures, pas de téléphone, le service aux chambres est assuré en montant un drapeau devant chaque bungalow.  Recommandé pour ceux qui veulent se déstresser.
L,île de Petit Saint Vincent, vu de Carriacou, Grenade
 
13 et 14 Juillet 2002

jeudi 11 juillet 2002

Tobago Cays/Mayreau/Union, St Vincent

Après avoir plongé a satiété on se déplace vers un autre très beau mouillage.  
La superbe plage de Mayro, avec son mince ruban de terre séparant des Tobago Cays
 Mayreau, seulement 2,3nm plus loin.  Nous mouillons donc devant une minuscule plage de sable bordée de cocotier, l’étrave de Yallah!  est  à, a peine 15 mètres de la plage, l’endroit est très petit, mais nous ne sommes que 5 bateaux…2 heures après, nous sommes 17 et très serrés.  J’espère que ça va arrêter d’arriver!
 11 Juillet 2002

Après une belle nuit tranquille, ancré à Mayreau on est obligé de se déplacer 5,3nm plus loin pour encore une fois, l'arrêt obligatoire des douanes, cette fois ci pour dédouaner. 
Union Isld au loin vue de Mayro.  La Polynésie aux Antilles!
Si on n’avait pas à faire ces chinoiseries, Union est bien une des  escales qu’on éviterait.  Il y’a une exception tout de même; l’aquarium géant d’un hôtel…on revoie ce qu’on a pu admirer dans les Cays avec en plus une douzaine de requins dans un deuxième aquarium, réservé à leur usage
12 Juillet 2002